copropriété
Copropriété : Elle est une et indivisible, avec comme corollaire qu’on ne saurait faire sécession d’un ou plusieurs copropriétaires, si fâcheux fût ou fussent-ils.
Or, au mépris des lois de la probabilité, quel que soit le nombre des constituants d’une copropriété - variables de deux à autant qu’on veut, celle-ci compte un, et au moins un fâcheux.
Si le, ou les fâcheux disposent d’un nombre de tantièmes limités, leur obstruction n’est d’aucune conséquence, sauf éventuellement quand l’unanimité ou la majorité 26, dite des deux tiers[1] sont requises pour prendre une décision.
Dans le cas contraire, j’entends si vous êtes assez infortuné pour subir un ou des fâcheux majoritaires, il ne vous reste qu’à vous incliner ou à vendre votre appartement.
Il faut noter qu’en nos temps modernes, la gestion d’une copropriété est la dernière grande aventure qui soit à la portée de chacun de nous (j’entends les nantis) puisque tout propriétaire d’un lot peut se porter candidat à la gestion bénévole de l’immeuble qui abrite ce lot[2]. Ce mode de gestion emporte d’ailleurs l’adhésion de 15% des copropriétaires français ravis d’économiser un syndic.
Que les candidats à la fonction n’aillent pas se méprendre sur le sens de l’expression. On économise son coût, pas sa personne.
[1] Voir article 26 de la loi de 65 en lien.
[2] Article 28 du décret du 17 mars 1967