Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

samedi 17 septembre 2016

Traduire est poésie.

Traduire pousse au dérèglement cérébral. Analyser, recréer à l'identique, dans le respect de stictes contraintes est tout simplement épuisant. Les mots fuient, interrogent, d'autant plus sournoisement qu'on croit bien les connaître. Des mots qui sont à la fois à un autre et à soi, sans certitude aucune d'avoir perçu la juste intention de bleu, percé l'allusion hermétique. Alors on retourne à la foire à Babel fouiller les cartons d'autres siècles, les argots de bidonville, on déterre des merveilles, sans plus se souvenir de ce qui nous a menés là. On se lasse, on s'endort, on pandicule, on y retourne. On se bouffe les doigts, on renonce, presque, on se garde quelque part son interrogation. Et au moment de sombrer dans les bras de Morphée, Saint Jérôme décoche son trait, ouvre grand la Mer Rouge et l'on s'exclame, Bon sang, mais c'est bien sûr. Trop tard, of course, j'ai rendu ma copie.

Posté par Marie Fox à 17:24 - Insignifiances - Commentaires [3] - Permalien [#]

piedmarie3


Commentaires

    A mon humble avis

    le plus difficile quand on tarduit doit être de retrouver la musique de la langue encore davantage que le sens, non?

    Posté par chri, samedi 24 septembre 2016 à 07:23
  • quand on tarduit

    je sais pas. Quand on traduit, le plus dur, c'est que plus on lit plus on doute...

    Posté par marie, dimanche 25 septembre 2016 à 08:59
  • Ah oui

    ça c'est sur que c'est un sacré frein!!!

    Posté par chri, dimanche 25 septembre 2016 à 20:17

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