Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

mercredi 25 mai 2016

Espagnolades.

J'aime beaucoup le cinéma et la musique espagnols. En regardant hier "las cosas del querer" (les choses de l'amour) je m'étonnais encore de ce talent qu'on les Ibères pour la tragi-comédie, cette façon qu'ils ont de mêler le rire et les larmes en chansons, et de fil en aiguille, je suis retournée écouter cette chanson de La Lupe qui m'a toujours amusée, La Lloradora.

Pour que vous puissiez en profiter aussi, je vous laisse une traduction du texte (du moins du texte de base, parce qu'à chaque interprétation, elle en rajoute une couche, mais vous aurez l'esprit...)

Antonia pleure sur commande

Elle pleure vos défunts

Un moment à la demande.

Elle pleure pour du pognon

Discrètement ou à grands cris,

Si on veut qu’elle embrasse le mort

Elle demande un supplément.

Alors pourquoi pas moi, j’essaie.

Antonia pleure sur commande

Montrez- moi un peu comment

Que je puisse pleurer aussi

 

(parlé)

Qui est là ?

La veuve qui veut que je pleure son mort ?

Faites-la entrer.

Bonjour, Dona, je ne suis pas riche, mais je pleure pour du pognon, je peux offrir trois prestations.

D’abord je peux juste gémir, pour 25 pesos seulement.  Comme ça, hi, hi, hi, haio hii.

Ou bien me lamenter, sans larme, pour 50 pesos.  Ecoutez : Ay, Ay, mon mari !

Pour la troisième prestation, je pleure vraiment, me roule par terre au point qu’il faut me donner un alcool fort pour me remettre, j’embrasse le mort si vous voulez, mais il faut m’allonger 100 pesos. Ca vous convient ? Alors c’est parti. Ay, mon pauvre mari, si beau, que tout le monde me disait « mon chou, il ressemble à Tito Puente », et si gentil. Tous les soirs, il me ramenait des brioches et des tripes. Non, ne l’emmenez pas, pas encore, on dirait qu’il dort dans mes bras. Ah, ne me laisse pas seule dans ce monde cruel, ah, je défaille, donnez-moi un coup de calva, ahhh.

Montrez-moi comment elle pleure

Que je pleure moi aussi.

Elle pleure pour du pognon

Elle pleure sans consolation

Elle peut même embrasser le mort

Pour quelques pesos en extra.

On l’appelle la pleureuse.

 Ecoutez, et dites-moi

Combien on peut me payer

Si je pleure moi aussi.

Quand elle pleure le défunt,

Elle gémit avec conviction,

Elle se tord les mains, elle crie,

Et pour quelques pesos de plus,

Elle embrasse même le défunt.

 

Posté par Marie Fox à 08:06 - Mùsica - Commentaires [7] - Permalien [#]

piedmarie3


Commentaires

    Merci, me suis bien amusé

    Impayable, La Lupe...
    J'ai adoré Ya no te vas de Carlos Sanchez dans Julieta d'Àlmodovar...

    Posté par chri, mercredi 25 mai 2016 à 23:00
  • Merci, me suis bien amusé

    Pardon, le titre exact est: Si no te vas de Cuco Sanchez voir sur You tube...

    Posté par chri, jeudi 26 mai 2016 à 10:45
  • j'ai pas encore vu julietta, je me le garde sous le coude pour ce we.

    Posté par marie, vendredi 27 mai 2016 à 08:07
  • Tu

    me diras, je n'en dis rien.

    Posté par chri, vendredi 27 mai 2016 à 21:18
  • Je suis allée le voir hier après midi. Vale, je vais rester sous le charme quelques jours. Rien que l'image d'ouverture, le coeur de la robe qui respire, j'étais conquise, mais c'est vrai que je suis une inconditionnelle.

    Posté par marie, samedi 28 mai 2016 à 07:48
  • Ah toi aussi,

    je suis bien content... J'ai bien pleuré, aussi.

    Posté par chri, dimanche 29 mai 2016 à 23:13
  • figure toi que j'y suis allée un peu sur mes gardes, tant les crtiques espagnoles étaient mauvaises. Mais finalement, ils ont mélangé panama papers et julietta. et effectivement, c'est la première fois que je ne ris pas du tout devant un Almo.

    Posté par marie, lundi 30 mai 2016 à 07:09

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