mardi 20 octobre 2009
Frederic Mitterrand...
Un tartempion comme on les aime. Faudra-t-il donc qu'il n'ouvre la bouche que pour dire des conneries ?
Lui qui voilà six mois défendait la liberté d'expression "du dépit amoureux" des rappeurs - il s'agissait d'Orelsan, et s'indignait qu'on veuille censurer l'appartition d'icelui au Printemps de Bourges monte aujourd'hui au crénau pour s'indigner de "l'évidente atteinte à la dignité humaine" que constitue le texte d'un autre rappeur, Morsay, qui chante "j'nique la police municipale".
Ho là ! Halte, hein ! Faut-il comprendre que des petits cons incitent leurs concitoyens à niquer une salope, ça le fait, sauf si elle est en uniforme ?
Ben va falloir me faire une liste, à moi, pour que je m'y retrouve dans cette morale toute neuve, et que je sache tout bien ce qu'il est bien de niquer ou pas.
Les meufs de banlieue qu'ont contrarié leur jules, on peut.
Les petites filles déguisées en salopes, on peut.
Les mômes qui se prostituent de misère, on peut. (oui, parce que le plan du boxeur de 40 ans, faut pas prendre les gens pour des cons, ce qu'a écrit Frédo, c'est, de mémoire et à peu près "l'excitation que faisait monter en lui ces jeunes éphèbes vendus au marché aux esclaves").
Le viol en réunion quand on est fils de bonne famille, on peut - ou du moins si on est en mesure de fournir un certificat de moralité sur papier à en-tête.
Mais simplement dire "je nique la police municipale", ça, non, c'est pas beau, et ça mérite qu'un ministre monte au créneau pour nous faire la leçon. Et qu'on ne s'y trompe pas, si celui qui s'y avise devait se retrouver devant les tribunaux pour "incitation à la haine", il ne lui faudrait pas espérer la garantie d'un stage cul (pour culture bien sûr) à la Villa Medicis.
Longtemps, les politiques m'ont fait rire - jaune souvent, mais rire quand même. Allez savoir pourquoi depuis quelques mois ils me paralysent le zygomatique. Où sont-ils, ceux qui se battaient pour des idées, et même des idéaux. Les Mendes France, les Blum, les Semard, les Bérégovoy, et même les Krazuki ?
Circulez, messieurs dames, circulez, y'a plus rien de propre à voir. Ni du côté des politiques, ni du côté d'ailleurs des chanteurs soi-disant populaires, qui s'affichent un flingue à la main et prônent la suprématie universelle du mâle hétéro de cité sur tout ce qui risquerait de leur défriser les testicules, femmes et homos en tête.
vendredi 27 février 2009
Sachons bien
Qu'une ordonnance rendant aux fumeurs leurs libertés n'est encore et toujours qu'un arrêté de fumer.
mercredi 25 février 2009
L'inquisition est morte,
pas les dominicains...
vendredi 20 février 2009
Un avant-goût de printemps.
lundi 2 février 2009
Ségolène stikes again.
"Il n'y a pas de barrière infranchissable entre ces trois composantes que sont la gauche de gouvernement, les mouvements sociaux et l'extrême gauche".
La gauche de gouvernement... mouarf. Presque j'en rirais, si !
lundi 15 décembre 2008
Irréguliers ?
Les verbes irréguliers d'anglais, on en a tous deux ou trois qui pêchent. On fait comme on veut, y veulent pas rentrer. On pourra les avoir vérifiés mille fois qu'on les saura toujours pas. Ma Virgule vient de me réciter les siens, d'irréguliers. Nickel-chrome. Sauf trois. Les deux qui viendront jamais, et un qui fait de la résistance. Quand je lui dis "sonner", il répond "dring drang drung". Y'a des connexions, comme ça, ou des déconnexions, qui se font malgré nous. Pendant des années j'ai dû chercher dans un dictionnaire le verbe "oublier" parce que j'avais beau faire, il me revenait pas. Pas même avec la méthode Guyot(1).
(1) Madame Guyot fut mon professeur d'anglais tout au long de mes années de collège. Je me rends compte aujourd'hui, rétrospectivement, de ce que je lui dois. Une méthode irréprochable, des cours de grammaire d'une incontournable clarté, et une férocité dans la sanction pédagogique absolument dissuasive, mais hélas sans effet sur ma capacité à me souvenir du verbe "oublier", même en le copiant 500 fois.
Y'avait chez cette femme quelque chose qui glaçait les sangs des plus téméraires, et elle ne prévenait jamais qu'une fois, au premier cours de l'année, qu'elle voulait "entendre voler les mouches". J'ai jamais entendu personne, en quatre ans, ni l'ouvrir quand il était censé la fermer, ni rester coi quand - chacun à son tour, nous devions nous exprimer. Et on parlait tous, en anglais, DEUX FOIS par cours, inexorablement.
Je fais des progrès dignes de la Pléïade dans la rédaction des notes de bas de page, celle là est plus longue que le texte.
jeudi 11 décembre 2008
Des bleus partout.
J'aime beaucoup les manies d'auteurs. C'est encore à la traduction qu'on les discerne le mieux. L'auteur que je traduis en ce moment a une tendresse particulière pour le bleu, qu'il qualifie systématiquement. Il m'avait fait le coup des yeux bleu-gaz, toute la gamme des bleu vert, bleu mer, bleu glace ou bleu blanc rouge, mais là, il donne carrément dans le "abrupt fly-killing blue". Un bleu résolument diptéricide ? Ben oui, je vois rien d'autre, tue-mouche, c'est une teinte de rouge !
mardi 9 décembre 2008
Rôle du syndic envers un copropriétaire emmerdant...
J'ignore quel est le malheureux qui est arrivé ici en suivant ce fil-là, mais je veux bien apporter une réponse à son interrogation. Pourrissez-lui la vie, faites tout ce qui est en votre pouvoir pour lui faire tourner les sangs jusqu'à l'étouffement. Travaillez vos majorités et vos copropriétaires pas emmerdants pour l'empêcher systématiquement d'arriver à ses fins, réclamez lui le paiement de ses charges par recommandé dès le premier jour de retard, engagez des procédures de contrainte chaque fois que c'est possible. Vous n'avez rien à perdre, lui tout. Bon courage, et surtout revenez me raconter, vous trouverez ici une oreille plus que compatissante.
jeudi 13 novembre 2008
Je doute
que le lecteur qui est arrivé là en suivant le panneau "démangeaisons aux couilles" ait trouvé ce qu'il cherche.



