dimanche 30 mars 2008
Une nécessaire solidarité
Le monsieur m'a fait des excuses. Je les laisse ici pour mémoire en lieu et place de l'article, et bref, on passe à la suite, contents ?
"Pardonnez-moi d'être le roi des cons".
samedi 29 mars 2008
Ditto
Humanisme bien ordonné commence par soi-même.
Vraiment,
Y’a des gens dotés d’une surprenante aptitude à prendre leurs contemporains pour des cons.
vendredi 28 mars 2008
L'heure des chevreuils
Ca fait plusieurs fois que je vous le dis, mais je suis sûre que vous me croyez pas. Y'a des chevreuils dans mon jardin tous les matins. Alors, la preuve (cliquez sur l'image pour agrandir) :
Question existentielle.
Bon, et qu’est-ce que je vais faire de mes journées maintenant ? Depuis un an, je tiens le rythme superwoman. Genre deux boulots et trois gosses, et d’un coup, je me retrouve à nouveau chômeuse, et syndic peinarde du seul immeuble de vieille ville totalement en conformité avec les DTU[1] où y’a plus rien à refaire à part le toit. Et soyons sérieux, à la prochaine AG, je vais leur faire voter des provisions régulières pour le refaire, mais si je leur demande de le financer dans l’année, ils vont m’égorger sur place. D’autant que maintenant, faut que j’attende au moins deux ans avant d’être à nouveau éligible pour une subvention.
Donc là je vais déménager (galère), me réinstaller à
Providence, et me chercher du boulot. Mais pas question de comptabilité ni de
couillonaderies neurasthésiantes hein. Je vais faire les cabinets de syndics
professionnels, leur causer de ma petite expérience, et proposer mes
compétences comme consultant dans les cas désespérés. D’autant que
Dans tous les cas, c’est pas encore aujourd’hui que je reste au pieu jusqu’à dix heures. Mais peut-être pour les vacances de pâques… c’est quand ?
[1] Directives Techniques Unifiées.
jeudi 27 mars 2008
Démerde, la ch'tite.
Bon, j'en avais pas causé avant parce que je voulais pas que mes copropriétaires s'enlisent dans la dépression. Y'a un mois de ça, l'anah m'avait envoyé un courrier m'expliquant que mon dossier n'était pas très clair, que ça sentait l'opération pognon à plein nez, et que leur pognon à eux j'en verrais probablement pas la couleur. Pour nous, ça voulait dire vendre Providence parce qu'on pourrait pas rembourser les banquier. Je leur ai demandé de me recevoir à la prochaine commission pour leur expliquer qu'on était pas des marchands de sommeil, ni des escrocs, et ce matin donc je suis allée plaider notre cause. La réponse de la commission vient de tomber à l'instant dans ma boîte à mail. Ils paieront la moitié du montant HT des travaux, soit environ 100 000 euros sous réserve que nous nous engagions à ne pas vendre nos apparts pendant six ans.
Et youppee. Ils m'ont fait peur ces cons là. Tellement que ce matin j'avais la voix qui tremblait. Mais cette fois ça y est, I'm back to Providence.
J'en profite pour envoyer un wide sourire à tous ceux qui m'ont soutenu le moral depuis 18 mois. J'aurais eu du mal sans vous les filles, et aussi les mecs.
Fully Happy Marie.
Atout trèfle.
Au cours de l’année qui vient de s’écouler, j’ai dû faire des choses difficiles pour lesquelles j’étais mal armée. Ce matin, je joue mon joker. Si ça passe, j’aurai réussi. Si ça ne passe pas, alors j’aurai perdu la bataille de Providence, toute reconstruite qu’elle soit, puisqu’elle ne sera plus nôtre.
Les détails de tout ça, je vous les livrerai bientôt, si ils vous intéressent. En attendant, je vais me faire un shoot de passiflore pour avoir une chance de m’exprimer ce matin sans bégayer, toute seule dans mes baskets devant un parterre de sachants qui ne savent en fait rien du tout des réalités des dossiers qu’ils gèrent, qui oublient que derrière chaque zéro qu’ils me pointent d’un doigt sévère, y’a des hommes et des femmes qui risquent demain de se pendre à leurs poutres toutes neuves, et qui pour l’heure sifflotent en clouant des parquets dans une maison qu’ils aiment, et qu’ils ont dû quitter par la force des baïonnettes.
Anda la vieille, tremble carcasse, et cause éloquent, pourquoi sinon, misère, faut pas que je pense à ça.
mercredi 26 mars 2008
Maintenant, c'est nous qu'on est les princesses.
Marilé, Kiki, Filleke, Magali zé moi-même (je vous mets pas l’adresse vous y êtes) avons décidé d’œuvrer ensemble, pour votre plus grand bonheur, à une petite revue de notre façon où l’on trouvera du tout et du n’importe quoi (surtout du n’importe quoi) à l’exception de cuculapralineries, Marilé a prévenu qu’on avait pas le droit.
Nous tiendrons désormais salon Ici.
Le lecteur est prié de se voiturer tout seul les commodités de la conversation.
A l'adresse de Mariléti,
et au sujet de son dernier commentaire.
T'es vraiment une conasse.
Et je sais pas y faire, sinon je te l'aurais mis en cinérama.
Pisque t'es si maligne, t'as qu'à nous dire comment ça s'appelle ces saloperies de machin qu'on nous vend maintenant que si t'as pas fait Polytechnique tu peux pas te regarder Angélique.
Et accessoirement, je te signale que l'an dernier, si Quentin n'était pas en cours, les profs n'essayaient même pas de passer un film. Tiens, rien que pour faire un mario kart, faut déjà bac + 4.
mardi 25 mars 2008
News from Chonchon.
Vous vous souvenez je présume que mon Chonchon est parti depuis presque trois mois à Dublin ? Il est revenu pour une courte semaine de vacances début mars, puis reparti. C’était bien de l’avoir là pour quelques jours, à me tanner sans arrêt avec ses revendications. Il voulait pas rester chez la vieille.
- Y’a un tableau I love Jesus dans ma chambre, et y’en a un autre dans les chiottes, et des patates gluantes au petit déj. Et c’est à deux heures de bus de l’école, faut que je me lève à six heures, quand je serai en retard parce que je serai trop fatigué, ce sera de ta faute, et déjà une fois je me suis rendormi dans le bus et je me suis retrouvé au fond du mauvais côté de la banlieue, pis les résidences étudiantes c’est pas plus cher et mes copains au moins ils me laisseront pas crever comme la vieille quand j’ai été malade, et en plus j’économiserai les lessives parce qu’elle me prend dix euros par lessive, cette malhonnête à bondieuseries et.
Là je l’ai coupé, hein, l’occase était trop belle.
- Dix euros par lessive. Ho tu me dois un max de pognon là.
- T’es devenue catholique toi ?
Bon, enfin, pour sa résidence, j’y ai dit oui. D’abord c’est vrai que c’est loin, et que Chonchon est un grand garçon, et que je serais une chienne de pas le laisser avec ses potes maintenant que j’ai pu constater qu’il se débrouillait très bien sans moi. Pis aussi, faut bien que j’avoue, j’avais envie de voir comment il allait gérer la lessive tout seul. Parce que les garçons, ça vous dépanne n’importe quel magnétoscope dernier cri, mais le bouton marche du lave-linge, c’est où ?
Ben j’ai pas tardé à voir comment il gérait. Il a tenu une semaine et demie sur les réserves. Et puis hier soir, sur le coup de onze heures, il m’a tirée de mon lit où je dormais quiètement pour avoir des précisions sur le mode d’emploi. Tri du linge (j’ai entendu une fois dans un film un truc à propos des couleurs), sélection du programme, mode d’emploi de la dosette de lessive (combien, ouvertes ou pas, t’es sûre ouvertes ?). J’ai tenu six minutes comme ça avant qu’il trouve comment ouvrir la machine à laver.
Ha voilà, bouge pas, qu’il m’a dit, je récapitule tes instructions.
Ben tiens. Récapitule seulement, moi je retourne me coucher. Non mais ho.
