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Melting Pot et vin blanc doux
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25 février 2014

Cheapside hoard, le trésor retrouvé.

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J'avais lu quelque chose là dessus dans un vieux journal, et puis je l'avais oublié, jusqu'à la semaine dernière. En 1912, des ouvriers de la voirie de Londres, occupés à démolir un bâtiment du 17ème siècle, firent une découverte étonnante. Il y avait là, sous le plancher d'une cave, quelques pierres brillantes qu'ils s'empressèrent d'emporter chez "Stony Jack's" pour les monnayer contre quelques livres. Stony Jack ne tarda pas à reconnaître dans ces pierres brillantes des gemmes de grande valeur. On examina plus attentivement le sol de la cave, et rapidement on mit à jour un véritable trésor de bijoux. anciens qui fut confié au gouvernement anglais, et qui depuis quelques semaines, et jusqu'à la fin du printemps, est exposé au Museum of London où j'ai pu l'admirer tout à mon aise. Le mystère qui entoure ces bijoux, reste, un siècle après sa découverte, aussi entier qu'au premier jour, ou presque. Une seule certitude, ces bijoux  furent concus à la fin du 16ème siècle, et ont été enfouis après 1640, date de construction de la maison, et avant l'ncendie de 1666 qui détruisit 13 200 maisons et 87 des 109 églises de la ville, faisant près de 100 000 sinistrés. Il s'agit là d'une des périodes les plus sombres de l'Angleterre, celle de la guerre civile, qui vit l'exécution de Charles 1er, le déferlement de la grande peste, et les troubles religieux dont les protestants firent les frais. Les hypothèses, bien sûr, sont nombreuses. Qui a enterré là ce trésor, pourquoi, et pourquoi y est-il resté si longtemps, mystère. Un joailler parti en voyage et mort en route ? Des partisans de Charles 1er décidés à l'employer à sa restauration, ou à celle de son fils ? Dumas, sans doute, aurait fait ses choux gras d'une si belle histoire. Mais puisqu'on ignore tout de l'histoire de ces pierres, ne reste qu'à les admirer. Je vous recommande le détour, si vous passez par là, et notamment une montre dont le mouvement, de conception suisse du début du 17ème siècle, est enchâssé dans une émeraude hexagonale dont le couvercle rabattant abrite un cadran d'or marqué de chiffres romains, la plus étonnante et magnifique montre qu'il m'ait été donné de voir. On découvrira, au cours de l'expo (et pour peu qu'on parle anglais, les grand bretons ayant la détestable manie de n'offrir leurs explications qu'en anglais dans leurs incomparables musées) bien des détails intéressants sur les lois régissant l'orfèvrerie et la joaillerie de l'époque en plus de ces pièces rares, flacons à parfum, épingles de rubis, camées renaissance d'onyx ou de cornaline, boucles d'oreilles de turquoise, et une délicate broche en feuille de fraise, symbole de la Sainte trinité. 

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Commentaires
G
à notre équilibre mutuel !!!
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M
je vois, à l'instar des anglais, tu as gardé de vieilles rancunes...
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G
ton reportage, mais rien ou presque ne pourra m'inciter à retourner sur l'Albion perfide; en plus, et Grâces à DIEU, je ne parle pas l'Anglais ....
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