lundi 30 novembre 2009
Si j'aurais su...
Que les mômes, ça partait si tôt, si vite, pour ne faire qu'une brève incursion au domicile familial le samedi matin - je reste pas, j'ai un rencard avec un pote pour un duo de hautbois, et après je file à Lyon...
Bon, tu m'appelles quand t'es rentré chez toi ?
Ouais ouais...
Tu parles, pas de nouvelles. Je sais bien qu'on dit no news good news, m'enfin, je mouline quand même, j'y peux rien.
Si j'aurais su.... ben j'aurais même rien pu y changer.
samedi 28 novembre 2009
Keskydees.
C'est ainsi que les populations californiennes baptisèrent les immigrants français des années 1849-1850 venus eux aussi chercher de l'or dans la région. Le terme trouve vraisemblablement son origine dans la transcription phonétique de l'interrogation qu'on leur entendait le plus souvent formuler "qu'est-ce qu'il dit?"
Piqué dans : La vie quotidienne aux Etats Unis, Robert Lacour Gayet.
vendredi 27 novembre 2009
Never let go...
jeudi 26 novembre 2009
Férocius.
J'aime assez, le matin, aller me promener dans la forêt proche. J'emprunte la vieille route qui surplombe le lac, bordée sur la droite par de somptueuses villas, et en un quart d'heure, je gagne les bois. C'est en arrivant à la hauteur d'une de ces résidences cossues que j'ai entendu un grondement féroce, plus proche de celui du tyrannosaure que de celui d'un molosse de compagnie, immédiatement suivi des hurlements d'une dame qui rappelait son clebs. Lequel clebs, ayant d'un bond sauté par dessus la clôture, se dressait devant moi toutes canines dehors, le poil hérissé et tendu comme un arc.
Paralysée de trouille, le cerveau à l'arrêt, tétanisée et le souffle suspendu, je priai pour que la maîtresse du monstre hargneux se pointe pour l'arrêter avant qu'il ne me tranche la jugulaire - qui pour lors battait à un rythme proche de celui qui précède la crise cardiaque. Mais rien. L'autre conne gesticulait vingt mètres plus bas, son râteau à la main, mais sans faire mine de s'approcher, à croire qu'elle avait la trouille.
Trente secondes durant, les idées les plus vaines se sont succédé dans mon cortex sous-irrigué, faites surtout de lieux communs :
Ne pas montrer que t'as la trouille, le chien le sent. Oué, bien sûr.
Ne pas courir, sinon il voit que t'as la trouille. Oué, ben vu comment ça grimpe ici, je risque pas de courir (et je n'ai pas songé une seconde à courir dans le sens de la descente).
S'il t'attaque, lui enfoncer ton poing dans la gorge. T'es sûr ?
Faire du bruit avec des casseroles. Ben j'ai pas de casserole, pis je crois que ça c'est pour les ours.
Lui foutre la trouille. Ha, voilà une idée qu'elle est bonne. Comment ? J'agite mon bonnet rouge en hurlant ? Ca risque pas de l'énerver ?
Au bout de ce court laps de temps, mon cerveau et mon cœur on fait une pause, et tout doucement, j'ai ramassé un gros bâton par terre.
Hiahah ! arrière, arrière ou je te délatte la tronche, hideux.
Ouf, je devais avoir l'air aussi féroce que lui, parce qu'il a reculé d'un pas, toujours face à moi. Pas encore assez pour que je me barre en courant, il aurait sûrement repris l'avantage. Alors j'ai frappé un grand coup par terre avec mon bâton, qui s'est pété en deux - et re ouf, cette fois-ci, il s'est tiré.
J'ai fait pareil, les jambes flageolantes, en me jurant de changer désormais d'itinéraire. Vous voulez que je vous dise ? Je hais les clebs. Je hais les gens qui ont des clebs que pour foutre la trouille aux passants - toujours suspects de s'attaquer au bien d'autrui, et qui ne sont pas foutus de contrôler leurs instincts sauvages. Désormais, quand j'irai me promener dans les bois, j'aurai dans ma poche une bombe lacrymogène - et gare aux chiens hargneux.
mercredi 25 novembre 2009
Avis à l'internaute de passage
en quête d'une "lettre salace pour un syndic d'immeuble". Je n'en ai personnellement jamais reçu, mais je le regrette. J'aurais tant aimé lire des conchoncetés écrites par mes copropriétaires, plutôt que de déchiffrer trois fois la semaine leurs inepties ordinaires. Donc, je n'ai pas de lettre type en stock, mais moyennant une rétribution raisonnable, je peux vous en écrire une, chiadé bien tournée, que vous pourrez faire passer pour vôtre - après tout, une fois que vous m'aurez dédommagée de ma peine, hein, je m'en fous.
lundi 23 novembre 2009
L'immeuble où l'on danse tout seul comme un con.
A Providence, les lampes de l'escalier obéissent à des détecteurs de mouvement placés au plafond. Sors-je de chez moi ? Hop, le détecteur du palier commande l'allumage. C'est quand je rentré-je, qu'il y a un problème. Je dis je, mais nous sommes tous tributaires de la défaillance : le détecteur est placé un poil trop loin de la porte, et ne nous repère qu'à mi-chemin du couloir... à condition que nous gesticulions. Sans ça, pas de lumière jusqu'à l'étage supérieur, et les marches dans le noir, ça craint. Nous avons, tous, développé une approche personnelle pour que la lumière soit. Certaines valsent, d'autres se la jouent karatéka, boxeur ou kangourou, mais toujours avec le sentiment d'avoir vraiment l'air d'un con. Et c'est toujours un grand éclat de rire quand un voisin ouvre sa porte et en surprend un autre aux prises avec le détecteur que finalement, c'est plus sage, nous avons décidé de ne pas déplacer.
jeudi 19 novembre 2009
Elle me met toujours de bonne humeur,
cette chanson-là, surtout claironnée par un ivrogne à six heures du matin.
Georges brassens
par MELMOTH
mercredi 18 novembre 2009
Patate chaude.
Comme j'aime bien M'dame Chris, bien qu'elle me tague à peu près une fois l'an, je réponds once more à son invitation, sur le thème aujourd'hui de "le blog a à toi que t'as".
Question 1 : Pourquoi ce nom ?
Ha. Ben je vais vous dire un truc, si vous avez toujours pas trouvé, cherchez plus, vous trouverez pas, mais surtout, ne comptez pas sur moi pour vous expliquer. J'ai commencé à gribouiller mes insignifiances sur un blog où j'étais invitée, j'ai poursuivi sur un second qui s'appelait Providence - à cause de ma maison abandonnée, et j'ai ouvert Melting Pot quand j'ai pu rentrer chez moi, consciente que la Providence, sans un petit coup d'aide-toi, ne valait pas la confiance qu'on pouvait avoir en elle.
Question 2 : Pourquoi ce pseudo ?
Quel pseudo ? Je me suis jamais cachée derrière un pseudo, même si Fox a remplacé ici Rennard (j'aurais pu signer Zorro - autre traduction de mon patronyme, mais Zorro sans cheval, ça fait pas sérieux). En fait, si, j'avoue, Fox était une tentative de dissimulation, motivée par la trouille que mes copropriétaires tombent un jour par inadvertance sur mes virulences syndicales, mais j'avais écrit sous mon véritable nom si longtemps que mon paravent n'a jamais fonctionné. Si l'on tape mon nom sur le web, on tombe direct ici, et finalement, je m'en bats la couille. Surtout que maintenant, je suis plus syndic, et que si je peux faire verdir mes fâcheux, c'est tant mieux, vu qu'en AG, désormais je suis libre de leur répondre sur le ton qui m'agrée sans qu'il en découle pour moi d'emmerdements supplémentaires.
Question 3 : Pourquoi ce look ?
Alors là, je la trouve gonflée la Chris. Je rappelle qu'avant qu'elle se mêle de mettre partout des zizigougous très jolis, chez moi c'était d'un sobre frôlant le dépouillé. Et puis elle est viendue faire la déco, et zyva ! c'est chié beau non ?
Question 4 : Pourquoi ce genre ?
Quel genre ?
Question 5 : Pourquoi cet hébergeur ?
Parce qu'OB m'avait changé toutes mes petites habitudes sur Providence, que ça me gonflait velu de pas trouver ce qui auparavant était à portée de main et qu'ici c'était bien plus facile d'accès pour une b... de mon acabit.
Question 6 : Et à propos des commentaires ?
A propos des commentaires, justement, je remercie mes six lecteurs-commentateurs réguliers, que sans eux je serais rien.
Question 7 : Et si tu pouvais changer quelque chose ?
Et pourquoi je changerais quelque chose, il est pas terrible mon blog ?
Enfin, je vais me permettre de rajouter une question qui n'était pas prévute au programme :
Qu'est-ce qui me réjouit le plus quand je vais voir ce qu'on vient lire ici ?
Hé bien je l'admets, c'est la cohorte cosmopolite des gens qui cherchent des versions anglaises des poèmes de Vian - et qui les trouvent chez moi.
dimanche 15 novembre 2009
distraction matinale...
Aujourd'hui, pot-au-feu. La viande dans l'eau froide, du gros sel, du thym, du laurier, de l'ail, des oignons... Ben dis donc, qu'est ce qu'ils sont durs mes oignons ? Un, deux... pis y me font pas pleurer du tout, pour une fois. Allez hop, dans la marmite.
C'est en touillant que je m'en suis rendu compte. Dans ma réserve, c'est pas des oignons que j'ai pris, c'est des bulbes de tulipes. Misère !
samedi 14 novembre 2009
Marie...
- Oui mon garçon ?
- C'est bientôt Noël.
- On s'approche oui, pourquoi ?
- Cette année, on pourrait pas acheter un sapin de plus d'un mètre soixante-dix ?
- Ben tiens, et on le met où ?
- Je sais pas, mais déjà l'année dernière, j'étais plus grand que le sapin. Moi j'aimais mieux quand on avait des sapins immenses.
C'est dur, des fois, de grandir !


