Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

lundi 26 octobre 2009

Hélas,

ça fait des mois que ça dure. L'article le plus populaire de ce blog, répertorié dans la catégorie "équarissage", est celui où je conte la navrante aventure de mon désaxage de sacrum. Alors que j'écris de si tant belles polésies débiles. Je crois que je suis une artiste maudite.

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piedmarie3

mercredi 14 octobre 2009

Gniark !

On écrit "un mouchoir de soie violet" ou "un mouchoir de soie violette" ?
HELP !

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piedmarie3

dimanche 20 septembre 2009

Gare au Gorille !

angry_gorilla__Small_L'amusante mésaventure que nous conte Chris sur son blog m'en a remis en mémoire une autre, déjà ancienne, dont le héros n'était pas une bande de vaches, mais un gorille. Je n'ai hélas, pas de photos pour l'illustrer, mais votre imagination aidant, vous devriez arriver sans trop de peine à vous représenter la scène.
Nous musions, chéri, son frère et moi, au zoo de Hanovre - divertissement que je recommande à tout un chacun qui veut se familiariser avec la langue allemande, et qui vaut bien le chapitre "animaux" de la méthode Assimil. Dans le quartier des Affen, singes en tous genres, trônait derrière une vitre épaisse une horde de gorilles livrés à leurs habituelles occupations - épouillage, farniente, et jeux pour les plus jeunes. Chéri, en spécialiste de l'espèce, ne tarda pas à nous désigner les membres de la horde en nous expliquant le rôle social de chacun.
- Et celui-là, perché tout seul sur son rocher, c'est le mâle dominant.
- C'est amusant, lui fit remarquer son frère, il te regarde vraiment de travers depuis cinq minutes !
- C'est parce qu'il a reconnu en moi le dangereux rival, répondit chéri sans rire. (alors que nous quand même un peu).
- Rival ou pas rival, il a raison ton frère, tu devrais te mettre en position de soumission, parce qu'il a pas l'air content !
Mais vous le savez comme moi, un jeune rival potentiel, ça se soumet pas aussi facilement. Chéri, au lieu de se recroqueviller  mains sur la tête, continua d'observer le grand chef en se frisant ostensiblement la moustache.
Las ! en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le gorille, sautant sur ses courtes mais musculeuses pattes, déboulait à fond la caisse de son rocher en hurlant des gutturalités dont le sens, assez clair, était encore renforcé par un énorme poing dressé qui vint s'abattre avec un bruit mat sur le plexiglas juste à l'endroit où se tenait encore, une seconde auparavant, chéri qui, renonçant à toute prétention, avait détalé sans demander son compte - nous laissant son frère et moi complètement médusés, nul être vivant ne pouvant se flatter d'avoir jamais vu ce simiesque-là se déplacer autrement qu'à l'allure du paressseux.
J'ignore encore ce qui a pu motiver l'agression caractérisée du Gorille, mais chéri, lui, n'a jamais voulu démordre de sa thèse de rivalité entre mâles dominants, et a toujours, depuis, soigneusement évité les fosses à Gorilles dans les zoo...

Photo

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piedmarie3

jeudi 14 mai 2009

Pff.

Quand même, pas arriver à traduire un texte, surtout un poème, c’est des choses qui arrivent, c’est normal. Mais pas arriver à se traduire soi-même, surtout d’une langue étrangère vers sa langue maternelle ! Ca craint. Y’a des fois je me dis que le Dr Jekyll avait bien de la chance. Mon Hyde à moi, c’est un Neandertal.  

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piedmarie3

samedi 28 février 2009

Purée de purée !

M'enfin pourquoi c'est dur comme ça ce matin ? Même en descente y faut que j'appuie comme une raide dingue sur les pédales pour avancer !

Y'a pas, vieillir, c'est dur. Surtout les matins où on n'est pas en forme. Même les papys me doublent, c'est un monde hein ?

Y m'a fallu dix kilomètres pour trouver. C'était pas moi qui m'étais subitement ramollie, mais le frein du vélo qui était pas revenu à sa place et qui frottait tout ce qu'il pouvait sur ma roue. Bon, j'ai réparé, et au retour, ça a été mieux. Mais des séances pareilles, ça vaut un entraînement au tour de France, hein.

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piedmarie3

mercredi 14 janvier 2009

Dites moi pas que c'est pas vrai !

Fleurs_Artificielles_6

 

 

C’était hier mon anniversaire, et chéri, rentré à des heures tardives, vint me rejoindre à la cuisine, déposant sur la table - de l’air satisfait de celui qu’a pas oublié, un superbe pot de roses et lys savamment mêlés. Virant mon éponge au fond de l’évier, je bisoutai jules, étonnée quand même un peu par la régularité, la raideur, et pour tout dire l’aspect légèrement commémoratif du bouquet qui trônait à deux mètres de moi, boutons au bord de l’éclosion, pâles encore à la tige mais d’un orangé prometteur là où les pétales se cisèlent, déposées sur les feuilles vert profond d’un lierre tendu au ras du pot. L’évidence me frappa enfin quand je délaissai l’étreinte de chéri et m’approchai du bouquet. Cet aspect ankylosé et solennel, un rien compassé des roses qui dardaient devant moi leurs boutons, c’était, sans doute possible, celui des fleurs qu’on trouve aux pompes funèbres : plastique, amidon, inaltérabilité.

Non. Il aurait pas fait ça, hein ? Stupéfaite et dubitative, j’approchai, la narine en alerte… ben si. Ben si. Chéri m’avait ramené, pour mon anni, une splendeur d’éternité.

Hésitante, et ne sachant si je devais son attention à une erreur ou à une malveillance, j’hésitai une seconde entre fou rire et dépit. S’il l’avait fait exprès, il méritait les foudres, mais si c’était méprise…

- Ben dis donc, t’es allé les chercher où ?

- J’ai pas trouvé de fleuriste, en sortant du boulot, alors je suis allé au Jardiland. Elles sont belles hein ?

- Ah ça !

Jamais je m’étais bidonnée autant devant un bouquet de fleurs. D’autant que chéri, stupéfait de mon hilarité, les bras le long, n’arrivait visiblement pas à comprendre quelle mouche me piquait. M’enfin !

Il a fallu que je lui colle les roses sous le nez pour qu’il s’avise enfin de sa méprise et pardonne mon fou rire. N’empêche, je vais lui prendre aujourd’hui un rendez-vous chez l’ophtalmo. A mon avis, ses lunettes commencent à plus suffire !

Pis bon, son bouquet, je vais le mettre en réserve pour mon enterrement. Comme ça, même s'il a oublié...

 

 

 

 

 

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vendredi 19 décembre 2008

Kick my ass !

 

Figurez-vous, ou pas, comme ça vous chante, que je sors de chez mon banquier. Un monsieur délicieux, avec lequel je fis connaissance voici presque dix ans en allant lui demander de m’ouvrir un compte pour la copropriété que je représentais.

Ce matin, nous allions, Patrick-le-nouveau-Président-du-Conseil-Syndical et moi, remplir les formalités du transfert de signature du compte (hé hé, ça commence à sentir bon la fin de galère) et bref, j’en profitai pour demander au monsieur à combien s’élevaient les intérêts du livret bleu sur lequel, en bonne gestionnaire, j’avais déposé le fruit de nos appels de fonds et des subventions de l’Anah.

En 2007, le montant de ces intérêts avait atteint 651 euros, et vous conviendrez que c’est pas négligeable. J’avais proposé en AG que les intérêts produits soit redistribués aux propriétaires de caves, qui n’avaient pas droit aux subventions, d’une part parce que la mesure me semblait équitable, et d’une autre, parce qu’elle me paraissait devoir me gagner un tout petit peu de conciliation de la part de l’adversité des consorts et cie. Et en effet, ceux-ci avaient pour une fois voté la proposition avec une belle unanimité.

Bref, et or donc.

Laissez-moi faire une simulation de la quinzaine restante, ma petite dame, et je vous dis ça. Tap-tap-tap-tap-cling. 1276 euros.

Putain, j’ai failli faire un infractus ! Mes consorts encaissent à eux seuls 54% de cette somme, que, par PRINCIPE d’équité, j’ai moi-même proposé de leur redistribuer, me refusant, au nom du principe du bénévolat, à proposer qu’elle me soit redistribuée à moi en compensation des heures de boulot.

Bref, quand on est aussi con, on mérite ce qu’on s’est gagné : le privilège de verser à une scélérate une prime d’un peu plus de 600 euros au service de ses œuvres de harcèlement !

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piedmarie3

jeudi 11 décembre 2008

toujours plus fort !

Des burnes en silicone pour redonner sa dignité à votre clebs castré, c'est désormais possible. Il ne vous en coûtera que le prix d'un voyage en Australie, où ce genre d'opération commence à faire fureur. Demandez au vétérinaire des testicular prosthetic implants.
Pour plus d'infos, voir ici.

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piedmarie3

dimanche 16 mars 2008

Sacrum bordel de merde.

 Je m’assieds rarement sur les chaises. Faut vraiment que je sois en visite chez des gens pointilleux pour ne pas adopter ma position favorite, en appui sur les pieds, accroupie, et les reins appuyés fermement au dossier. C’est notamment comme ça que je m’installe quand je joue à tétris sur le PC. Les chaises d’ordinateur, vous savez bien, c’est doté d’un dossier plus ou moins fermement vissé à l’assise. Un jour que, tétanisée à moins de 500 points de mon record, je me voyais déjà l'exploser, le dossier de la chaise a cédé. Sans prévenir. Et j’ai giclé en arrière sur le parquet comme ça, vlan, comme une conne. J’ai su tout de suite que c'est moi qu'étais explosée.  Je m’étais au moins pété un truc genre col du fémur, parce que j’ai pas pu me relever.

Le soir venu, jules m’a trimballée à la radio. Y’avait rien de pété, je m’étais juste désaxé le sacrum, et le radiologue m’a conseillé un rendez-vous chez l’ostéopathe. Ca tombait bien, mon ostéo est un croisement chinois-français très mignon et surtout plein d’humour, et on s’entend fort bien.

J’y ai apporté les radios, et évidemment, il a démarré au quart de tour.

Vous tenez debout d’habitude ? Parce que la dernière fois que j’ai vu un sacrum comme ça, c’était sur un squelette d’australopithèque.

Très drôle. Mais là j’évite de rigoler, parce que ça fait putain de mal.

Boh, vous inquiétez pas, c’est juste un mauvais quart d’heure à passer. Qu’il m’a dit l’air narquois.

Il est allé jusqu’à sa table d’ostéopathe en me priant de m’allonger sur le ventre.

Oui mais, j’aimerais bien savoir comment vous allez vous y prendre, pour me remettre le sacrum en place, parce que déjà les vertèbres c’est coton, alors je me méfie.

Pour être honnête, sa goguenardise me faisait souci. C’est quand je l’ai vu enfiler un gant de latex qu’il a fait claquer contre son poignet que j’ai compris. Salaud, hors de question.

Mais si, mais si, juste un mauvais quart d’heure, ça se remettra pas en place tout seul hein, et y’a qu’une méthode… allez, détendez-vous, sinon j’y arriverai pas…

Sérieux, jamais j’ai passé un quart d’heure aussi long. Heureusement, la conversation s’est arrêtée là, parce que je me voyais pas répondre à ses conneries pendant la manœuvre. Je vous le dis les filles, désaxez-vous n’importe quoi, mais pas le sacrum. Ca craint.

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dimanche 9 décembre 2007

Madame est servie

A la re-demande de marilé, que ce genre de conneries amuse. Boh. Chacun son tour ma belle. J'ai été ce que vous êtes...

Partie ce matin quérir un cadeau pour la plus jeune de mes nièces, qui a quatre ans et un sacré carafon, j’explorai dubitative les rayons d’un magasin de jouets avant d’opter pour un gros tas de pots de peinture à doigts et des blocs de feuilles XXL parce que ces conneries de format A4, pour peinturer quand on a quatre ans, c’est frustrant.

Arrivée à la caisse, je tends mes emplettes à la jeune et avenante demoiselle qui se trouve là et lui demande un paquet cadeau qu’elle me fourre dans un sac en me disant :

« Y vont être contents vos petits-enfants »

Pardon ? Elle a dit quoi là ? Vous avez dit quoi là, lui demandé-je avec peut-être un soupçon de fiel dans la voix. J’ai l’air d’avoir des petits-enfants ?

« Oh, chuis désolée, mais c’est pas évident ».

Et mon poing dans sa gueule, c’est pas évident ? Y’a des foutbaleurs qui vous niquent un bonhomme pour moins que ça hein.

Putain, elle m’a tué le moral cette garce. Pas évident. Merde alors. Merde alors. Et faut se faire dire ça par un boudin !

Posté par Marie Fox à 02:10 - equarissage - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

piedmarie3

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