Lire, être lu.
Les librairies à taille humaine, échoppes d'artisans où le libraire vous accueille en complice et sort de dessous son comptoir les perles qu'il vous a sélectionnées depuis votre dernière visite parce qu'il vous connaît bien et sait ce que vous aimez sont en voie de disparition. Le livre est devenu une industrie à part entière, livrée au marketting, à la visibilité de la marque. Certains auteurs sont sûrs du succès commercial : leurs bouquins sont disposés en piles monumentales à l'entrée et se vendent comme des biscuits. Nombre de lecteurs n'iront même pas fouiller plus loin. Comment l'immense cohorte des auteurs vit-elle l'obscurité qui entoure leurs livres ? Richard Beard répond à la question ici.
Pour mémoire, je vous rappelle que Richard Beard a publié deux bouquins en français (traduits par mes soins) que vous pouvez vous procurer et offrir ou vous offrir à Noël à ces adresses :
Le rugbyman nomade (pour les amoureux de l'ovalie)
Le porteur d'os (pour les amoureux de l'excellence).