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Melting Pot et vin blanc doux
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16 septembre 2009

Pochette surprise.

J'adorais, quand j'étais môme, aller à l'épicerie avec mon pépé, qui ne refusait jamais de m'acheter l'une de ces pochettes surprises qui trônaient en bout de comptoir dans un porte parapluies. Ha, avec quelle fébrilité je m'emparais à chaque fois du cône de papier bleu que je déchiquetais sur le trottoir, espérant je ne savais quoi d'extraordinaire, pour y découvrir toujours le même sifflet de plastique, du fil à scoubidou et un bonbon dégueu... La déception ne m'empêchait jamais d'y revenir, l'excitation de la découverte l'emportant sur tout le reste.
Je l'ignorais, mais il semblerait que certains libraires aient adopté le principe de l'enveloppe surprise. Dans un article léger et amusant, l'auteur britannique Richard Beard  nous raconte sa propre déconvenue à la découverte du livre qu'il vient d'acheter les yeux bandés.
N'empêche, l'idée me paraît bonne. voire même excellente, et si j'étais libraire... Ha, tenez, j'ai déjà une liste toute prête des livres que j'y déposerais, dans ces enveloppes blanches, et je vous promets que vous ne seriez jamais déçus de mes high quality packs.
Les libraires, hélas, sont une espèce en voie de disparition, et l'on n'en trouve guère plus d'un désormais pour dix marchands de livres. Quel dommage, hein. Le mien, avant que sa librairie ne brûle, me préparait chaque mois sous son comptoir une sélection spéciale de ce qu'il savait devoir me plaire. Epoque révolue. Il ne s'est pas remis de l'autodafé géant qui a ravagé sa boutique, et je suis désormais contrainte de me rabattre sur le Décitre du coin, dont les sélections sont aussi insipides que des courgettes de supermarché !

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Commentaires
C
Merci pour l'info Marie. Je ne sais pas si tu goûtes à ce genre littéraire, mais c'est bien écrit je trouves, en tout cas 100 fois mieux écrit qu'un Da Vinchi code. Et c'est vrai que je me dis que le ou la traduc a dû plus d'une fois s'arracher la tignasse, mais ya pas à dire, vu d'ici le travail est superbe. Ce bouquin il y a 14 ou 15 tomes (en poche) et pas un instant tu t'emmerdes quoi.
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M
vois-tu chris, c'est une expression qui me fait toujours sourire. Les américains parlent anglais, non ? les quelques singularismes qu'ils peuvent proposer ne font pas de leur langue une langue différente. Un peu comme les gens qui expliquent qu'ils parlent brésilien. Portugais ? non non, brésilien... Ben tiens, à ce compte là, dès que tu parles espagnol en utilisant quelques termes locaux de l'argentine ou du chili, tu causes argentin et chilien... et je vais pouvoir décliner mon cv non plus en trois langues, mais au moins en cent douze, en commençant par l'irlandais, tiens. <br /> Pour ce qui est du bouquin dont tu causes, je l'ai pas lu, donc je sais pas. Mais si tu y trouves des termes rares en français, voire obsolètes, c'est que l'auteur, en anglais (oups, en américain) a dû soigner la langue, et le traducteur chercher les équivalents là où il a pu. Les vieux dicos bilingues sont des mines pour ça - j'en ai un qui date de 1750, qui est un vrai bonheur, même si j'ai rarement l'occasion de m'en servir autrement que pour satisfaire à mes curiosités.
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C
Il y a une librairie chez moi, la Manufacture que ça s'appelle. Et les gens qui y bossent sont de vrais passionnés, ça se sent qu'ils aiment les bouquins. Quand tu vas acheter de la poésie ils te regardent avec des yeux gourmands. Et quand je demande quoi prendre dans tel ou tel genre littéraire (je pense à l'heroic fantasy à laquelle je ne connais à peu près rien et que mon homme aime) ils savent très bien nous orienter sur des auteurs pas spécialement connus mais qui sont plutôt pas manches dans leur partie. Comme ça qu'on a découvert et adoré George R. Martin et sa looongue saga qu'on en redemande encore et encore, du trône de fer. <br /> <br /> En parlant de lui justement, je me faisais une réflexion l'autre jour. Il est traduit de l'américain et le traducteur use de termes pratiquement disparus dans notre langue (Ô combien ça me ravit de retrouver ces mots-là, que d'ailleurs pour certains il m'a vraiment fallu gratter loin dans le ventre du net pour en trouver le sens exact) Mais ces termes ne doivent logiquement pas exister en anglais des US non??
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M
y'a pire que Décitre (la fnac, par exemple) mais ça reste des marchands de livres. un libraire que tu connais (et qui te connait) depuis dix ans, c'est irremplaçable !<br /> et pour ce qui est du temps,xav, la nouvelle doit faire à peu près 20 pages... trop pour une douche, mais juste ce qu'il faut dans un bain !
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G
toujours pas... faut trouver le temps hein !<br /> là j'ai fini le livre d'hélène castel, retour d'exil d'une femme recherchée, préfacé par nancy huston, c'est du bon...
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