Info pour Chris...
Nous avions causé, voilà quelques temps, et je ne sais plus à quelle occasion exactement, de la différence entre "traduit de l'anglais" et "traduit de l'américain". Mon avis était en substance que la distinction était relativement surfaite, et que l'anglais était de l'anglais, même s'il se pouvait trouver quelques différences dans l'usage qu'on en faisait.
Je viens de tomber sur la transcription de questions posées à Claude Hagège, éminent linguiste, interrogé justement sur ce point particulier, et qui explique que la communication constante entre les deux pays (Angleterre et USA) a empêché la langue d'évoluer vers une forme indépendante, même si des différences lexicales ou phonétiques pouvaient permettre d'identifier un discours comme étant issu de l'un ou l'autre pays. Il ajoute que l'usage fait de l'Anglais dans certains pays d'Afrique ou d'Asie diverge bien plus de la langue source que "l'Américain", et a même donné naissance à une nouvelle discipline de la linguistique connue sous le nom de NNVE (non native varieties of english). De fait, les gens habitués à assister à des séminaires en anglais auxquels participent des ressortissants de toutes nationalités savent depuis longtemps que l'anglais d'un indien, d'un palestinien ou d'un chinois est toujours beaucoup plus accessible - parce que plus basique - à quelqu'un qui n'est pas né anglophone que celui d'un anglais ou d'un américain !
Je laisse à ceux que le sujet intéresse le lien vers l'article (en anglais). Bonne lecture !