Jeux de langues...
S'il est un procédé ancien, et bien connu pour provoquer le sourire, c'est celui de la substitution d'un mot par un autre plus ou moins phonétiquement similaire. Le premier exemple qui me vient à l'esprit est celui de Jamel Debouze and co dans la série H. L'effet est imparable, l'hilarité instantannée. Comment je t'entoure la poule pour entourloupe, ça n'a l'air de rien, mais c'est du grand art. Bien moins connu est Maranzak, écuyer de la duchesse de Bourbon Condé, dont les saillies absconses furent regroupées dans le Maranzakiniana, gracieusement mis en lecture ici, et dont je vous cause aussi là. " Monseigneur entend comme un rossignol". On le voit, c'est de la même eau. Tout le comique, probablement involontaire de Maranzak, est de s'emmêler les pinceaux quand il cause, expliquant par exemple qu'"il y a tant de boue que les chevaux s'enfoncent jusqu'au moyeu".
Maranzak aura peut-être inspiré ce procédé comique à bon nombre d'auteurs, de Dumas, qui prête à son personnage du Duc de Beaufort, dans Vingt ans après, ce particulier travers de langage (Cela me diversifie, pour divertit), à Pagnol qui en usa sans retenue : qui ne se souvient de l'embouligue de Panisse ?
Enfin bon, tout ça pour constater, dans un moment de désoeuvrement, qu'en littérature y'a vraiment rien de neuf. Et oui je sais, on s'en fout.