2 décembre 2009
Je me souviens,
écrivait Edouard Branly, d'un de mes camarades de l'Ecole Normale Supérieure. A force de bourrage, ses parents avaient réussi à le faire entrer à l'école. Pour passer le concours, il avait bien fallu, c'est entendu, qu'il fût assez frotté de mathématiques. Il avait été reçu ! La belle affaire ! Hors les mathématiques, il était nul. Quand il lui fallait, la plume à la main, s'exprimer convenablement en français, c'était lamentable. Il était la risée de tous, le fond lui manquait. Le fond que cimentent si solidement les humanités. C'était un raté intellectuel... il a fait de la politique.
Lectures pour tous, L'école Unique, oct 1925.
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