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Melting Pot et vin blanc doux
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12 mars 2011

Plaisirs de la licence...

J'avais acheté voilà déjà un peu  La triste histoire du petit enfant huître de Tim Burton en version bilingue et je l'avais oublié sur une étagère jusqu'à hier. Il s'agit d'un recueil de polésies très librement traduites par René Belleto, qui nous offre une version fort goûtue des loufoquries de Burton.

Encore une fois, la lettre prend un magistral coup de pied au cul, je défie quiconque de retrouver une approximation de la version anglaise à partir du français, et c'est positivement délicieux. Les foutriquets (ils sont encore nombreux) qui persistent à prêcher la fidélité à la lettre en traduction devraient se pencher sur celle-là, et convenir enfin qu'ils ont tort mille fois, et qu'en étant fidèle à l'esprit, on sert bien mieux un texte qu'en s'inclinant devant la lettre.

Je vous laisse un extrait, afin que vous puissiez juger sur pièce :

The girl with many eyes

One day in the park

I had quite a surprise.

I met a girl

who had many eyes.

She was really quite pretty

(and also quite shocking!)

and I noticed she had a mouth

so we ended up talking....

Un jour, au parc,

surprise : cette fille, Grand Dieu !

Je la remarque,

parce que sur la face elle a plein d'yeux !

Elle était des plus girondes

(mais aussi des plus immondes).

"Elle a une bouche néanmoins", me

dis-je, si bien qu'à parler nous en vînmes.

 

Pour lire la suite, achetez le recueil, chez 10/18, joli, pas cher.

 

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Commentaires
F
Vi, mais... difficile tout de même d'être "proche de l'esprit" d'un texte en se voulant proche de l'esprit de son auteur. Enfin, c'est peut-être mon incapacité propre, à moi qui ai déjà des difficultés à être proche du mien.<br /> <br /> La lettre est rassurante...
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M
non, je ne faisais pas allusion particulièrement à la traduction de gatsby le magnifique, si c'est de celle là que tu causes. je ne l'ai pas lue. <br /> je stigmatisais plutôt la cohorte de lecteurs qui sous prétexte qu'ils n'ont pas retrouvé, en comparant une dizaine de lignes françaises à leur équivalent anglais se plaignent qu'on ait pas employé "les mêmes mots" et affirment avoir le sentiment "d'y perdre". ils ne savent pas de quoi ils causent, et dans tous les cas, s'ils y perdent, ils n'ont qu'à lire en anglais (ou en espagnol, en chinois ou en russe).
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G
Tu écrivais suffisamment lentement pour que je comprenne tout ! .....<br /> Fais-tu référence au dernier "scandale" en cours à propos de la traduction nouvelle de .... (ça m'échappe, mais tu m'as compris) : je partage ton avis; il faut tacher d'écrire comme l'auteur l'aurait fait dans notre langue ...<br /> J'aime beaucoup ta langue ... (je ne parle bien sûr pas de l'organe terriblement musculeux que tu dois avoir toi aussi dans la bouche !)<br /> A bientôt, ici, sur "Fesses de Bouc" ou sur mon blog ....
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