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Melting Pot et vin blanc doux
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20 juin 2008

Bac de Français.

Mon Alex revient ce tantôt de son épreuve écrite de Français, et je ne résiste pas à l’envie de commenter pour tout un chacun que ça intéresse, parce que quand même…

Les quatre textes du corpus, si, on dit comme ça, sont des portraits. Un extrait de Balzac, un d’Hugo, un Zola, et un Proust. Rien que des valeurs sûres. Dans quelle mesure, demande-t-on, ces portraits prennent-ils appui sur le réel, dans quelle mesure le transposent-ils ? Hé ben voilà un sujet intéressant. Si, je suis pas ironique du tout.

Je lis donc les portraits, qui comportent nombre de notes de bas de page. Des commentaires sur le contexte ? Que nenni. Du bête vocabulaire. Le jour du bac de Français, on donne à nos mômes des textes de grands auteurs à commenter, et on leur explique en passant le sens de rabat (grand col rabattu porté autrefois par les hommes), affriander (attirer), débile (qui manque de force physique), pourpoint (en gros c’est une veste), Rembrandt (un peintre tellement méconnu qu’il faut quand même préciser), bastringue, guibolle, j’arrête là la liste, ça m’énerve. C’est quoi ces conneries ? Ils ont lu quoi avant d’y aller les candidats pour qu’on en soit à leur définir du vocabulaire élémentaire ? Et si ils sont pas foutus de savoir tout seuls ce que sont un pourpoint ou une guibolle, ils ont quelles chances de répondre intelligemment à la question.

Je vous le dis, c’est navrant[1].

 



[1] Qui navre. Syn. Affligeant, désolant, pitoyable, décourageant, déplorable, consternant, lamentable, confondant, atterrant, et même contristant.

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Commentaires
M
Merde, je sais pas, mais je vois mal comment un esprit bien structuré et qui aime la logique pourrait être vraiment hermétique à la poésie, à l'humour. Les plus "grosses têtes" que j'aie eu l'occasion de croiser dans ma jeune vie vous faisaient péter aussi bien des équations du troisième degré que des calembours du même type (du troisième degré, suivez un peu !). La pensée élégante et bien maîtrisée trouvera à s'employer aussi bien et avec autant de succès dans les maths, la chimie (que de trésors dans la chimie organique !!), la physique (la physique quantique c'est une merveille !), que dans la poésie, la littérature, le théâtre ! Arrêtons de couper les gens en deux dans le sens de l'intelligence, on y laisse forcément la moitié de son âme.
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M
en tout cas, il y a autant de fautes d'ortographes chez les bac S que chez les L... Malheureusement ! En terminale L, on trouve des fautes telles que: "je travaye", "fasson de voire" et c'est les moins affligeantes. <br /> Tout le monde sait que le bac L ouvre un dixième de portes du bac S, comme disait Marie : l'art et la science sont indissociables. <br /> Et par conséquent, on demande de + en + d'élèves issus de bac S pour le concours des beaux arts.<br /> Je pense que Mariléti n'a pas tort, même si c'est de l'humour, le niveau "baisse" et ce n'est que le début !
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M
Et souvenez-vous aussi d'Hari Seldon, qui dénonçait la sur-spécialisation des sciences.
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M
si si, christian, on c'étais bien comprit. je voulait juste relevé la provoquation. <br /> Tu vois, petit Seb, là, je me moque. Mais c'est pas méchant...
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C
Je trouvais que le com de Seb illustrait votre note et avec brillance, en plus.<br /> Acalculique, si je veux!
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