Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

dimanche 28 juin 2015

une journée comme j'aime !

D'abord ce matin au marché mon marchand de légumes m'a offert un melon que j'ai dégusté pour mon petit déj, et il était délicieux. Ensuite, en allant faire un tour sur Kindle, je me suis rendu compte que j'avais vendu l'une de mes histoires sur Amazon (et c'est pas souvent), et puis surtout, en ouvrant ma boitamel, j'ai trouvé des messages des trois élèves de DAEU que j'avais préparés à l'épreuve d'anglais, et tous les trois ont eu leur diplôme, (dont deux avec un 15 en anglais, je sais pas encore pour la troisième). Je suis fière d'eux, et je suis fière de moi, et tant pis si vous trouvez ça puéril !

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piedmarie3


mardi 23 juin 2015

Mais comment font-ils ?

J'ai dans ma boîte mail une déclaration qui me laisse coite. "Demain à 19 heures, j'ai un impondérable". Moi aussi j'aimerais bien connaître précisément l'heure de mes impondérables, ça me permettrait de prévoir, mais bernique, ils tombent toujours à l'improviste !

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piedmarie3

dimanche 21 juin 2015

Le Tigre bleu...

Depuis vendredi soir, je reçois des SMS affolés de mes élèves de première, paniqués par le sujet du bac de français. "C'était un piège" "Ils nous prennent pour des cons". Tout ça parce que malgré la majuscule, ils n'ont pas été foutus de se rendre compte que le Tigre bleu suivi par Alexandre était le fleuve Tigre, pourtant clairement associé à l'Euphrate. Inculture quand tu nous tiens... Ne paniquez pas pour autant, les mômes, vous êtes d'une ignorance crasse, mais l'image de l'animal indomptable, du but à atteindre que vous avez largement développée ne manque pas de pertinence, au contraire, elle était évidente. Simplement, si vous aviez suivi un peu en cours de géographie, si vous aviez été un peu plus curieux du monde, vous ne vous seriez pas cassés les dents sur l'articulation la plus facile à développer qui soit. C'est un peu bien fait pour vous.

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vendredi 19 juin 2015

Les affaires reprennent.

J'ai récupéré hier soir mon exilé londonien. Encore dix jours, et c'est mon expatrié chinois qui sera de retour à la maison. Ca n'a l'air de rien, mais ça fait un an que je n'ai pas vu mes trois garçons ensemble. Youpie !

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mercredi 17 juin 2015

Le comble de la bêtise.

On me reproche souvent d'être moqueuse, on a raison. Quand l'un ou l'une de mes élèves me gratifie d'une énormité, j'en ris sans retenue. Mais vous connaissez le proverbe, rira bien qui rira le dernier. Ayant dans l'idée de m'inscrire l'année prochaine à un Master de traduction qui n'est disponible dans ma région qu'en Espagnol, j'ai décidé de me remettre à la langue de Cervantes que je n'ai plus pratiquée depuis l'université. O surprise, ma grammaire est intacte, c'est un peu comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Mais mes lacunes sur la syntaxe m'ont poussée à me tourner vers l'une de mes anciennes élèves, une Espagnole à laquelle j'avais enseigné le français et qui est désormais retournée à Madrid. Une fois par semaine, via skype, c'est elle qui cette fois me sert de prof. Nous discutons de tout et de rien, et elle reprend mes tournures de phrases, mes intonations bâtardes et mes approximations de vocabulaire. Hier soir, donc, alors que nous parlions de la Suède, la demoiselle m'explique ; "he comprado un billete para Estocolmo".

Et moi crétine, je lui demande "Cual Colmo ?"

* Pour les non-hispanophones : Estocolmo est la traduction de Stockholm, qui à l'oreille sonne comme "esto colmo", ce comble.

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lundi 15 juin 2015

Je biche grave...

Non mais, je viens de trouver dans un dictionnaire de mots croisés en ligne, à l'entrée "capnomancy" mon nom et un lien vers l'un de mes textes comme référence. Sans rire, allez vérifier

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bac de français, révisons !

Et tout d'abord, la séquence 1, la poésie engagée. Voilà un sujet qui me plaît bien, alors j'essaie de compléter le cours du prof qui n'a donné comme exemple que d'Aubigné, Hugo et Eluard. Je reprends donc au 16ème siècle en précisant un peu le contexte historique. Oui, d'Aubigné, mais engagé pour quoi ? Le silence qui suit ma question fait taire même les mouches. Les guerres de religion ? déjà ? A cause des croisades ?

Non ma belle, entre catholiques et protestants. Et d'Aubigné n'est pas le seul à l'époque à écrire pour son camp. Ronsard célèbre la Saint Barthélémy, ce qui prouve qu'engagé ne veut pas toujours dire engagé du côté des victimes... Ah bon ?

C'est quand même un monde, hein, qu'on n'évoque jamais ça à l'école, la cause morale des écrivains. Ils sont noirs ou blancs (et non je ne parle pas de Césaire). Comment peut-on poser Eluard en héros littéraire sans mentionner Kalandra ? Comment peut-on parler de poésie engagée sans évoquer leur rôle dans la propagande des Etats, des idées absolutistes ? Comment, aussi, peut-on négliger de parler de Jara ?

Jara ? Qui c'est celui-là ?

Tu connais pas la chanson "El pueblo Unido"?

Ben non. Elle connaît pas. Rien que sur ce chapitre-là, il faut que je réexplique l'histoire du monde pour donner du sens, ça me fatigue. Alors, pour épicer un peu tout ça, j'ai fini par lui montrer le sketche de Desproges. L'artiste dégagé. Ca n'a l'air de rien, de réclamer l'extermination des mercières, et poutant, c'est aussi ça la poésie engagée, tantôt du côté des paysans chiliens, tantôt du côté des Nazi. Le lyrisme est une belle chose, qui peut se mettre au service des victimes comme à celui des bourreaux. Mais visiblement, malgré cette manie de l'interdisciplinarité, on n'est pas prêt de mettre en perspective de la littérature l'histoire et la  philosophie. Hélas !

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mercredi 10 juin 2015

exercice matinal.

C'est l'heure où j'envoie par mail à mes élèves des exercices de grammaire sur mesure pour illustrer le dernier cours de grammaire. J'essaie, en général, de me montrer créative. Juste pour vous amuser si vous n'avez rien d'autre à faire, je vous suggère de traduire en anglais "Je regrette que tu n'aies pas été capable de ressusciter ce défunt perroquet".

La réponse demain...

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mardi 9 juin 2015

This parrot is no more.

Tout enseignant d'anglais sait bien la difficulté qu'il y a à faire comprendre aux étudiants l'emploi de die/dead dans la construction de "il est mort". En Français, nous exprimons de la même façon l'état et l'action. Les anglais, eux, rendent l'action par "he died", l'état par "he is dead". Mais peu importe après tout, il existe mille autres façons de formuler la triste fin d'un être. Triste fin ? Pas quand c'est Monthy Python qui s'y colle...

The dead parrot.

Allez-y sans crainte, c'est sous-titré.

NB à l'attention de mes élèves : on peut aussi dire "to kick the bucket" pour "passer l'arme à gauche" - à rajouter à la liste des expressions employées dans le sketch.

Posté par Marie Fox à 07:53 - In english - Commentaires [2] - Permalien [#]

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jeudi 4 juin 2015

le monde de Victor - 14

Le mot de Victor sur le monde de Victor.

 

"Petite, tu as bien tu temps à perdre d'écrire une histoire sur moi et mes soeurs. Sans compter l'autre, là, la mère de ta mère. Qui veux-tu que ça intéresse ? Nous sommes pas des Rostchild pour qu'on parle de nous ! Tu ferais mieux de me donner des nouvelles des petits, que je les ai pas vus depuis que je suis morte. Tu te souviens, quand nous étions revenus de voir ta mère en Ardèche, l'année avant que je meure, que tu m'avais menée aux champignons dans le fauteuil roulant ? En revenant, il pleuvait cocagne, et dans la voiture, ils parlaient de ce qu'ils seraient dans dix ans. Alex m'avait demandé "et toi, mémé, tu seras quoi dans dix ans ?".

"Oui, je me souviens, tu leur avais répondu que dans dix ans, tu serais un squelette. Tu t'étais pas trompée. Alex vit à Londres où il finit ses études, le petiton, il mesure maintenant presque un mètre quatre-vingt et il est à la fac, et Quentin, il vit en Chine."

"Oh pôvre, qu'est-ce qu'il est allé faire en Chine ? Et tu l'as laissé faire ? Ca te ronge pas les sangs de le savoir là-bas ?"

"Il est grand, Victor, il fait comme il a envie, et si, ça me ronge les sangs, mais je vais pas l'empêcher de vivre." 

"Il est grand, c'est vite dit, quel âge ça lui fait ?"

"25 ans, ça passe vite, mais tu sais, il faut que je te dise, ils me parlent souvent de toi, et le petiton, il a hérité ton flair pour les champignons"

"Pour de bon ? là, tu me fais plaisir. Mais dis, si il a 25 ans, le grand, bientôt c'est toi qui seras grand-mère, tu auras autre chose à faire que d'écrire des couillonades, qu'il faut que je raconte ça à Claire, à Jules et à Léon, qu'elles vont pas le croire d'être dans un livre..."

"Boh, un livre, c'est vite dit, c'est pas un vrai livre, c'est sur internet."

"Bé ! encore mieux, nous sommes modernes ! Et y'a des gens qui la lisent, ton histoire ?"

"On dirait, oui...."

Sans titre

 

Curieusement, vous semblez être bien plus nombreux à venir lire Victor que je ne m'y attendais, et surtout à le lire jusqu'au bout, ce n'était pas gagné, sur écran. Sachez bien que je suis sensible à votre effort, même silencieux, mais j'imagine que si vous lisez les treize chapitres, c'est que vous y prenez plaisir. J'en profite pour vous signaler que vous pouvez trouver sur Amazon des nouvelles sur Kindle (entre moins d'un euro et à peine plus de deux). Je les ai mises là-bas voici plusieurs mois, mais mon compteur de ventes affiche désespérément UN  exemplaire vendu... alors si vous vouliez bien ?

Acheter une nouvelle de Marie Rennard.

Oui, je sais, Amazon, c'est pas bien. Et puis ici c'est un blog de vieux, et les vieux ont du mal à se mettre au Kindle, mais ça se lit aussi sur votre ordi, votre tablette, votre téléphone, il suffit de télécharcher l'application Kindle (gratuite) et en trois secondes, c'est disponible à la lecture. Et puis en conclusion, permettez-moi de vous répéter ce que Victor m'aurait dit. "Mais enfin, ils ont pas honte de lire tout ça sans même le payer le prix du journal ?"

Posté par Marie Fox à 09:09 - Le monde de Victor - Commentaires [7] - Permalien [#]

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