Communication non violente.
On le sait, l'entreprise moderne est friande de séminaires à caractère psychologique destinés à améliorer la cohésion des troupes, le jugement face à la prise de risque, l'esprit d'équipe, j'en passe et des meilleures. Il y a quelques années, le saut à l'élastique, par exemple, était un moyen fort prisé d'amener les cadres à dépasser leurs angoisses. Aujourd'hui, la priorité est donnée à la gestion à caractère humain. Trop de subordonnés se suicident sans réfléchir pour un mot de travers, un "casse-toi de mon bureau pauv' con" ou un pied au derche en cas de connerie fumante.
Trêve de rigolade, ou plutôt non. Chéri est parti ce matin l'humeur assombrie par la perspective d'une journée entière consacrée à l'apprentissage de la "communication non violente" et de l'empathie.Quand il m'en a causé hier soir, j'ai eu du mal à réprimer mon hilarité. C'est que je le connais un peu, chéri. S'il tient deux heures sans foutre son poing sur la gueule de l'intervenant censé lui inculquer la communication non violente à travers des mises en scènes oiseuses, ce sera le bout du monde...
Vivement ce soir, qu'il me raconte !