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Melting Pot et vin blanc doux
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13 février 2013

rien de nouveau sous le soleil

Il existe aux États-Unis deux systèmes de charité publique. L’un
est celui de l’Angleterre, où tout individu qui n’a pas de travail, ou prétend
n’en pas avoir, a droit à une aumône ; principe en vertu duquel tout
fainéant se fait pauvre et trouve dans l’imprudente prévoyance de la loi un
secours matériel qu’il demanderait vainement au travail le plus opiniâtre ;
ce secours le fait vivre et le dégrade en ruinant la société. Tel est le
système en vigueur à New York, à Boston et dans toute la Nouvelle-Angleterre.

L’autre est celui des établissements de bienfaisance, où les
indigents n’ont pas le droit légal d’entrer, mais où ils sont admis, sous le
bon plaisir des préposés de l’autorité publique. Suivant cet ordre d’idées, la
société ne contracte point l’obligation de soutenir tous les faibles ; elle
en soulage le plus grand nombre possible. Comme son assistance peut être
refusée au pauvre, nul ne feint la misère, certain qu’il est de la honte, sans
être sûr du secours. Ce système, adopté en France, est également suivi dans le Maryland.

Gustave de Beaumont, 1840, Marie ou l'esclavage aux États-Unis.

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Commentaires
R
Laissez donc les pauvres boire! C'est scandaleux de penser ainsi! L misère demande l'alcool, la vinasse... Mais la bourgeoisie vertueuse préfère se saouler de bonne conscience. Quand on a vécu sdf, on comprend et parfois, le salaud qui donne en disant "tenez mon brave, mais attention, c'est pur manger, pas pour boire" est justement haï.On lui écraserait bien la gueule à coups de tatanes.. Liez donc Patrick de clerck... Moi, je ne sais pas si je publierai mes souvenirs...quand on en est sorti, ce n'est plus ça. Un SDF survit en moyenne 4 ans dans la rue...
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M
Le rapport n'est pas évident, mais tu vas comprendre. J'ai il y a quelques années passé une semaine chez une Lady anglaise d'un âge certain, délicieuse à bien des égards, hormis sa cuisine, et qui se piquait de francophilie. Le jour où je suis partie de chez elle (je prenais un train sur le coup de midi), elle m'a glissé un sandwich pour la route en précisant que c'était son "camembert' special". Je m'étais dit qu'au moins, avec du camembert, même anglais, je risquais pas grand chose. Hélas,c'était dans le "special" que se trouvait la bombe. Une sauce à l'huître ! je te jure que pour être spécial, ça l'est !
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C
que ma grand-mère qui tenait une petite droguerie rue Monge préparait un énorme sandwich au camembert pour les clochards (avant c'était des clochards) qui venaient la taper... Je ne leur donne jamais d'argent, je ne veux pas qu'ils le boivent...
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