Non mais ho !
Ce matin, après ma demi heure quotidienne de gesticulations natatoires, je regagne benoitement les douches de la piscine, où, grand luxe, je suis toute seule. Hop, shampoing, je frotte, face au mur, en bénissant un silence bien revenu (aujourd'hui, c'est la journée "sport autrement" consacrée au thème du sport dans la vie des handicapés mentaux et pour fêter ça, on diffuse à fond les œuvres de Jhonny - à dix heures du matin), mais ça dure pas. Débarquent une vingtaine de demoiselles, première ou terminale, qui ont piscine aujourd'hui.
Piou-piou-piou-zont pas vraiment envie de se coller sous les douches, mais faut bien, vu que leur prof de gym irrupte en couvrant à elle toute seule les pépiements. Je me recolle le nez contre le mur, y'a pas photo, elles vont pas trainer là les filles, et je vais pouvoir poursuivre mon déchlorage peinarde.
Sauf que. J'en lâche mon shampoing. La prof de gym vient de me coller son pied au cul en me signifiant que c'est pas le moment de se laver les cheveux. Je me retourne, du savon plein les yeux, mais elle aussi a fait volte face, à la recherche de sa prochaine victime.
Me demandez pas ce qui m'a pris. Je suis désolée.