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Melting Pot et vin blanc doux
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26 juin 2009

Burka, niquab, voile ou chapeau pointu.

J’entends bien les voix qui s’élèvent ici ou là pour réclamer l’interdiction de la burqa sur le territoire français au nom des libertés individuelles, et notamment des libertés des femmes. Mais sacrebleu, soit les femmes qui portent ce genre d’accoutrement le font de leur plein gré, et après tout, au nom de quoi le leur interdire ? Soit elles le font sous la contrainte, et elles ont, comme toutes les autres femmes, la possibilité de faire respecter leurs libertés, y compris par voie judiciaire. Une femme musulmane, comme n’importe quelle autre, est libre, en France, de s’affranchir de la tutelle d’un mari ou d’un père abusif, comme elle est libre, pour n’importe quelle raison, de s’y soumettre.

On m’objectera, bien sûr, que la France est un pays laÏque, et que par conséquent nul n’est loisible d’afficher ses convictions religieuses hors son église… ouais, état laïque, il me semble bien que les écoles catholiques fonctionnent en partie sur les subsides de l’Etat. Il n'a curieusement jamais été question, il me semble, de légiférer sur le port de la kippa,  pas plus que de la croix, catholique ou huguenote, – définitivement assumés comme un signe d’appartenance religieuse, et que personne ne viendra me chercher de poux s’il me prend la fantaisie de faire mes courses en robe de bure et silice, ou même en jupe plissée bleu marine et col claudine. Personne ne songera seulement que j'aie pu être contrainte de les arborer. La seule chose qui soit interdite, c'est de porter un masque quand c'est pas carnaval, ou une cagoule quand on manifeste. Le Canard relevait d'ailleurs cette semaine le cas de ces trois manifestants d'un Leclerc virés après qu'on les ait vus dans le journal brandir une pancarte (de mémoire, je l'ai pas sous la main) "Les salaires sont moins chers en moyenne chez Leclerc". Mais ça, c'est un autre débat.

La valeur essentielle d’une démocratie, c’est le respect de la liberté de chacun dans le cadre de lois faites pour tous. Qu’on fasse voter des textes réglementant les droits et devoirs d’une communauté particulière, qu’elle soit sociale ou religieuse, et l’on ne pourra plus prétendre au statut de démocratie. Les bonnes âmes ne manqueront pas de faire remarquer que c’est pas facile de se barrer et d’assumer toute seule les gosses. Non, être libre, c’est pas facile, mais c’est toujours possible. S’il faut agir pour protéger les plus faibles, faisons-le en aidant à l’insertion professionnelle des femmes, en leur garantissant un salaire égal à travail égal (on est toujours loin du compte), en créant (ouhouh ?) des places en crèche, et arrêtons cinq minutes de tortiller du cul pour chier droit.

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Commentaires
T
un slogan contre l'interdiction du port de la burqa? il est est interdit d'interdire d'interdire!
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O
JE ne vois pas beaucoup de liberté de parole sur les blogs! !!omui, c'est come le voile: si on pense vrai,, si on dit vrai, on se retrouve seul... LEs blogs témoignent de l'aliénation générale qui n'a rien à envier au port du voile "choisi"...<br /> <br /> §La liberté est un fait de droit. Comme, l'égalité.ele n'est pas le respect (qui en juge? ) de la liberté de l'autre, mais l'obligation absolue de ne pas lui nuire. Pas de sentiments: des lois. Un sentiment politique, c'est le fascisme.Une démocratie vit d'esclavage et la nôtre sur l'exploitation économique du tiers-monde ou d ela Chine par exemple! A chaque fois que nous achetons un tee-shirt chinois, nous nuisopns à la linerté des ouvriers qui le fabriquent en confortant le systèmer qui les opprime: il n'y a pas d'innocence! Et on se fout des sentiments: on pedut aimer els "petits chinois"...n'empêche qu'on les exploite!Et certains nous tueraient peut-être volontiers...<br /> liberté intérieur? ùpour qui se prend-on? Lire "le château intérieur", de Thérèse d'Avila, çaq décoiffe même si c'est on ne peut plus catho...quoique...<br /> La liberté, c'est choisir sa prison
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M
Je réfléchis ... et plus je réfléchis plus j'incline à la tolérance vis à vis du voile, à l'application stricte du Droit vis à vis de la burka, laquelle ne pose réellement souci que lorsqu'on ne veut point l'ôter ... et dans ces cas, le Droit est déjà écrit, pourquoi enfoncer un clou déjà enfoncé dans la tête de ces femmes ? La religion ne saurait être au-dessus du Droit, le Droit ne saurait se mêler de religion. Il ne nous appartient pas de décider en Droit si ce signe d'appartenance religieuse est attentatoire à la dignité de la femme (quoique ... si la femme est si tentante qu'on doive la voiler on pourrait se demander pourquoi on ne grillage pas plutôt tous les hommes ... ?), il nous appartient en revanche d'éduquer les petites filles puis jeunes filles et de leur donner les outils pour résister et opposer leur parole propre. Non ?
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C
En 36 mon grand-père qui bossait dans une tannerie de la ville, participa à des manifestations. Il se retrouva en première page du canard local. Le lendemain quand il se pointa au boulot le patron l'attendait. Il ne le vira pas, mais lui montra la "fosse" où il passa vingt ans. C'est vrai que ficher les gus qui manifestent c'est plus facile sans que avec cagoules. Dans peu de temps je crains qu'on n'ait plus à s'interroger sur "nos libertés", parce qu'on en aura plus. Ou alors solidement "encadrée" comme nos blogs qui vraiment font chier avec leur liberté de parole.<br /> <br /> Quand à nous "amuser" avec la burka pendant que les copains du nain délocalisent à mort et jettent les gens dans la misère, bin j'ai qu'un truc à dire: ça ne prends plus.<br /> <br /> Néanmoins je rajouterai mon grain de sel au sujet de ce billet. J'entends souvent des gens dire qu'ils ne comprennent pas pourquoi les musulmanes ne profitent pas du fait de vivre dans une démocratie/république/en France pour se libérer du joug de la religion. Je dirai juste qu'ici comme là-bas la pression familiale est énorme, et que s'en libérer c'est aussi se retrouver seule. On est pas toutes armées pour cela surtout quand on ne connait QUE la cellule(oh comme le mot lui va bien) familiale. Je crois qu'il faut considérer le "problème" avec humanité et comme tu le dis Marie, aider plutôt que condamner.
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M
si on essayait déjà d'être libres et égaux à soi, au lieu de toujours jauger l'égalité des uns à l'aune de la liberté des autres, on serait sur la voie du progrès !
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