mercredi 23 décembre 2009
une voix dans la foule
au bord du Thiou qui dit "Jérémie, recule un peu que tu vas me tomber à l'eau".
C'est rien du tout, un pronom ici où là dans une phrase, et pourtant celui-là m'a renvoyé une bouffée de l'odeur des Noël de chez moi, avec l'odeur de la soupe courge-pois chiches qui fume sur la table couverte de trois nappes blanches et de l'assiette en plus pour le pauvre qui passe.
Merci la dame que j'ai pas vue.
vendredi 18 décembre 2009
Info pour Chris...
Nous avions causé, voilà quelques temps, et je ne sais plus à quelle occasion exactement, de la différence entre "traduit de l'anglais" et "traduit de l'américain". Mon avis était en substance que la distinction était relativement surfaite, et que l'anglais était de l'anglais, même s'il se pouvait trouver quelques différences dans l'usage qu'on en faisait.
Je viens de tomber sur la transcription de questions posées à Claude Hagège, éminent linguiste, interrogé justement sur ce point particulier, et qui explique que la communication constante entre les deux pays (Angleterre et USA) a empêché la langue d'évoluer vers une forme indépendante, même si des différences lexicales ou phonétiques pouvaient permettre d'identifier un discours comme étant issu de l'un ou l'autre pays. Il ajoute que l'usage fait de l'Anglais dans certains pays d'Afrique ou d'Asie diverge bien plus de la langue source que "l'Américain", et a même donné naissance à une nouvelle discipline de la linguistique connue sous le nom de NNVE (non native varieties of english). De fait, les gens habitués à assister à des séminaires en anglais auxquels participent des ressortissants de toutes nationalités savent depuis longtemps que l'anglais d'un indien, d'un palestinien ou d'un chinois est toujours beaucoup plus accessible - parce que plus basique - à quelqu'un qui n'est pas né anglophone que celui d'un anglais ou d'un américain !
Je laisse à ceux que le sujet intéresse le lien vers l'article (en anglais). Bonne lecture !
jeudi 17 décembre 2009
Nadine Morano...
qui conseille à ce jeune homme de mettre sa casquette à l'endroit et de causer correct a-t-elle le souvenir d'un spectacle de Fabrice Luchini où celui-ci déclamait, entre autres fables de La Fontaine, le corbeau et le renard en verlan ? Visiblement pas. Pourtant, ces quelques minutes furent un chef d'oeuvre d'identité nationale. Tout y était. Tous les talents. Mais bon, à quoi ça sert qu'on cause, hein ?
samedi 12 décembre 2009
Rigolo non ?
Ce matin en courant j'ai trouvé... un billet de vingt euros dans un buisson que j'ai cueilli au vol ! Ca va peut-être motiver du monde pour venir courir avec moi ?
Ceci dit, y'a un truc qui me sidère. J'ai croisé deux fois cette semaine deux gonzesses qui couraient en discutant. Mais comment elles font ? Moi j'ai à peine assez de souffle pour répondre un 'jour aux gens qui me saluent au passage.
jeudi 10 décembre 2009
Symbole ?
Dans le clip de l'Ump, c'est Gilbert Montagné qui conduit la bagnole...
Grand nettoyage...
Parmi les effets secondaires de l'arrêt du tabac figurent en bonne place la fatigue, l'angoisse, le stress. Ceux-là, je m'y attendais, pour les avoir déjà expérimentés au cours de mes précédentes tentatives. Celui auquel je ne m'attendais pas, et qui me surprend, c'est la recrudescence de rêves. Grand nettoyage de subconscient. Comme le faisait justement remarquer Orlando, mieux vaut savoir pourquoi on arrête de fumer, et pourquoi, aussi, on a fumé si longtemps. La conscience qu'on a de cela est certainement l'un des facteurs de réussite. Mais il est des strates du subconscient qu'on n'atteint jamais quand on est éveillé, et qui se révèlent pour vous pourrir vos nuits au moment du sevrage.
Je vous épargnerai les détails des eaux glauques dans lesquelles j'erre aux heures nocturnes, et dont chéri me tire au prix de son sommeil à lui, pauvre homme, quand je m'étrangle en gargouillis de trouille au sein d'un cauchemar, mais tout de même... pas plus tard que la nuit dernière, j'ai dû assister à l'enterrement d'un Christ mort depuis un sacré moment, à en croire l'état de décomposition des chairs, traverser à la nage une mare d'eau glacée infestée d'algues puantes en remorquant derrière moi la sœur d'un copain de mon fils cadet, et enfin affronter un moine armé d'un laser façon Jedi avant que le réveil ne se décide à me ramener à la lumière... crevée !
M'en fous, demain, je m'offre une après-midi aux thermes d'Aix, bains chauds, hammam, bains de boue, le pied.
dépaysage.
lundi 7 décembre 2009
gngngn kilomètres à pied... putain ça use !
Arrêter de fumer, quand on pompe un paquet par jour depuis vingt neuf ans, c'est tout un programme. Ho, ne croyez pas que c'est la première fois que j'essaie, hein, c'est au moins la... allez sixième. Jamais réussi à tenir plus de deux semaines. Mais là, j'ai décidé que ça passe. Alors, pour squeezer mes cigarettes du matin je me barre dès huit heures et je marche, je cours, je remarche, je recours, sur un circuit que je me suis improvisé voilà quelques semaines, et qui me fatigue, sérieux, au-delà du raisonnable.
Par curiosité, cet après-midi, je suis allée voir sur google map la longueur de l'itinéraire... putain, sept kilomètres. J'y voyais pas si long. Plus le kilomètre à la nage que j'enchaîne derrière à la piscine le samedi et le dimanche, tu m'étonnes que j'ai mal au guibolles et un irrépressible besoin de sieste sur le coup de treize heures.
Bon, des clopes, j’en fume encore cinq par jours. L’après-midi. Je vais descendre à quatre – trois – deux – un – zéro tout doucement, sur deux ou trois semaines. D’ici là, faut pas trop espérer lire quoi que ce soit ici. L’ordi et la clope, c’est aussi lié pour moi que le café et la clope. Donc pour le moment, plus de café, plus d’ordi, plus de traduction, plus rien que des kilomètres à pied, et des séries de pompes l’après-midi quand le besoin de nicotine se fait trop pressant…
samedi 5 décembre 2009
Ta gueule !
Entendons-nous bien, tant qu’on n’est pas encore sourds. Je ne suis dépourvue ni d’entendement, ni de cœur. Quand, il n’y a pas si longtemps, deux mômes sont venus agiter leur sébile sous mon nez en m’expliquant qu’ils faisaient la quête contre les aveugles, je leur ai donné les sous qui traînaient au fond de ma poche de bon gré.
Mais je l’avoue, rien ne me hérisse le poil comme de me faire solliciter à date fixe et à grands renforts de mégaphone jusque dans mes quartiers personnels, dont pourtant j’ai clos toutes les fenêtres. Là encore, c’est moindre mal. Mais partie ce matin en promenade, je fus abordée par une dame qui cherchait des volontaires pour former une chaîne humaine de dix kilomètres au bénéfice du téléthon. Je refusai poliment son offre, mais elle insista. Pourquoi ? Parce que, ma bonne dame, je trouve lamentable qu’on en appelle à la charité publique pour financer la recherche médicale, qui devrait, à mon humble avis, figurer en bonne place des budgets nationaux grâce à des fonds levés par voie de contribution directe.
Ha ben oui, mais c’est pas le cas, alors en attendant…
Je l’ai coupée là. En attendant, vous me lâchez les pompes, parce que je n’ai pas l’intention de faire le guignol pour quelque cause que ce soit. J’ai consciencieusement poursuivi mon périple matinal et sitôt mon ménage fait, suis repartie pour la piscine.
Vous voulez une entrée téléthon ?
Putain, mais c’est une cabale ? Non, je veux une entrée de piscine. Là encore, je me suis fait regarder de traviole, par la caissière et par les quelques-uns qui me suivaient au guichet.
Que voulez-vous, des gens comme ça, malheureusement, y’en a. Ai-je entendu dans mon dos.
J’ai résisté à l’envie d’aller brandir mon doigt sous le nez de la bonne âme qui avait attendu que je tourne les talons pour commenter ma déplorable attitude.
Pensez ce que vous voulez, faites comme ça vous chante, j’en ai rien à battre. Aujourd’hui comme hier, vous ne vous insurgez souvent qu’à contretemps. Si tous les gens qui s’agitent ce week-end pour récupérer des sous se mettaient d’accord pour exiger un budget suffisant pour permettre un fonctionnement optimal de la recherche fondamentale, ils auraient de bonnes chances d’être entendus. Mais combien accepteraient une hausse de leurs impôts pour la bonne cause ?
mercredi 2 décembre 2009
Homoncule...
En un seul mot, s'il vous plaît.
Voilà, calamité annuelle, revenu le temps de trouver à chacun le cadeau espéré. Or, je sais que chéri, depuis longtemps, aimerait découvrir dans ses pompes un Homoncule de Penfield. Ben oui, que voulez-vous, y'en a qui se contenteraient de rêver d'un maillot de foot de l'OM, d'un bouquin, même dur à dénicher, d'un I-pod ruineux, mais non, chéri attend l'introuvable. Je le sais, ça fait des années que je cherche. Même sur le web, bernique, y'en a point. Alors si vous, lecteurs, vous en avez croisé un sur votre route, disez-moi vite où, que je vous envoie le quérir et me le poster. Parce que je sens que cette année encore, je vais devoir me rabattre sur l'un de ces gilets noirs de vicaire qu'il affectionne, ou sur un bête jeu video, ou des gants pour le ski, ou n'importe quoi, mais ça m'agace, de pas trouver ce que je cherche.



