c'est mon kadooooo!
Je ne vous l'apprends pas, dimanche, c'était la fête des reums, date à laquelle je suis régulièrement gratifiée d'un gros sac de bouquins. Mais pas cette fois. Mon entourage avait saisi mes fines allusions relatives aux services que pourrait me rendre un nibouk. J'ai en effet une passion immodérée pour les très vieilles publications, qui hélas font, en version papier un trou conséquent dans mon budget, et dont la lecture sur des sites comme Gallica, Gutenberg ou Google books reste particulièrement inconfortable. Avec un nibouk, m'étais-je apensé, finie la galère. Je pourrais télécharger pour pas un rond les dictionnaires antiques,les manuels de médecine, les élucubrations d'un Brantôme ou d'un Collin de Plancy tout à ma guise et les lire où bon me semblerait.
C'est vous dire si en ouvrant le minuscule paquet, dimanche matin, j'exultai.Ma liesse, hélas, n'a que peu duré. Si ces machines marchent fort bien pour les textes standart, elles sont inopérantes dès qu'on passe à des formats antiques copiés en PDF ou Epub. Pages incasables dans l'écran, caractères blancs sur fond noir, bugs en tout genre,illustrations à peine visibles, quand encore la machine accepte de les afficher en lecture, dans moins d'un cas sur cinq. Le seul avantage que j'y aie trouvé, finalement, c'est de pouvoir trimballer Le Vicomte de Bragelonne dans ma poche de jean... Je vais donc rendre mon kado à la Fnac, et m'acheter avec le crédit l'un ou l'autre de ces ouvrages obsolètes dont la lecture m'enchante. Je reviendrai au nibouk quand il saura faire ce que j'attends de lui.. et j'ai dans l'idée que c'est pas pour tout de suite, hélas !