vendredi 31 juillet 2009
Une vieille dame bien coiffée
demande à la boulangère :
- c'est vous qui les faites vos cakes ?
- Oui, tout est fait maison.
- Ha bon ? ah bon... ben j'en veux pas alors.
mardi 28 juillet 2009
Elle a pas tort...
Irène, qui enrage de voir - d'entendre, à la radio, une émission littéraire dédier son temps d'antenne à un livre consacré à l'art de faire du compost. Des livres, je t'en enverrais bien, des chiadés bien, j'ai eu la main heureuse depuis quelques mois, mais la poste, nous sommes payées pour le savoir, pouf pour, nous avons payé plusieurs fois pour le savoir, confisque à son usage tout ouvrage relié qui transite par ses services. Sans rire, j'ai récupéré ceux que j'avais envoyés début mars à Chonchon en Irlande trois mois après les avoir postés ! Bref. Cette histoire de compost m'en a rappelé une autre, parfaitement authentique, un grand moment vécu dans un bistro de montagne haut sa'oyard où un jeune homme de rencontre m'avait raconté, après que je lui aie confié habiter à Grenoble (c'était dans l'temps), qu'il y était allé une fois, à Grenoble, et qu'il risquait pas d'y retourner de sitôt, vu que la ville, c'était bien trop le bordel pour lui. Tiens, rien que les bus, pour aller à la Préfecture, il lui avait fallu une heure pour trouver le bon, et sitôt qu'il s'était assis, le chauffeur lui avait demandé de composter son billet.
Je savais seulement pas ce qu'y voulait, avec son compost, moi le compost, j'y mets sur les salades.
Vous vous moquez... c'est facile, mais je vais vous dire, moi aussi, j'ai grandi dans un village de montagne, et la première fois que le chauffeur de bus à Grenoble a insisté pour que je composte mon billet, je l'ai regardé de l'air le plus ahuri du monde, je crois que j'avais jamais seulement pris le train toute seule, à dix-huit ans...
Je vous rappelle
qu'hier est sorti le dernier numéro de swans, coin français included !
jeudi 23 juillet 2009
Soyons sérieux cinq minutes...
J'ai lu la semaine dernière "la mécanique du coeur" de Mathias Malzieu, le chanteur du groupe Dionysos. Hé ben, toutes affaires cessantes, je vous envoie le lire vous aussi. Un grand moment de poésie, une histoire vraie mais pas réelle, ou l'inverse, on s'en fout tellement que c'est beau. D'ailleurs, Chonchon en a dithyrambé au moins trois jours d'enthousiasme, c'est vous dire si.
Je m'étais dit,
fais pas ta pisse-froid, y zont bien le droit de faire du vélo où ils veulent, hein. Mais bon, il n'est pas encore dix heures, et je commence à trouver la plaisanterie bruyante. Râleuse ? Sans doute. D'abord, j'ai horreur des mouvements de foule, surtout sous ma fenêtre. Et puis qu'a-ton besoin, pour pédaler, de toute cette débauche de décérébrés hurlant dans des mégaphones. Oui, oui, faites du bruit qu'il beugle l'autre tête de con depuis déjà une demi heure. Non mais, franchement, rien qu'à lui tout seul, il en fait assez comme ça ! Comme je suis prudente, je suis allée faire mes courses aux aurores, et déjà il était impossible de se frayer un chemin jusqu'au prisu. Mais j'avais prévu le coup, j'y suis allée en après-skis, histoire de signifier sans équivoque à tous ces cyclophiles en tongues que devant chez moi, je suis prioritaire, de gré ou de coup de pompe dans les orteils. Faire le tour du lac, d'ailleurs, c'est pas un exploit, la preuve c'est que quand on le fait avec mes cops, y'a personne pour gueuler des Hé-hé-hé sur notre passage. Bon, OK, nous on met trois heures pour faire les quarante bornes, mais c'est parce qu'on s'arrête pour se baigner en route, sinon on a trop mal au cul, et en plus, nous on a des vélos d'occase, des vrais vélos du milieu du grand siècle, le vingtième, avec le cadre en fonte. C'est autre chose que ces bricoles en carbonne qu'avancent vite, certes, mais qui résistent pas à la moindre collision.
Et puis leur bordel de plateaux TV, camions bariolés et autres stands de pub, y z'auraient pu le planter ailleurs qu'à ma porte, genre autour du lac, c'est plein de verts pâturages très très très pitoresques. Pas autant que les vieilles prisons, faut croire. Putain, c'est pas dix heures, et je les hais déjà. Pourtant, je m'étais bien dit, fais pas ta pisse-froid, mais mes bonnes résolutions n'ont jamais,jamais résisté à l'excès de décibels. Et faut pas rêver, ma chaine stéréo sera jamais assez puissante pour couvrir ça.
samedi 11 juillet 2009
Vous disez ?
Toute série métaphorique est un paradigme syntagmatisé. (Barthes)
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. (Boileau Despréaux)
Putain, la première des deux citations, j'arrive à peine à la lire à voix haute. Nul doute que si l'on me l'assène avec assez de conviction, je ne songe même pas à y répondre par la seconde, tellement que je suis larguée.
vendredi 10 juillet 2009
mot de saison.
La castramétation, c'est l'art de camper. N'est-il pas dommage que l'essentiel des campeurs, comme Monsieur Jourdain, castramétassent sans le savoir ?
vendredi 3 juillet 2009
écacher,
c'est écraser en aplatissant, nous dit l'Emile.
"Porthos leva son poing formidable et le laissa retomber sur la face farineuse d'un boulanger, laquelle changea immédiatement de couleur et se couvrit de sang, écachée qu'elle était comme une grappe de raisins mûrs." Joli, non ? Mais bon, j'ai une tendresse particulière pour Porthos, moi.
Citation piquée dans "vingt ans après".
Bon, je reviens pas tout de suite, j'ai encore "le vicomte de Bragelonne" à me relire. Une sorte de pélerinage vingt ans après, moi aussi, dès que je reviens d'acheter mes théobromes au marché.


