La Techtonique d'Eplaque
Connaissez-vous
Depuis quelques mois, mes garçons s’entraînent à la techtonique, à grands renforts de tentative de dislocation des coudes et des genoux, et je ne peux m’empêcher de songer que c’est un bien étrange spectacle que celui de ces énergumènes au profil de coton-tige qui pourraient tenir à trois dans le jean d’un seul, décomposant méthodiquement les mouvements sur des vidéos de youtube pour les reproduire très lentement d’abord, le temps de bien cerner le truc, puis de plus en plus vite, en les enchaînant inlassablement, jusqu’à ressembler à des Arlequin de pantomime sous Captagon[2]. Notez, je serais une gonzesse, enfin, j’aurais la fraîcheur d’une demoiselle encore sur le marché, je succomberais sans doute aux charmes incongrus de l’un de ces dégingandés éphèbes. Mais allez savoir pourquoi, le premier moment d’hilarité passé, je commence à m’agacer de prendre un coup de coude ou de genoux chaque fois que je dois traverser la zone d’entraînement circonscrite, malgré mes borlantes réitérées, à l’espace du salon. Sans compter que la musique qui va avec… au-delà de dix minutes, ça me provoque des spasmes neuronaux.
Mais bon, je vous laisse juges.
http://fr.youtube.com/watch?v=Gt1HnaibzLI
[1] Sans rire, une fois j’ai vu un canard qui remontait le canal à contre-courant à tout berzingue sur cent mètres, puis faisait subitement demi-tour pour recommencer. Sur le coup, j’ai pensé à un entraînement sportif, avant de me rendre compte qu’il tournait régulièrement la tête en arrière pour s’assurer que la cane qui se bronzait les palmes peinarde au soleil sur le quai ne perdait rien de la performance. Ca c’est fini comme ça se finit toujours, elle les canetons sur le dos et pas la paix cinq minutes pendant que monsieur allait nager ailleurs.
[2] Amphétamine hyper trop top. En trente-six heures, avec vingt comprimés, vous bouclez tous les programmes de votre année de fac. Mémoires inclus.