Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

jeudi 8 mai 2008

Les hommes valeureux.

Les hommes valeureux le sont du premier coup[1]
Capitaine ou soldat, à Hastings ou Rocroi
De taille ou bien d’estoc ils vous niquent les pleutres
Pour la grandeur du roi, de dieu, des majestés,
Pour la beauté du geste, ou un foulard de dame
Noué à leur bras fier, ils pourfendent zé filent
Sur leurs destriers noirs au cul large couvert
De draps vellixologes, de blasons, d’armoiries
Jusqu’à ce qu’un méchant, chevalier anonyme
Souvent vêtu de noir et la face tordue
D’une grimace laide qu’on ne voit qu’aux vilains
Leur plante dans le dos un pieu mal équarri
Les hommes valeureux meurent comme les autres.


[1] Le Cid, Corneille. (pour la localisation exacte du vers dans le texte, demandez à Monsieur Houzeau, émérite corneillo-racinologue.)

Posté par Marie Fox à 16:08 - polésie débile - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

M'sieur Thiefaine...

Posté par Marie Fox à 08:32 - Mùsica - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

C'est un homme isolé

qui vit en volontaire. Qui n'est bourgeois, abbé, robin ni militaire.(1)

Robin vaque au goudron en chaussures d’Archibald, veston croisé, cabas au bras et pas rasé. L’œil égrillard, la lèvre épaisse, et le mollet poilu sur la chaussette à côtes, il hésite quelquefois, une heure entière et plus, sur l’endroit où il va traverser. Là, non ici, non là. Réfléchissons tout haut, le quidam de passage en fera ses choux gras. Là, non ici, non là, enfin, voyons, peut-être. D’où vient le vent du nord ? Je l’ai pris dans la tête. Vous aussi Messieurs Dames, mais vous le savez pas. Moi, je suis libre, vous comprenez ? Non, vous comprenez pas, c’est ça la différence. Vous voyez un clochard ? Mais un clochard a honte ! Moi, je suis un homme libre. Je m’appelle Robin, et pis j’ai un veston.


 

(1) Piron.

Posté par Marie Fox à 04:53 - polésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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