O Tempora...
Tu peux bien prendre les chemins de traverse, flâner dans la clairière, faire semblant de rien, jouer que ça serait pas. Tu peux le raconter à l’elfe du sentier, au génie de la mare, au trou du marronnier, leur dire toutes les histoires. C’est pour ça qu’ils sont là. Ils sont l’oreille inverse au soleil du couchant. Ils ne voient pas ses teintes parce qu’ils sont trop bas, surtout le génie de la mare, qu’à vue sur l’horizon qu’au taquet des grenouilles. Tu peux t’asseoir ici, te faire de glaise, les entendre accorder leurs pulsations d’air brutes. A môa… A tôa.. A môa… A tôa… A môa… A tôa… A l’autre. Un deux, un deux, un deux trois. Si tu bouges c’est fini. Si tu te figes, ça peut durer encore toute une polyphonie, une valse de chants corses. Mais ça n’empêche pas, faudra bien repartir, et par où tu voudras. Tu peux prendre les chemins de traverse, flâner dans la clairière, caracoler aux bois, tu finiras toujours par tomber sur l’octroi.