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Melting Pot et vin blanc doux
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13 novembre 2009

M'énerve !

Y'a des auteurs qui feraient bien de s'offrir au moins une relecture sérieuse avant de faire mettre sous presse. Une coquille, deux, un peu plus, ça arrive à tout le monde. Mais quand à la trente-cinquième page d'un livre vous tombez sur la douzième, ça énerve un peu.
Les mousses, à grands sauts d'eau, lavent le pont.
Surtout qu'y a même pas là dedans le moindre début de contrepet.

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Commentaires
M
non, vous m'énervez pas, et je suis assez d'accord dans l'ensemble. dans un contexte social ou politique, il est un peu facile, pour des élites, de prendre prétexte de la forme pour dénigrer le fond. mais il ne faudrait pas confondre les contextes non plus : quand vous expliquez que la langue est votre outil, justement, vous touchez à un point sensible. Un maçon nettoie sa truelle, un peintre son pinceau, un informaticien les virus de son pc, je ne vois pas pourquoi un écrivain devrait, sous des prétextes foireux, négliger de se relire et de corriger ses merdouilles. Si un artisan vous livre une table bancale, vous allez refuser de le payer tant qu'elle ne tient pas debout. Quand j'achète un texte répertorié sous la catégorie "littérature", je n'apprécie pas qu'il soit bancal. question d'esthétique. si vos livres étaient écrits comme votre blog, je ne les achèterais pas !
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O
Je ne suis pas ravi de débusquer des erreurs... Je n'ai ni sévérité ni mépris.La langue est mon métier et j'ai appris à la respecter, même "fautive". Je m'attache d'abord au contenu des messages.Car les normes sont d'abord sociales et politiques. Elles servent aussi à éliminer ce que disent ceux qui font des "fautes" et le mot "baragouiner" en est l'exemple. Une des étymologies propisées serait le breton , bara et win, pain et vin. La légende veut que des Bretons affamés réclamaient à manger;Mais dans leur langage.Ce "baragouin" choquant les puristes, on s'y attacha, ce qui permit de les laisser crever de faim.Tout bénef... Et pourtant Balkany n'était pas né... Ca ne sert qu'à ça, la volonté de correction: déterminer socialement les moches, les pas beau, le "mauvais goût", cet immonde racisme social si ancré...<br /> Le linguiste, lui, aimle la langue et réfléchit.L'un d'entre eux, Henri Frei, a étudié les "fautes".il y a vu des logiques fortes, un désir d'expressivité, toute une stratégie d'être...son livre, une référence, la "Grapmmaire des fautes" est réédité. l montre qu'on ne fait pas n'importe quelle faute n'impporte quand... Michel Dansel, "lhomme aux chausseettes rouges", spécialiste de Corbière et des poètes "décadents" s'est occupé de l'orthographe et à écrit un "dictionnaire des fautes"... Frnçoise Mandelbaum Reiner elle, parle de "l'art de la faute" et montre les combinaisons d'inférences subtiles qui mènent à choisir telle ou telle façon de dire ou d'écrire plutôt qu'une autre... Bref, quand oln aime la lanue, quand on la connaît, on ne condamne pas! Car on sit qwu'il ne s'agit que de mépris social... Avec ce que j'ai appelé dans mon livre "le français qui se cause" "le plaisir glauque de corriger l'autre. Le sentimetn de supériorité.<br /> <br /> L'ennui c'est quand on se renseigne vraiment.qu'on lit, par exemple, les lettres de Madame de Sévigné...Le même mot peut être écrit trois fois avec une graphie différente dan sle même texte...mais il s'agit là de l' "orthographe des femmes", de ces femmes savantes que ce con de Molière vilipendait par complexe d'accession sociale difficle et contrariée...Et que Ménage défendait.LEsquelles femmes savantes étaient parmi les plus grands esprits de leur siècle! Sévigné, Madmae de La Fayette et j'en passe... Mais il ne s'agit pas que des femmes: Racine et tousles autres auteurs classiques agissaient de même...Malgré l'académie... §Au Moyen Age, il y avait des "orthographes" quasiment régionaux: on peut reconnaître telle entreprise de copie, tel scriptorium par ses graphies... Tandis que la majorité du patrimoine français est "sans orthographe" (enfin, presque)... Il a fallu normer, fliquer, certes et surtout distinguer socialement les "bons" des "mauvais", les gens de goût des autres, ce qui est le cas de tout purisme;Vaugelas le disait bien, il faut parler 'et écrire) comme la "partie saine de la Cour"... rien dans lepurisme n'échappe au fait qu'il ne s'agit que de distinction, de mépris, de haine sociale parfois...<br /> Pour iun linguiste,ou quelqu'un qui aime la langue vraiment, et non un seul de ses aspects, tout est légitime si le message est perçu ou s'il ne l'est pas si l'on a le désir d'être hermétique. L'élève qui écrit "mèzon" pour maison a au moins compris le système graphique"...Ce n'st pas rien!Certes, une norme "centrale" est commode. Mais on peut admettre des vaiantes orthographiques comme on admert enfin les langues régionales. quant à l'inadvertance de celui qui fait une "faute", on s'en fout...A moins d'aimer jouir du mépris que l'on porte. Et de refuser de vois que l'"on n'est guère à l'abri de ce genre de choses!<br /> Tout dans la langue est politique ou social (c'est sa raison d'être)... De toute façon, on a des logiciels pour corriger et, si l'on est un vrai bourgeois méprisant et puriste, on peut s'offrir un larbin pour corriger les fautes.De même si l'on est un aristo à l'ancienne, peut soucieux des lettres... Préoccupations subalternes de ceux qui se sentent supérieurs...<br /> Etrangement, ce que j'expose ici résume en gros les positions des spécialistes de la langue, de ceux qui la connaissent le mieux! Et qui ne fotnpas de fautes! On en a souvent parlé avec Cellard ou Duneton, Alain Rey, etc... Et si l'on accepte la norme centrale, administrative, légale, on refuse ce "plaisir glauque de corriger l'autre" en respectant les usages "fautifs" qui ont, eux aussi un sens...<br /> <br /> "pense, pense, pense" disait un grand philosophe trahi par disney, le normateur...Ce grand penseur, c'est Winnie l'ourson! Penser la langue devient urgent.autement on suit ce qu'on nous a dit dans un certain but ou un but certain...<br /> JK'espère que je vous énerve un peu, tout de même! Moi, c'est mon boulot, la langue... Je vis pour elle, je vis d'elle... certes, c'est une sacrée pute qui se commet avec n'importe qui, qui dit n'importe quoi, mais on l'aime quand même! brave fille, va...
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D
Bin j'ai débusqué sans me forcer deux erreurs dans un recueil de poésie. J'en étais ravie. ^^
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O
J'ajouterai que cet ail vient généralement des Commores, d'où l'expression "sauts d'aulx et Commores"...
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O
Quelle faute énorme! heureusement, chacun aura compris qu'i Il faut lire des "sauts d'aulx"! Car, en efet, chacun sait que dans la marine, une vieille tradition veut que l'on étale de l'ail sur les ponts et que les mousses en écrasent les gousses en sautant à pieds-joints! cette coutume,,par l'acidité de l'ail, lave le pont, certes, mais éloigne les tyerribles vampires marins dont on n'entend plus parler depuis belle lurette grâce à cet usage...
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