Rions un peu...
Après tout, ça fait jamais de mal. J'ai dû débroussailler aujourd'hui avec une élève de troisième les grands évènements historiques du vingtième siècle : première et deuxième guerre mondiale, révolution bolchevique, totalitarisme... bref, que du classique, mais visiblement nébuleux pour la demoiselle qui ne situe que vaguement l'URSS et n'est jamais à un siècle près dans sa chronologie. Deux heures bien employées, donc, et ponctuées de questions qui me laissent régulièrement sur le flanc. Comme celle-ci, posée à brûle-pourpoint au milieu d'une tentative de définition du nationalisme.
- C'est comme dans un film que j'ai vu, où des allemands chantaient la marseillaise, et que des français, qui étaient plus nombreux, se sont mis à la chanter plus fort ?
- Des allemands qui chantaient la marseillaise ?
- Oui, mais en allemand, avec leur musique à eux.
Il m'a fallu quelques secondes pour comprendre. Elle était persuadée que TOUS les hymnes nationaux étaient des traductions du nôtre, avec des musiques personnalisées. Ca vous donne une petite idée de l'ampleur de la tâche qui m'attend pour la préparer aux épreuves du brevet.