Le ridicule ne tue pas, mais tout de même...
Ne me demandez pas où j'ai lu l'histoire, j'en ai dépiauté tellement cette semaine qu'il me faudra de nouveau des mois pour retrouver les références que je n'ai pas notées, comme à ma détestable habitude. Bref...
Un certain général, ou capitaine Moreau s'étant rendu au nouveau monde pour y inspecter ses troupes se trouva charmé que les indigènes lui aient préparé un chaleureux accueil, banquet et spectacle, au cours duquel on vint à chanter pour lui une chanson locale dont le refrain était commençait par tomorrow, tomorrow... Notre militaire, peu versé dans les langues, s'imagina qu'il s'agissait d'un hommage à sa personne, et que le choeur ne chantait pas autre chose que To Moreau, To Moreau (à Moreau, à Moreau). Flatté, il se levait au début de chaque refrain pour saluer l'assistance à cul ouvert, assistance qui d'ailleurs ne comprit rien à ces gesticulations, jusqu'à ce qu'un français charitable et bilingue expliquât à son plus proche voisin américain la nature de la méprise du militaire, qui se trouva vite, on s'en doute, la proie des lazzi et quolibets des spectateurs de sa trop visible vanité.