mardi 15 décembre 2009
A lire, et à prêter.
C'est ma charmante voisine Laurence qui me l'a prêté, et je l'ai dévoré. Je vous en causais hier dans la rubrique 'piqué dans' le Lignes de faille de Nancy Huston. Etonnant, épatant, remarquable, fantastiquement bien construit. Je vous en dis pas plus, z'avez qu'à le lire.
jeudi 12 novembre 2009
Official announcement !
Je puis bien vous le dire cette fois, le fantastique Dry Bones de Richard Beard, traduit par mes soins amoureux, sera publié prochainement aux Editions In Octavo. Youpi, anda et tout le bazar, je suis RA-VIE, positivement.
Une histoire déjantée comme j'aime : Jay, héros loufoque, diacre de l'église anglicane, et temporairement expatrié à Genève va se lancer dans le trafic de reliques pour le compte d'un antiquaire suisse pas très clair. Un boulot pas difficile, ouvir une tombe sans laisser de traces n'est pas très compliqué, quand on sait comment s'y prendre. Oui-dà, mais la difficulté n'est pas toujours où on l'attend. Quelle que soit la taille d'une relique, elle influe sur le caractère et le comportement de celui qui la porte. Tour à tour soumis aux influences de Thomas à Becket, archevêque de Canterbury au 12ème siècle, de Richard Burton, Calvin ou Chaplin, psychanalisé par la rotule de Jung, notre sympathique diacre a bien du mal à concilier sa propre nature et celle des célébrités qui le hantent...
Sans compter le fait que si Jay s'adonne à l'exhumation de cadavres fameux pour gagner de l'argent, l'antiquaire pour lequel il oeuvre, lui, est lancé dans une quête spirituelle dont l'objet... ha ! là, on touche au grand n'importe quoi, sur fond de manif alter-mondialiste, et je ne vous en dirai pas plus. Patientez quelques mois, et vous saurez.
dimanche 8 novembre 2009
Fabrique-moi des ailes.
C'est le titre du premier livre de Perrine Luc. Une toute pétillante demoiselle qui, avec des grâces de fantaisie espiègle vous colle une enclume dans l'œil juste après vous avoir laissé espérer l'espace de deux heures que, peut-être, les lois de la physique pouvaient être défiées.
De son livre, je ne vous dirai rien, si ce n’est qu’il raconte – sans tristesse, l’une de ces catastrophes qui quand elles surviennent vous empêchent de voler un sacré moment. Des années. Cette histoire-là, beaucoup d’entre nous l’ont vécue sans l’écrire. Racontée par la plume de Perrine, elle devient tout à coup plus légère – presque douce, et vraiment, ça fait du bien.
Fabrique-moi des ailes, Perrine Luc, In Octavo Edition.
lundi 19 octobre 2009
C''est lundi, mais tout n'est pas perdu.
Le Swans nouveau est arrivé, avec l'histoire de Lasthénie de Ferjol, par Simone Allié-Daram, une nouvelle surprenante, par Marilé, et un bidouillage en vrac of my own. Et ce sera tout pour aujourd'hui. Pour les anglophones, payez-vous le détour par le coin anglais, que je vais découvrir de ce pas en même temps que vous. Bonne lecture !
dimanche 18 octobre 2009
La légende de nos pères.
Sait-on jamais pourquoi on se laisse prendre par un livre ? Il y faut toute une alchimie. Souvent c'est la fantaisie qui m'emporte, non parce qu'elle a plus d'importance, ou de sens, que l'expression de l'humain, mais parce que celle-ci joue si souvent faux dans les livres qui parlent des choses vraies, graves, profondes qui se terrent dans tout homme que mon émotion se refuse à y croire. Sorj Chalandon fait partie de ces auteurs qui savent raconter vrai. En alliant l'essentiel du détail à la sobriété du verbe, en débusquant l'homme où il est, dans sa clarté comme dans ses ombres, en lui laissant son intégrité, ses demi-teintes, en amour de la vérité de chacun, il nous emmène où nous allons rarement avec tant de nuance, de justesse et de pudeur. A lire, donc, et à faire lire à vos enfants, La légende de nos pères.
vendredi 25 septembre 2009
Xavier, grand lecteur devant l'éternel
vous suggère d'aller lire cet article du Monde. Ben alors, vous attendez quoi ?
lundi 21 septembre 2009
Swans... swans...swans
Encore un numéro tout neuf, avec, en francais, un article d'Irène, et en anglais tout plein de choses. Notamment, comme chaque quinzaine, la polésie de Guido, et celle d'un nouveau venu dans l'équipe dont j'apprécie tout particulièrement le travail, Jeffery Klaehn.
mercredi 16 septembre 2009
Pochette surprise.
J'adorais, quand j'étais môme, aller à l'épicerie avec mon pépé, qui ne refusait jamais de m'acheter l'une de ces pochettes surprises qui trônaient en bout de comptoir dans un porte parapluies. Ha, avec quelle fébrilité je m'emparais à chaque fois du cône de papier bleu que je déchiquetais sur le trottoir, espérant je ne savais quoi d'extraordinaire, pour y découvrir toujours le même sifflet de plastique, du fil à scoubidou et un bonbon dégueu... La déception ne m'empêchait jamais d'y revenir, l'excitation de la découverte l'emportant sur tout le reste.
Je l'ignorais, mais il semblerait que certains libraires aient adopté le principe de l'enveloppe surprise. Dans un article léger et amusant, l'auteur britannique Richard Beard nous raconte sa propre déconvenue à la découverte du livre qu'il vient d'acheter les yeux bandés.
N'empêche, l'idée me paraît bonne. voire même excellente, et si j'étais libraire... Ha, tenez, j'ai déjà une liste toute prête des livres que j'y déposerais, dans ces enveloppes blanches, et je vous promets que vous ne seriez jamais déçus de mes high quality packs.
Les libraires, hélas, sont une espèce en voie de disparition, et l'on n'en trouve guère plus d'un désormais pour dix marchands de livres. Quel dommage, hein. Le mien, avant que sa librairie ne brûle, me préparait chaque mois sous son comptoir une sélection spéciale de ce qu'il savait devoir me plaire. Epoque révolue. Il ne s'est pas remis de l'autodafé géant qui a ravagé sa boutique, et je suis désormais contrainte de me rabattre sur le Décitre du coin, dont les sélections sont aussi insipides que des courgettes de supermarché !
dimanche 30 août 2009
Numérisé par Google.
J'avais attiré votre attention, voici quelques mois, sur l'incroyable vitesse à laquelle étaient numérisés et mis en ligne par Google nombre de livres et de documents autrement introuvables pour qui ne dispose pas du statut de chercheur ou reste limité dans ses ambitions bibliophiles par le prix rédhibitoire des rares exemplaires disponibles sur le marché. L'inconvénient du travail du pionnier Gallica, lenteur de chargement et lourdeur d'utilisation, qui pouvait décourager même le plus opiniâtre des lecteurs, a été levé par Google qui présente l'essentiel des ouvrages en format texte, avec de grandes facilités de recherche.
Libération présente sur son site web ce matin un article consacré à cette "mainmise" de Google sur le patrimoine mondial du livre, et fait la comparaison suivante. On vous offre une maison (superbe), on vous en laisse l'intégrale jouissance, mais la voie d'accès à cette maison ne vous est nullement garantie à terme. Et en effet, supposons que Google, pour rentrer dans ses frais (exorbitants) de numérisation, nous demande de nous acquitter d'un péage pour accéder à cette demeure ?
Si bien sûr je préfère avoir accès librement à cette mine d'informations sans bourse délier plutôt que de m'acquitter d'un "droit de passage", je suis toutefois consciente - pour avoir passé un nombre incalculable d'heures chez des bouquinistes à rechercher la perle rare(1) - du progrès que constitue le travail de Google, et même s'il fallait payer (comme c'est déjà le cas pour nombre d'articles de recherche) l'accès à ces livres, je paierais sans regrets (à supposer qu'on ne me facture pas la lecture au prix du livre). D'autant plus que, comme le souligne l'article de Libé, il n'existe à ce jour pas d'alternative au travail de Google. La BNF, en huit ans, n'a réussi à numériser "que" 800 000 ouvrages sur les 13 millions de ses collections.
Alors, créer, en partenariat avec Google, un Fonds Mondial de Lecture Gratuite financé en partie par les Etats ? Bingo, tout le monde y trouverait son compte. Google, par le prestige (et la pub), les Grandes Bibliothèques, dont l'objectif devrait être, au même titre que la conservation, la diffusion des livres, et les lecteurs, surtout les lecteurs...
(1) J'ai d'ailleurs lu, dans un ouvrage numérisé par Google, l'amusante mésaventure d'un bibilophile dans une vente aux enchères que j'essaierai de vous retrouver.
Post Note : On n'arrête pas le progrès, j'ai trouvé hier chez Gutenberg (l'équivalent de numérisation des ouvrages européen) la traduction en anglais, quasi intégrale, du Dictionnaire Philosophique ! I quit my hat, joli boulot.
mardi 25 août 2009
Maurois Outremanche...
Morceaux (fort bien) choisis, sur l'Angleterre et les anglais, par un anglais, et en anglais, of course.


