mercredi 4 novembre 2009
Ne rien mettre, ne rien omettre.
C'est ainsi qu'en peu de mots Cervantes énonçait le devoir essentiel du traducteur.
Ben moi je trouve ça dur, comme règle. Ne rien omettre, j'en tombe d'accord, et dans l'esprit bien plus essentiellement d'ailleurs que dans la lettre. Mais ne rien mettre... ha, c'est juste aussi, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Mais y'a des fois où ça démange tellement les doigts, où le texte vous dicte si bien ce que vous auriez écrit vous-même, où une familiarité de la pensée vous chatouille si intimement la glotte que - ho, juste pour voir, hein, vous vous écrivez sur la marge cet adjectif ou cette proposition racollée par un enthousiasme au passage, et l'y laissez s'y dessécher, avorton dédaigné parce qu'illégitime, et souvent beau comme un enfant bâtard.
Commentaires
bankable
il paraît même que la traduction (avec ou sans adjectif dans la marge) c'est très rémunérateur, n'est-ce pas ?
on ironise en plus ?
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