Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Melting Pot et vin blanc doux
Publicité
18 décembre 2009

Info pour Chris...

Nous avions causé, voilà quelques temps, et je ne sais plus à quelle occasion exactement, de la différence entre "traduit de l'anglais" et "traduit de l'américain". Mon avis était en substance que la distinction était relativement surfaite, et que l'anglais était de l'anglais, même s'il se pouvait trouver quelques différences dans l'usage qu'on en faisait.

Je viens de tomber sur la transcription de questions posées à Claude Hagège, éminent linguiste, interrogé justement sur ce point particulier, et qui explique que la communication constante entre les deux pays (Angleterre et USA) a empêché la langue d'évoluer vers une forme indépendante, même si des différences lexicales ou phonétiques pouvaient permettre d'identifier un discours comme étant issu de l'un ou l'autre pays. Il ajoute que l'usage fait de l'Anglais dans certains pays d'Afrique ou d'Asie diverge bien plus de la langue source que "l'Américain", et a même donné naissance à une nouvelle discipline de la linguistique connue sous le nom de NNVE (non native varieties of english). De fait, les gens habitués à assister à des séminaires en anglais auxquels participent des ressortissants de toutes nationalités savent depuis longtemps que l'anglais d'un indien, d'un palestinien ou d'un chinois est toujours beaucoup plus accessible  - parce que plus basique - à quelqu'un qui n'est pas né anglophone que celui d'un anglais ou d'un américain !

Je laisse à ceux que le sujet intéresse le lien vers l'article (en anglais). Bonne lecture !

Publicité
Commentaires
C
Merci Marie, c'est très intéressant. :)<br /> <br /> Le fait que l'anglais d'un non-anglophone soit plus accessible est peut-être aussi lié à la richesse du vocabulaire? <br /> <br /> Au fait, passe un bon Noël avec tes grands glaons. Et au fait n'oublie pas de nous dire ce que le Père Noel t'aura apporté cette année: peut-être "shape your body". Pour ta wii. <br /> <br /> <br /> ^^
Répondre
O
Marrant de retrouver ici, après si longtemps, Claude Hagège qui, jadis, nous appelait, Duneton et moi "écologistes de la langue", et trouvait ça plutôt bien! on s'amusait bien avec Hagège durant les colloques...avec aussi Alphonse Boudard! Y avait pas que des linguistes!
Répondre
O
Mouais... la distinction entre langue et dialecte a été réglée il y a belle lurette par le société Française de lnguistique...et d'une façoin efficace, et politique: "une langue c'est ce qui a une armée et un drapeau" ou encore "une armée et une marine"... On parlait d'"américain" comme d'une langue jadis..mais jamais de néo-zélandais ou d'australien... Pourtant...en fait c'est toujours politique...maintenant on écrit "traduit de l'anglais (USA)" ou "tranduit de l'Anglais (Australie)"... Mais rarement "traduit de l'Anglais (Gibraltar)..aucun critère purement linguistique ne peut distinguer une langue d'un dialecte: c'est toujours idéologique et politique... Le parler du fin fond du Devonshire peut être plus différent de l'anglais "crntrl" que celui que parlent les Zoulous... pour les patois, on pose qu'il s'agit d'idiomes minoritaire parlés par des gens ayant conscience d'être infériorisés et qui n'ont pas de littérature propre... on s'essaie à la précision...Mais le politique, le social, l'idéologique sont toujours là! Même avec des prétextes logiques! Une fonction de la langue peu citée est celle de se distinguer des voisins, ces salauds, qui "parlent mal" d'un village à l'autre, ça varie et ça permet la discrimination, c'est l'histoire du schibboleth dans le livre des Rois...La langue sert aussi à exclures pas comme il faut (voir Vaugelas et n'importe quel puriste), ceux qui causent pas bien, sont donc des gougnafier que l'on peut massacrer à l'occasion.tout ceci avec des exuses logiques, étymologiques, historiques etc... Montaigne disait déjà que les guerres sont d'bord grammairiennes (je cite de mémoire) ... C'est "bon à penser", comme disait Jacques Le Gff, un de mes maîtres... on en revient au "bon goût" et au "mauvais goût" distinction absolue permettant de taxer d'ignomine l'autre qu'on refuse...voir Bourdieu, certes, mais aussi !Goblot (la barrière et le niveau", c'est sur le net) qui ne parle pas spécialement mais montre coment se font les<br /> discriminations sociales...<br /> Tiens, Nadi nMorano...Hé hé! Un langage, une casquette..ah! les salauds! Y sont pas comme nous! <br /> N'empêche que c'est efficace et ça va permettre à la droite de rester, car c'est très habile: on touche à la sacro-sainte langfrançèz, si pure, si belle<br /> Discriminaztion langagière et racisme: le schibboleth! <br /> L'horreur absolue qui fait les délices de Champignac!
Répondre
Publicité
Derniers commentaires
Newsletter
Publicité
Melting Pot et vin blanc doux
Publicité
Publicité