Littérature politicienne.
Nicolas Sarkozy, interrogé sur la taxe carbone : "C’est un sujet tellement complexe. Comme disait Victor Hugo, c’est tellement dommage de simplifier les choses. Si vous saviez comme on souffre du tempo médiatique. Chateaubriand en a tellement souffert."
Pauvre Chateaubriand. Il avait déjà bien servi à De Gaulle, qui, se mesurant à l'aune du Visionnaire ultramonarchiste (1) d'un siècle défunt, dit de lui "Il pose sur l'avenir un regard profond… En fait, il avait presque tout vu… y compris les bolcheviks… et puis, je sens comme lui : essentiellement, voyez-vous, Chateaubriand est un désespéré… mais jusque dans son désespoir il fait face, il se redresse de toute sa taille".
(1) Politiquement, il s'engage après la révolution aux côtés de Napoléon, avant de rallier la monarchie renaissante. Intellectuellement, il a toujours combattu les thèses de Darwin, écrivant "Il est un Dieu... aucun hasard n'a pu contraindre une matière désordonnée et rebelle à s’arranger dans un ordre si parfait". Le summum de l'argumentation romantique, si bien maniée par ceux qui le citent.