Luz,
Luz Casal, vous savez bien, c’est cette rockeuse espagnole au corazón grande comme une montagne qui fait la musique des films de Pedro Almodovar. Belle comme un costume de torero, avec une voix à terrasser tous les Didier Super de notre galaxie. Piensa en mi, cette chanson qui fait pâmer les meufs dans leur cuisine chaque fois qu’elle passe à la radio, c’est Luz Casal. Hé bien je suis au regret d’écrire que cette chanson là est d’une mièvrerie sans égale, jérémiadesque au-delà du raisonnable, comme beaucoup d’autres de son répertoire. Et pourtant, ça passe, ça prend même, sans lasser, alors qu’on taperait volontiers, encore aujourd’hui, sur la tronche de Joe Dassin s’il nous infligeait les mêmes. Alors, pourquoi donc que j’y reviens si souvent ?
J’aurais tendance à penser que c’est parce qu’il y a chez elle une sincérité qu’on ne trouve pas chez d’autres, et c’est pour ça que c’est juste très beau.
Ou qu’une pré-ménopause galopante commence à m’altérer le sens critique. allez savoir, l’auto-introspection, ça m’a toujours gonflée.