Entendu de mes propres yeux,
et je ne sais toujours pas si ça m'a fait plus mal aux yeux qu'aux oreilles. "Ce matin" confie Nabilla à un journal suisse, "J'étais chez mon éditeur." Je dois bien l'avouer, ça m'a fait un petit pincement au coeur. Mais c'est pure jalousie de ma part. Nul doute que si, moi aussi, j'arrivais à exhiber mon 90 D dans des maillots de bains trop petits, je pourrais, à mon tour, prononcer la phrase fatidique... Bon, j'exagère. On peut dire ce qu'on veut, elle est bien plus maligne que tous les plumitifs aspirant à la gloria mundi, qui n'ont jamais eu l'idée, eux, de se faire reconnaître sur papier timbré comme l'auteur d'une apostrophe téléphonique vieille de plus de cent ans. Allo ? tu envoies trois textes par semaines à des éditeurs et y'en a pas un qui veuille de toi? Tu dois être un peu con, non ?
Sans doute, oui, la preuve. Du coup, je vais aller faire le ménage en m'entraînant à la phrase choc. Mais sans "allo" au début, sinon va falloir que je lui verse des droits - moi qui ai l'expression si gauche.