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Melting Pot et vin blanc doux
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3 octobre 2008

Chonchonnesque adventure.

Bon, je vous l’ai dit, hier était le jour que je trimballais mon Chonchon à son appart rien qu’à lui, matelas, couette, casseroles, réserve de pommes, bref, une bagnole pleine de bazar ad usum mon delphinus à moi, que je l’adore, mais sérieux, y’a des fois, vous allez comprendre pourquoi, j’y mettrais bien mon pied au bas des reins, s’il ne l’avait pas si haut perché.

Départ, donc, avec une bonne heure de retard sur le timing soigneusement prévu la veille, pour cause que nous avons été infoutus, tous les deux, de trouver comment, bordel, on replie le siège arrière d’une modus pour faire un peu de place.

Au bout d’une heure d’infructueuses tentatives, les couillons m’ont viré, et j’ai empilé comme j’ai pu, j’allais pas y passer la journée non plus hein.

Je vous passe le fastidieux trajet sur autoroute, ouf, nous v’la rendus. Je gare l’auto devant l’entrée de l’immeuble, et en ouvrant le coffre, prie mon Chonchon surexcité de se rendre utile en ouvrant la porte, histoire qu’on puisse empiler le merdier dans le hall avant que j’aille mettre mon véhicule à l’abri de toute velléité contraventionnesque de la maréchaussée.

Chonchon, sans s’arrêter de sautiller sur place, tend sa grosse paluche.

- Qué tu veux ?

- Ben, les clés tiens, si tu veux que j’ouvre.

Disez moi que c’est pas vrai. Que je suis pas l’infortunée génitrice d’un dégénéré qui part emménager à cent cinquante bornes de la maison de papa-maman SANS EMPORTER SES CLES. CLEFS, comme vous voulez.

Ben si. Voilà. Tout le bordel sur le trottoir, et Chonchon, ahuri, qui ose LA REMARQUE que quand même, j’y crois pas !

- Me dis pas que t’as pas pris les clés ? Mouarf, c’est pas vrai, t’es d’une INCONSEQUENCE !

Zyva, on fait quoi hein, grand con.

Bon, heureusement, son père bosse pas trop loin. On sait jamais, peut-être qu’il a gardé un double. Téléphone. Je me fais engueuler, hein, of course, incurable inopérante et tout ça. Mais oui, heureusement, il a un double. Suffit qu’on poireaute sur le trottoir jusqu’à ce qu’il se rende disponible, après sa réunion en cours, une bonne heure quoi.

Il arrive comme Zorro, m’inflige le petit laïus indispensable, me donne la clé, et s’en re-va travailler.

On décharge, on range, on s’extasie sur la vue sur chemin de fer, et je bise mon grand con en le prévenant de faire gaffe à sa clé, sans m’appesantir toutefois, tant est grand mon soulagement de le voir ENFIN dégager ses dégingandures de mon salon.

- Ah bon, mais tu veux pas qu’on aille manger un truc avant de repartir ?

- Si tu veux, mais vite fait, faut que je soie rentrée pour trois heures.

Hop, petit chinois en vitesse. Et au moment où je remonte dans l’auto, il se penche à la portière passager et frappe contre la vitre.

- Oui, qué tu veux ?

- Ben, tu m’ouvres ? Je vais pas rester là, j’ai pas de cours demain !

Funérailles, je vous le dis, c’est pas si facile de se défaire de sa progéniture. Je l’ai ramené, hein qué vous voulez que je lui dise ?

 

 

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Commentaires
C
J't'adore toi...chez toi ya toujours un grand sourire qui m'attends pour que je me le colle sur le museau! :)
Répondre
M
Hihi c'est pas gagné pour dégager le salon !
Répondre
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