jeudi 29 janvier 2009
Chamade.
Sonnerie de trompette ou appel de tambour émis par des assiégés et signalant à l'ennemi leur intention de parlementer. Sonner, battre la chamade (1)
Forcément, ça doit faire battre fort le coeur des habitants, d'entendre que leur ville est sur le point de tomber. Comme explication au passage du sens propre au figuré, je vois que ça ?
(1) Piqué dans le TLF.
ça fait rêver non ?
Je-tu-elle-nous vous taggons.
M'dame Chris me tagge depuis son new blog. Normal, c'est parce qu'elle m'aime bien, et elle me le dit :
Moi aussi je l'aime bien, dame Chris, alors je suis. Sont donc taggé(e)s après moi, les feignasses d'abord (vieux réflexe de prof) :
M'sieur Copuse (bien fait, rien de neuf depuis un mois !!)
Irène (Je sais bien que t'es débordée, mais c'est pas des raisons)
Magali (qui redémarre après une longue pause)
Kiki (dès que t'es reviendue de la manif)
Après les feignasses, les incontournables :
Marilé
M'sieur Houzeau, et Aude... voilà, y'en a sept ! Bonne lecture à vous !
mercredi 28 janvier 2009
Monsieur le Président...
Le 8 janvier dernier, Lasantha Wickrematunga, journaliste et rédacteur en chef du Sunday Leader au Sri Lanka était assassiné.
Son dernier article est paru à titre posthume. Il a été traduit et reproduit dans le Courrier International de cette semaine. Je vous le laisse en copie.
"Rares sont les professions dont les praticiens sont appelés intrinsèquement à risquer leur vie, en dehors du métier des armes. Et, au Sri Lanka, du métier de journaliste. Ces dernières années, les médias indépendants ont été de plus en plus souvent pris pour cible. D''innombrables journalistes ont été harcelés, menacés et assassins. J'ai l'honneur d'appartenir à chacune de ces catégories, et en particulier, désormais, à la dernière.
Je suis depuis bien longtemps dans la profession. D'ailleurs, cette année, The Sunday Leader dont je suis rédacteur en chef, fête ses quinze ans. Beaucoup de choses ont changé au Sri Lanka dans ce laps de temps, et je n'ai pas besoin de vous dire que, en grande partie, ces changements n'ont pas été pour le meilleur. Nous sommes au coeur d'une guerre civile impitoyable menée par des protagonistes dont la soif de sang est sans limites. La terreur, qu'elle soit le fait de terroristes ou de l'Etat, est dorénavant à l'ordre du jour. En fait, le meurtre est devenu le principal outil par lequel l'Etat s'efforce de contrôler les organes de la liberté. Aujourd'hui, ce sont les journalistes; demain, ce sera le tour des juges. J'ai été par deux fois victime d'agressions violentes. J'ai des raisons de croire que chacun de ces actes a été inspiré par le gouvernement. Quand je serai tué, ce sera de son fait.
Monsieur le Président Rajapakse, vous qui nourrissiez tant de rêves pour notre pays quand vous étiez plus jeune... En trois ans à peine, vous avez tout réduit en cendres. Au nom du patriotisme, vous avez piériné les droits de l'homme, favorisé une corruption sans frein et dilapidé les deniers publics comme aucun autre président avant vous. Quant à moi, j'ai la stisfaction de savoir que j'ai gardé la tête haute, que je n'i courbé l'échine devant personne. Et ce chemin, je ne l'ai pas parcouru seul. Des camarades journalistes d'autres secteurs des médias m'ont accompagné : la plupart sont aujourd'hui morts, emprisonnés sans jugement ou exilés dans des pays lointains. D'autres marchent à l'imbre de la mort, cette ombre que votre présidence a jetée sur les libertés pour lesquelles vous vous étiez autrefois battu avec tant d'énergie.
Jamais vous ne pourrez oublier que ma mort a eu lieu alors que vous étiez aux commandes. Vous veillerez à ce que le coupable ne soit jamais condamné. Vous n'avez pas le choix. J'en suis désolé pour vous. Et vous, lecteurs du Sunday Leader, je ne peux que vous remercier de nous soutenir dans notre mission. Ma famille et moi venons de payer ce prix que nous ne pouvions que payez un jour, je l'ai toujours su. J'y suis prêt, et je l'ai toujours été. Je n'ai rien fait pour me soustraire à ce résultat. Aucune sécurité, aucune précaution. Je veux que mon assassin sache que je ne suis pas un lâche comme lui. Il était écrit depuis longtemps que je devrais perdre la vie, et qui me la prendrait. Une seule chose restait à écrire ; quand.
Moralité(s) : Vous êtes grands, vous trouverez bien tout seuls.
mardi 27 janvier 2009
Polésie de trois fois rien
Narcisse et crocus, crocus et
narcisse, l’œil sur la couleur, le café au nez, les mômes à l’école, chéri
envolé et le feu qui chante, narcisse et crocus, crocus et narcisse, jaunes et
bleus mêlés, faudrait que tu bosses, au moins un moment, faudrait que tu bosses…
Oui mais je préfère rester dans ma bulle, de couleurs qui trompent un hiver trop laid.
Faudrait que tu bosses, faudrait que tu bosses...
Bon, ça va, j’y vais, ferme un peu ta gueule, laisse moi profiter, encore un quart d’heure, encore un quart d’heure… et après j’y vais.
lundi 26 janvier 2009
Des bonheurs de l'étymologie... grecque.
Dictionnaire étymologique de la langue françoise, où les mots sont classés par familles contenant les mots du Dictionnaire de l'Académie Françoise, avec les principaux termes d'arts, de sciences et de métiers. Précédé d'une dissertation sur l'étymologie Par Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort
Petite pause.
Ben oui, c'est comme je veux, et vu la productivité que j'ai en ce moment, vaut mieux faire des pauses, parce que s'obstiner ça rapporte jamais rien, surtout quand on est moyen motivé.
Or donc. Ce matin au bahut de Virgule, y'avait LE CONCOURS INTEGRAL de maths. Et bien sûr, Virgule s'est inscrit, il adore ce genre d'épreuves gratuites en général bien plus marrantes qu'une heure de cours. Encore une fois, il est revenu en-chan-té !
Et quand mon glaçon commence à me raconter ses aventures de la demi-journée avant même d'avoir franchi la porte d'entrée, offrant les préliminaires de son récit à tout le voisinage du bas en haut de l'escalier, c'est toujours le signe d'un grand moment, et accessoirement de la solide santé de ses enthousiasmes.
TROP PUTAIN DE DRÔLE !
Tiens, regarde çui-là :
Au coin d'une rue sombre, 1001.11 et 99.9 menacent de te diviser par trois si tu ne donnes pas à l'unité près le quotient du premier par le second. Si tu ne donnes qu'un ordre de grandeur du résultat, ils se contenteront de te réduire de cinquante pour cent !
pom pom pom...
Ouvrez un bouquin de maths de quatrième. Doucement, si vous voulez pas faire des convulsions (1). Si qu'on dirait que les jeux de concours pour de rire on les mettrait à la place des exercices compulsatoires (2), on n'aurait pas des chances que les mômes que les maths emmerdent y prennent goût ? Bien sûr, y'a des chances pour que ceux-là s'amusent à se calculer des tiers d'entité, pour voir, plutôt que des quotients de choses, mais ce serait tout de même un progrès, non ?
(1) Oui, je sais, à ce niveau là, y'a plus que moi qui convulse.
(2) Celui-là, vous le regardez bien bien. Je suis sûre qu'il va se répandre comme la foudre. Un inutile anglicisme à la con, qui prétend supplanter, dans le langage trouducutoire des gens in l'adjectif "obligatoire". Superfétatoire, puant de prétention, bref, le genre de connerie que quand je le lis, ça me donne des envies de coups de pieds au cul.
Allons bon...
J'aimerais bien savoir ce qu'en pense Simone, vous savez, la grande Simone, de la loi de 75 sur l'avortement, qu'elle avait demandée, réclamée, conquise, au nom de l'égalité, devant les choix comme devant les moyens. Depuis, on a fait des progrès, tant en matière de droits que de contraception. Ben le scandale a assez duré, hein, allez voir Marilé, elle vous expliquera.
Sous le chapiteau de la reine...
Retourner à mes dix-sept ans après avoir vécu un siècle…
Un peu désuète, un peu obsolète, et pourtant, même sans nostalgie d’époques révolues, la señora Parra me fait encore pleurer, les jours où les nuages sont bas. Quand on naît tragédique, on ne s’en remet pas, et les plus grands honneurs ou les plus belles chansons ne servent pas de rien. Elle s’est foutue en l’air toute seule dans son cirque au bout d’un demi-siècle, sérieuse comme un gosse qui converse avec Dieu. Plus con, tu meurs, et pourtant, et pourtant, si on s’oublie à l’écouter chanter un peu plus qu’un instant… (encore que là, je ne suis pas sûre que ce soit elle qui chante)
vendredi 23 janvier 2009
Take the A train.
Bien plus tard, son histoire de saxophone hanté, serait adaptée au cinéma, et tout au long du film, on entendrait les mugissements du saxo, jusqu'à ce qu'enfin, il maîtrise les horaires de la sncf...
Découvrez Ella Fitzgerald!



