Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

dimanche 4 mai 2008

Promenade intéressante.

Une mienne relation, croisée sur le chemin de ma promenade dominicale en bord de lac me racontait ce matin qu’on ne sait jamais ce que les enfants vous réservent. Ses trois fils, âgés de dix-neuf à vingt-cinq ans, peu assidus aux études, l’informèrent voilà quelques mois qu’ils entendaient acheter un van d’occasion pour faire un tour d’Europe. Trop content de les voir projeter de quitter le cocon familial, le monsieur les encouragea, finançant partiellement l’achat d’un camping car en état de marche pour être sûr qu’ils dépasseraient Paris.

Au bout de trois semaines, sa progéniture laissa un message sur son portable pour l’informer qu’ils avaient rallié Talines sans encombres et qu’ils poursuivaient leur périple. Le monsieur, content de les voir loin - y’a un âge où on ne les en aime que mieux, dormait sur ses deux oreilles, et continua de jouir de sa tranquillité pendant encore un bon mois avant de s’inquiéter de l’absence de coup de téléphone ou courrier confirmant le bon déroulement de la promenade. Peu au fait des technologies modernes, il s’en fut voir un ami pour lui demander d’envoyer un texto à ses chiards. L’ami s’exécuta, et le rappela le soir pour lui dire que la réponse à son message venait d’arriver sous une forme laconique, et relativement inquiétante.

Les choses finissent par s’arranger, on sort demain.

Sacrebleu, me dit-il, on sort d’où ? Hôpital ? Prison ?

Prison, oui. Ses lardons, après avoir forcé sur la bière dans les rues de Bratislava, s’étaient fait arrêter par la maréchaussée locale alors qu’ils démontaient un banc public, et jeter dans un cul de basse fosse pendant trois semaines sans autre forme de procès avant que le cadet de la fratrie ne se souvienne qu’on ne pouvait lui refuser le droit de contacter son ambassade, qui effectivement mit en œuvre les moyens nécessaires pour les tirer de là.

Ils sont vraiment cons, hein. Conclut le monsieur. Picoler, démonter les bancs, se retrouver en tôle, et attendre trois semaines avant de téléphoner à l’ambassade. Vous verrez qu’ils finiront par voter à gauche.

Avec un papa gendarme et une mère tête de liste régionale MNR ?

Je doute, mais faut pas désespérer des conflits de génération.

Posté par Marie Fox à 12:49 - Les mômes. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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