News... News... News
Comment ça va-t-y qu’elles demandent. Alors dans le désordre, je me suis niqué le dos en rangeant les courses hebdomadaires dans l’auto. Pourtant, je fais très attention, je plie les genoux pour soulever des trucs, je garde les épaules strictement perpendiculaires à la colonne vertébrale, et tout comme il faut sauf quand c’est pas possible. Et quand des connards font des chariots d’un mètre soixante de profondeur pour des ménagères d’un mètre cinquante de hauteur, c’est pas possible.
Ensuite, dimanche matin, en
allant faire mes emplettes de légume très
très frais chez Robert, je me suis rendu compte que de pauvres hères
avaient confondu ma Providence et la leur, et forcé la porte pour s’abriter du
froid glacial qui sévit ces jours. Renonçant à assouvir mes instincts
légumiers, je suis partie explorer les lieux, et menacer les quidams d’aller
chercher la maréchaussée pour les faire décamper. Je sais c’est dégueulasse,
mais je peux pas héberger sur un chantier de copropriété les gens qui sont
dehors, et si vous savez comment faire pour pas se sentir vaguement coupable
dans ces cas là, vous qui venez de me traiter mentalement de bourgeoise
capitaliste farouchement attachée à ses valeurs immobilières, vous n’avez qu’à
me dire comment vous faites. Enfin, comme je suis dépourvue de tout sens moral,
je vis ça très bien. Ca me dérange bien plus de savoir à quel point j’ai l’air
d’une conne, avec mes biceps débiles et mon tuyau de plomb, à raser les murs en
bondissant aux ouvertures comme Eric et Ramzy dans «
Sinon, c’est le bordel habituel,
aggravé par l’approche des fêtes de Noël et la course au Guitar Hero sur WII
parce que les crétins de chez Nintendo sont pas foutus d’approvisionner les
magasins, qu’en plus j’ai fini par en trouver une, et que je sais que je vais
le regretter amèrement pendant toutes les vacances. J’ai encore quelques
dossiers à boucler, une réunion de chantier houleuse demain et après ça, j’essaierai
de songer à vous raconter les choses très amusantes que j’ai piquées dans de
vieilles éditions depuis que j’ai des lunettes pour lire sans me crever les
yeux. Musez vous bien pendant ce temps, et au fait j’y songe, allez donc voter
pour moi au concours de Marie