Ma bru...
En bonne belle mère, c'est ainsi que j'ai, il y a longtemps, décidé que je nommerais les compagnes de mes fils. Le mot est sec et hostile à souhait, et suffit à lui seul à faucher toute velléité de prise de pouvoir dans mon domestique. Quoi de plus normal, après tout, que la déclaration de suprématie d'une reine régnante sur une jeune dinde écervelée, quand on sait que le vocable belle-mère vient tout droit du latin belli matre, c'est à dire mère querelleuse.
L'ennui, c'est que la première de mes belles-filles est une chinoise d'Amsterdam qui ne parle pas un mot de français et est donc, hélas, totalement imperméable à mes effets de style... Il faudra donc que je remplace par tout un discours ce qu'en un seul mot elle eusse pu comprendre, si nous n'étions pas réduites à communiquer en anglais.