Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

jeudi 20 novembre 2014

Il faudra

que je soumette ce quizz à mes élèves un soir après les avoir bien fait transpirer sur une version !

Posté par Marie Fox à 12:53 - piqué dans... - Commentaires [1] - Permalien [#]

piedmarie3


dimanche 16 novembre 2014

Simone et Kim.

Vous l'avez vu comme moi, le cul de Kim Kardashian fait la une du web. Il y a quelques années, c'était celui de Simone de Beauvoir qu'un journal français mettait en couverture, provoquant le débat. Mais Simone, elle au moins, s'était fait connaître pour sa tête avant qu'on nous montre son cul. Kardashian, elle... Bref. Ce que cette photo de Kardashian m'a remis en mémoire, c'est une anecdote très confidentielle que m'a racontée à l'époque de la parution de la photo de Beauvoir un ami de Nelson ALgren, Art Shay, l'homme qui justement à pris cette photo, décédé il y a peu de temps.

Comment, me direz-vous, ai-je eu l'occasion de causer avec Art Shay ? Nous écrivions alors dans le même journal, et il aimait assez se faire mousser en me racontant, par mail, sa vie tumultueuse. C'est comme ça que je sais que le jour où il a pris cette photo, Art Shay, en racompagnant Algren chez lui en voiture, lui avait demandé si Simone était "un bon coup". Question à laquelle Algren aurait répondu "Pas mal, mais elle gagnerait à prendre'un rendez-vous chez le dentiste pour un bon détartrage".

L'anecdote, j'en conviens, manque d'élégance, mais je  vous en garantis l'authenticité, et elle a au moins le mérite de montrer que les grands esprits sont, sur certains sujets, égaux aux plus petits.

Posté par Marie Fox à 08:33 - entendu de mes propres yeux. - Commentaires [3] - Permalien [#]

piedmarie3

vendredi 14 novembre 2014

Why not ?

Voilà, j'y ai réfléchi un petit moment, et je me suis dit, pourquoi pas ? Pourquoi pas proposer mes nouvelles via l'auto-édition ? C'est devenu tellement simple que je me suis lancée. Alors je vous laisse l'adresse où vous procurer la première, d'autres suivront bientôt. N'hésitez pas à relayer l'adresse sur vos pages, O vous fidèles lecteurs...

Ignacio

Bonne lecture !

Posté par Marie Fox à 09:08 - A lire - Commentaires [2] - Permalien [#]

piedmarie3

dimanche 2 novembre 2014

Ad usum delphinum

Allez savoir pourquoi, depuis le réveil ce matin, me trottaient dans la tête ces quelques vers d’Hugo, « car jamais prunelle espagnole d’un feu plus chaste ne brilla…la la la ». J’avais des bribes en vrac, pas moyen de tout retrouver, je l’ai googlé (ça va plus vite que de chercher dans les albums couverts de poussière sur une étagère) et ça m’a fait sourire autant que quand j’avais dix ans. Pour une nonne qui s’apprête à céder à l’appel de la chair, donner rendez-vous à son amant « au pied de Sainte Véronique », c’est du dernier goût, et j’encourage vivement les jeunes gens qu’on contraint encore à rédiger d’abscons commentaires composés de polésie à attirer l’attention de leurs correcteurs sur le clin d’œil d’Hugo qui prend clairement parti ici en faveur de l’art tant décrié du calembour, ou du moins du calembour mûrement réfléchi, seul le Marquis de Bièvre ayant jamais prôné l’usage du calembour hâtif. Trop de profs de français objectent le si célèbre - et tronqué - "le calembour est la fiente de l'esprit qui vole", auquel Vian aurait répondu "mais je tombe de haut tandis que vous rampez." Citation tronquée, disais-je, qu'Hugo complète ainsi : loin de moi l'insulte au calembour ! Je l'honore dans la proportion de ses mérites ; rien de plus. Tout ce qu'il y a de plus auguste, de plus sublime et de plus charmant dans l'humanité, et peut-être hors de l'humanité, a fait des jeux de mots. Jésus-Christ a fait un calembour sur saint Pierre, Moïse sur Isaac, Eschyle sur Polynice, Cléopâtre sur Octave. Bref, puisqu’on est dans Hugo et l’explication de texte, signalez le lien fort qui le lie au réel. Il est dans mille détails, comme celui du nom de Thénardier, qu’il a forgé à partir de celui du chimiste et député Louis Thénard, lequel  s’était opposé à ce qu’on réduise de 16 à 10 heures la durée de travail quotidien des enfants.

Oui, je sais, on s'en fout, moi aussi, notez, mais là tout de suite, j'avais rien d'autre à dire.

 

Posté par Marie Fox à 13:42 - on s'en fout. - Commentaires [3] - Permalien [#]

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mercredi 15 octobre 2014

Hilarious !

C'est extrait du dernier épisode de Big Bang Theory, et c'est tout le mystère de la grammaire anglaise révélé à vos yeux ébahis. Testez-vous

Posté par Marie Fox à 14:01 - cours d'anglais - Commentaires [2] - Permalien [#]

piedmarie3



De Lorenzacio à Justin Bieber.

Je vous racontais, voici quelques semaines, que Chonchon partait en Chine. De l'eau a passé sous les ponts depuis, et je ne cause plus avec lui que via Skype (ah, la belle invention que voilà). Chonchon, donc, me raconte. Lui qui pensait que dans une ville de cinq millions d'habitants, il ne serait guère dépaysé se rend compte qu'il est, en fait, à la campagne, dans l'une des provinces les plus déshéritées du pays, où les occidentaux sont si rares qu'il ne peut se promener dans la rue sans être arrêté tous les dix mètres par des chinois désireux de se faire prendre en photo avec lui. Quand il a débarqué, deux étudiantes de l'Université sont venues le chercher à l'aéroport, ravies de lui faire découvrir leur ville. "Et tu sais pas où elles m'ont emmené en premier ?" Non, je sais pas."A Carrefour ! pour me montrer le rayon "Reflets de France". Chonchon, gentiment, a admiré la France reflétée dans les yeux des deux chinoises, mais sans la reconnaître vraiment. Ont suivi les formalités d'usage, enregistrement au poste de police local, ouverture de comptes bancaires, acquisition d'une carte SIM internationale pour son téléphone, puis restau avec les deux demoiselles.

C'est le lendemain, quand il est arrivé à l'Université où il officie, que le véritable choc est arrivé. "Le directeur du département m'a emmené dans la première classe de Français, où l'on entendait de loin un paquet de filles rire et pépier. Pour leur ménager une surprise, personne ne leur avait dit que j'étais enfin là, mais elles m'attendaient depuis déjà trois mois. Quand j'ai passé la porte, ça a été le silence instantané. Elles ont toutes sorti leur téléphone pour me prendre en photo, et puis ça a été la standing ovation, comme si j'étais les Stones à moi tout seul, et puis les questions...

"Tu es célibataire ?"

"Oui."

"qu'est-ce que tu penses des filles chinoises ?"

Voilà, c'est ça surtout qui les intéresse. Figure-toi que comme la transcription de mon nom en chinois est ridicule, elles ont décidé de me donner le nom d'un héros de feuilleton télé, archétype du romantisme, et me voilà baptisé d'un sobriquet qui signifie "L'homme qui vit au sud du Fleuve", mais je vais me faire respecter comment, moi, par des filles de 22 ans qui me voient comme un concentré de Lorenzo et Justin Bieber ?" Sans compter qu'ils m'attendent tous depuis tellement longtemps que même le marchand de beignets du coin de la rue est venu me saluer quand je suis passé - il savait que j'étais le nouveau prof de Français. Quand je monte dans un bus, c'est le silence complet pendant vingt secondes, et après tout le monde se bouscule pour me faire une place et me parle en chinois (personne parle anglais ici). Alors moi comme un con, je souris à la ronde, mais j'espère que ça va se calmer un peu, parce que franchement, la vie de star, j'ai pas l'habitude, hein !

Pas l'habitude, sans doute, mais je vois bien que ça lui plaît, cet accueil triomphal qu'on lui fait, et ce parterre de filles de vingt ans qui ne sont pas très loin de lui lancer leur culotte quand il a fini son cours.... Veinard, va. Moi quand j'ai commencé mes cours à l'Université, la semaine dernière, on m'a demandé de me pointer dix minutes avant pour me montrer la photocopieuse, et démerde-toi. Personne m'a applaudie, même après le cours, et pourtant, j'avais assuré !

Posté par Marie Fox à 09:17 - Les mômes. - Commentaires [5] - Permalien [#]

piedmarie3

mardi 30 septembre 2014

Fifi brindacier revue et corrigée...

Signe des temps de con que nous vivons, Fifi brindacier ne sera plus, dans la version expurgée par la TV suédoise de toute trace de "racisme", la fille du "Roi des nègres", mais celle du roi-tout-court. Afin de ne choquer personne, on a même supprimé, dans l'un des épisodes, une scène où Fifi se bridait les yeux pour faire le chinois. C'est vrai que plus "offensive", on fait pas. Je vous le dis, le monde part en couille à force de penser comme les américains, et il est temps de se révolter contre leur gestion aseptisée des rapports humains et le choix soigneux des euphémismes qui leur sert de conscience. Où bien va-t-on aussi réécrire Robinson Crusoë pour le blanchir (pardon, l'innocenter) de toute condescendance vis-à-vis de Vendredi ? La liste en ce cas sera longue des ouvrages où des paragraphes entiers seront réécrits à la manière de Crébillon, sacré ........................................................................................merde !

Posté par Marie Fox à 08:58 - Comme je veux - Commentaires [3] - Permalien [#]

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dimanche 21 septembre 2014

Bonjour ma jolie dame...

Pendant presque vingt ans, je suis allée le dimanche matin faire ma provision de légumes chez Robert, qui m'accueillait invariablement d'un "Bonjour jolie dame!". Un étal de cageots en vrac sur des tréteaux, un choix restreint à ce qui pousse en saison au Bornand. Patates, salades, courges, haricots, carottes, framboises, épinards, rien d’extraordinaire, si ce n’est que ses légumes, comme ceux que faisait pousser ma Victor dans son jardin, ignoraient l’art du calibrage imposé par les normes européennes. Et Robert était bien conscient de la véritable valeur de ses cultures, qu’il portait à notre attention par des mentions gribouillées au crayon de maçon sur des bandes de carton ondulé découpées à l’arrache. « Patates très très bonnes », « haricots super » « carottes de jeune fille ». Il me faisait un clin d’œil en rajoutant la plus grosse de toutes à mon panier « Y’en a qui croient que c’est pour le teint, mais vous, je suis sûr que vous savez de quoi je cause ». Bien sûr, Robert. Je suis assez peu adepte du graveleux, mais il avait le chic pour faire passer ses allusions. Rustique, mais efficace. Avait-il oublié l’une de ses pancartes qu’il la réécrivait sur place, taillant son crayon à la hachette sur le bord du trottoir. « Pourquoi vous rigolez, jolie dame, ça y fait bien, ‘gardez ‘voir ». Fin décembre, il ne manquait jamais de m’offrir deux gros bouquets de houx « Prenez-y vite avant que ma femme y ‘oie, qu’elle vous ferait payer l’air que vous respirez… » Je prenais mes deux bouquets et je lui collais une bise, pour lui apprendre à être trop gentil. Robert aimait ses légumes, et ses clients, mais le calcul n’était pas son fort, alors au moment de peser, il mettait tout dans le même sac qu’il accrochait à sa balance romaine. « J’vous-z-y fait tout à un euro, on va pas s’comparer(1) pour trois sous, hein ». Je repartais avec mes cinq kilos pour cinq euros, plus un radis noir ou une tranche de courge en bonus.

Et puis, depuis plusieurs semaines déjà, Robert a disparu. Parti en vacances ? Il ne les aurait pas volées… Ce matin, enfin,  j’ai croisé sa femme. « Ben alors, c’est quoi ce bazar ? il est où le Robert ? » Elle a fondu en larmes. « Il est parti, sans même dire au revoir, une crise cardiaque en descendant à la cave ». Ca m’a retournée, bêtement. J’y aurais su que je serais allée à l’enterrement rendre à sa gentillesse l’hommage qu’elle méritait. Je me rattrape ici, des fois que, sait-on jamais, il puisse lire d’où il est qu’il va me manquer, et qu’en mémoire de lui, y’aura pas de houx sur ma table à Noël.

(1) Les savoyards disent "se comparer" pour "s'emmerder". "Je me suis comparée une heure pour quitter la tache d'huile de ton pantalon".

Posté par Marie Fox à 09:31 - Comme je veux - Commentaires [5] - Permalien [#]

piedmarie3

lundi 15 septembre 2014

Mais c'est vous qui l'avez voulu, mon amour...

Je cherchais un texte qui rassemble les difficultés majeures de prononciation du français pour les espagnols. Des j, des z, des v, des ou, des u, et tout à l'heure, en écoutant Gainsbourg.... en musique, c'est toujours mieux. Ils risquent de me mâchonner la Javanaise un moment avant d'y arriver, mais ça coûte rien d'essayer...

La javanaise.

 

Posté par Marie Fox à 16:04 - Insignifiances - Commentaires [4] - Permalien [#]

piedmarie3

mercredi 27 août 2014

épitaphe d'un avare.

Ci-gît qui follement se hata d'expirer

Pour ne pouvoir pas digérer

Les frais qu'auraient coûté

Sa longue maladie

S'il savait ce qu'il coûte

A se faire enterrer,

Il aurait regret à la vie.

 

Amusements d'un philosophe solitaire, J. Bardoux, 1782.

Posté par Marie Fox à 15:14 - épitaphes amusantes - Commentaires [1] - Permalien [#]

piedmarie3



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