Le Grand Alexandre...
Vous l'ai-je déjà dit ? J'aime Dumas au-delà de toute mesure, et c'est justice, la démesure de l'oeuvre (plus de 400 ouvrages) - même efficacement secondé par des nègres me semblant n'avoir pas d'équivalent dans l'histoire de l'écriture. Tombée par hasard sur les Trois Mousquetaires quand j'étais encore toute môme, j'avais enchaîné sur Vingt ans après et Bragelonne sans reprendre mon souffle, puis poursuivi avec les Quarante Cinq, les Montsoreau, les Balsamo, Monte Christo, Ange Pitou... et j'en passe. De fil en aiguille, et par épisodes de mille pages, Dumas m'a tenue en haleine jusqu'à trente ans passés.
Depuis quelques semaines, je me suis replongée dans son portrait de l'histoire, avec le même bonheur qu'à huit, dix-huit ou quarante ans.
Mais comment a-t-il fait, le bougre, pour écrire plus, en une seule vie, que bien des gens ne lisent ?