Atout trèfle.
Au cours de l’année qui vient de s’écouler, j’ai dû faire des choses difficiles pour lesquelles j’étais mal armée. Ce matin, je joue mon joker. Si ça passe, j’aurai réussi. Si ça ne passe pas, alors j’aurai perdu la bataille de Providence, toute reconstruite qu’elle soit, puisqu’elle ne sera plus nôtre.
Les détails de tout ça, je vous les livrerai bientôt, si ils vous intéressent. En attendant, je vais me faire un shoot de passiflore pour avoir une chance de m’exprimer ce matin sans bégayer, toute seule dans mes baskets devant un parterre de sachants qui ne savent en fait rien du tout des réalités des dossiers qu’ils gèrent, qui oublient que derrière chaque zéro qu’ils me pointent d’un doigt sévère, y’a des hommes et des femmes qui risquent demain de se pendre à leurs poutres toutes neuves, et qui pour l’heure sifflotent en clouant des parquets dans une maison qu’ils aiment, et qu’ils ont dû quitter par la force des baïonnettes.
Anda la vieille, tremble carcasse, et cause éloquent, pourquoi sinon, misère, faut pas que je pense à ça.