Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

vendredi 13 novembre 2009

A se tirer des balles...

Séchant depuis des semaines sur une absconserie à traduire, j'en suis réduite, après avoir épuisé toutes mes habituelles ressources, à subodorer, et à chercher dans les dicos de quoi étayer mes improbabilismes, en espérant qu'il me mènent quelque part. Ayant désespérément besoin de trouver à "pie" le sens de clou, je me suis attaquée à la lecture méthodique de toutes les définitions du mot dans tous les dicos à ma portée. Et que trouvé-je ? resurrection pie. Ha, mais on se rapproche, hein... résurrection, crucifixion, clous, tout ça se tient.
My ass tiens, resurrection pie, c'est...  un hachis parmentier. Je crois que je vais pas m'en sortir.

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piedmarie3

lundi 9 novembre 2009

Krasucki mon amour...

Je l'aimais bien, Krasu. Presque autant que Marchais, dont j'écoutais, toute môme, les allocutions à la radio. Pourquoi vous montré-je aujourd'hui cette courte video ? Parce que je viens de me gourrer trois fois en recalculant une TVA après remise sur une facture. Même un bête calcul de pourcentage suffit à me plonger dans le plus total désarroi... ça m'a remis en mémoire cette scène qui m'avait fait hurler de rire à l'époque. Je ne me moque pas, hein, Krasucki était loin d'être con, et pas du genre à ricaner bêtement sur les tombes des résistants au Plateau des Glières, lui.

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piedmarie3

jeudi 22 octobre 2009

Elle lui avait dit...

Ne rentre pas trop tard, on est tout seuls ce soir, chéri Et dans les italiques s’était glissé tout un monde de suggestions fines, éclate-papilles, résilles, satins doux et dentelles.

La journée s’était coulée de lenteurs en attentes trompées de courses, de cuisine rare dont les effluves épicées avaient attiré la voisine. Un café, des muffins au saumon tout chauds sortis du four, des projets de sortie pour le lendemain, des bulbes de tulipes à planter pour quand le soleil reviendrait fleurir les fenêtres de pierre. Il avait plu un peu, prétexte à faire un feu qui ronronnait doucement quand son yéti avait poussé la porte, vers vingt heures.

Elle l’attendait, grimée en odalisque, le chignon artistique, une mèche sur l’œil noir, et le sein opulent. Ca la changeait tellement de son jogging confort qu’il en était resté bouche bée, la pupille accrochée par l’escarpin à bride au talon infini. Wouaou, on m’a changé ma femme ?

Non, chéri, on s’est débarrassé de la mère de tes gosses. Il avait débouché une bouteille, elle s’était étirée pour attraper deux verres sur l’étagère du haut, et ils avaient trinqué aux occasions trop rares de jouer à n’être que deux. Y’avait là sur la table des perles d’ail confit, des fruits secs écrasés dans une coupe d’huile d’olive qu’on pomperait au pain, des chouquettes au beaufort qu’avaient pas fait long feu. Raconte-moi, et toi. Ils avaient raconté les mille petites choses pour lesquelles souvent ils n’avaient pas de temps. Elle s’était levée, en esquivant sa main pour faire durer le plaisir. Le curry mijotait sur un coin de cuisine. Elle avait garni deux assiettes, rajouté les timbales de riz azafran, et s’était amusée à chalouper le retour au salon, version Hollywood, joue-moi des épaules, chérie.

Elle n’était guère qu’à un mètre du but quand c’était arrivé. Les escarpins trop haut sur du parquet ciré, ça fait pas bon ménage. A la seconde où elle avait pensé l’ai-je bien descendu, c’est elle qui était descendue, de toute sa hauteur plus dix centimètres, sans lâcher les assiettes dont le contenu s’était éparpillé, sur la robe, le parquet, le canapé tout neuf, comme un test de rorschach improvisé. Tu vois quoi dans les taches ?

Arrête de rigoler, je me suis pété la cheville, connard.

Tiens, on vient de me rendre ma femme.

Hilare, il l’avait relevée. Elle s’était effectivement pété une cheville, qui gonflait à vue d’œil sous la bride.

Boh, t’as l’habitude. Je vais te chercher de l’alcool et une bande. On fera sans les pompes. Y reste du curry ?

Mais non, cette fois-ci elle n’en était pas quitte pour une entorse. Elle le savait à la douleur fulgurante qui grimpait dans sa jambe. Elle testerait ce soir les urgences de l’hôpital tout neuf, le sourire goguenard de l’interne qui regardait le yéti descendre les bas noirs, l’hilarité de sa copine infirmière, de service cette nuit, qui se tenait les côtes, et celle de la voisine, quand au retour, deux heures plus tard, ils seraient obligés de hurler dans la rue pour qu’on vienne leur ouvrir la porte de l’immeuble dont le digicode était, encore, en panne.

Elle avait clopiné jusqu’à son lit, il lui avait apporté un cachet de codéine avec un verre de vin.

Tu veux dormir ?

J’ai mal.

Alors ça t’embête pas si je vais regarder la télé un moment. Je me suis enregistré le reportage que je pensais regarder en rentrant, sur l’histoire du concombre…

 

 

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piedmarie3

dimanche 11 octobre 2009

Blague à part...

Retournée mettre mon nez dans le fabuleux ouvrage de M'sieur Jacques, Dix siècles d'humour dans la littérature française, (celui-là, j'ai jamais besoin de le chercher, vu que je m'en sers chaque semaine pour caler ma centrale vapeur à laquelle il manque un pied - il a juste la bonne taille-) je tombe à chaque page sur de petits bijoux. Tel ce vers de Corneille :
Car c'est ne régner pas qu'être deux à régner. Mouarf.
- Quoi donc, m'interroge Virgule, qui glande tout à côté.
Bonne fille, je lui montre.
- Ben tu débarques ? Il est réputé pour ce genre de conneries Corneille, le roi du calembour.
- Ha bon, moi je croyais que c'était Bièvre !
-  Le plaisir s'accroît quand l'effet se recule, Je suis romaine hélas parce que mon époux l'est, tu connais pas ça ? TU CONNAIS PAS CA ?
- Ben non, je connais pas ça.
Va falloir que je bosse mon répertoire de calembours littéraires si je veux pas perdre la fa(r)ce dans ma propre cuisine.

Edit : Le DESIR s'accroit quand l'effet se recule ! Interprètera la méprise qui veut. Mais soyez pas trop vaches non plus.

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piedmarie3

Enfin !

2009_10_10_Marge_Simpson_Playboy_1

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piedmarie3

mardi 20 janvier 2009

L'auteur en ses jeunes ans...

marie

Mes chères princesses, montrez-nous donc vos trognes vers trois-quatre ans...

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piedmarie3

mardi 11 novembre 2008

Béance.

Je suis allé à la veillée funèbre. Pas tant pour lui rendre mes derniers devoirs ni témoigner mes regrets à sa descendance ; je n’ai rien à lui rendre – morte ou vivante – qu’une haine féroce, et son trépas me porterait plus à croire en une justice divine, même tardive, qu’à l’expression de faux semblants. Non, j’y suis allé pour m’assurer qu’elle était bien morte, sans m’approcher trop près de son grabat toutefois, tant je crains ce réflexe reptilien du serpent toujours capable de mordre après qu’il ait crevé.

Elle avait les yeux ouverts. Le voisin du dessous m’a chuchoté qu’on n’était pas arrivé à lui garder les paupières baissées.

Sa fille, déjà fanée à quarante ans, bouffie de méchanceté elle aussi, n’a pas réussi à contenir la mimique de surprise causée par mon intrusion dans son appartement aux odeurs de moisissures âcres. Il y avait là peu d’amis, au sens propre du terme. Un notaire, un avocat, trois huissiers habitués de la maison, et qui perdent une fameuse cliente, le voisin du dessous, qui l’a côtoyée si longtemps, présent par pure convenance, et l’amant de sa fille, un plombier largement sexagénaire, appuyé contre une commode, consciencieusement appliqué à vider, l’un après l’autre, de minuscules verres d’un Fernet Branca qui empuantissait l’atmosphère sans arriver pour autant à couvrir l’odeur fade des chairs mortes.

J’ai attendu un peu, à l’écart, sans cesser de fixer sa figure qui gardait ces taches rouges sur les joues et le front, qui hier encore s’élargissaient et suintaient à chacune des bouffées de vindicte qu’elle exhalait comme nous respirons vous et moi. A mesure que j’acquerrais la certitude qu’il n’y avait là nulle mise en scène, nulle tricherie pour une fois, mon souffle se faisait plus régulier, apaisé. Allons, c’était bien le début de la fin, mon hydre avait perdu une tête, la pression sur mon thorax se faisait moindre à chaque seconde. Plus jamais je ne l’entendrais hurler ses imprécations décousues sous ma fenêtre, plus jamais je ne l’entendrais vouer aux gémonies l’humanité entière, noirs et juifs en tête, ni maudire mon fils qui les jours de pluie salope le palier avec les roues de son fauteuil roulant. Cette certitude acquise, j’ai tourné les talons. Et puis soudain, dans l’escalier, j’ai ressenti cette béance qui s’ouvre à la mort d’un ennemi. Aussi vertigineuse et froide qu’une crevasse qui s’ouvre sous les pas d’un marcheur de glaciers.

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piedmarie3

samedi 11 octobre 2008

Les vanités de ce monde...

Texte non disponible
Arnoldiana ou Sophie Arnould et ses contemporaines De Albéric Deville

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piedmarie3

dimanche 5 octobre 2008

Rions de potentiels calembourbages.

Bon, un romipète, c'est un pèlerin qui s'en va pédestrement à Rome, étymologie latine authentique, et tout le bazar. En toute bonne logique, il doit servir de modèle à la construction de noms communs désignant les pèlerins d'une particulière localité.
Je vous laisse songer tout seuls aux horizons que ça ouvre.

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piedmarie3

vendredi 12 septembre 2008

Enjoy, même si faut s'accrocher

C'est là.

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piedmarie3




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