Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

mercredi 30 avril 2008

Juste là...

un brin de lecture. En anglais, l'article est de Monsieur Beard.

Posté par Marie Fox à 18:17 - A lire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Des explications bienvenues.

L’un des mots qui m’aient le plus intrigué quand j’étais môme, c’est chandail. Je comprenais bien à la lecture qu’il devait s’agir de ce que ma mère appelait un pulovaire, mais je le trouvais bizarre. Je me suis depuis ponctuellement demandé d’où ça pouvait venir, mais ma feignasserie chronique n’avait jamais permis à ma quête d’aboutir. Or, qu’est-ce que je découvré-je aujourd’hui sans effort, grâce à la télévision que j’ai désormais chez moi ?

Je découvré-je que chandail vient de marchand d’ail, et pas d’un obscur bas breton comme je le subodorais à bon compte. Parce que le tricot de laine, qui a connu le succès que l’on sait, était à l’origine porté par les marchands d’ail qui se les caillaient velu sur les marchés, et que la gabardine devait pas encore exister je suppose, sinon c'est la gabardine qui s'appellerait chandail.

Puisqu’on en est aux tissus, rappelons que les anglophones appellent denims le jean, à cause que c'est une toile mise au point par les tisserands de la ville de Nîmes (avec l'accent, hop, denims), et qu'il ne devient blue jean qu'une fois teinté de bleu de Gênes (avec l'accent, hop, bluedejeane), et tout ça est moins simple que ça n'en a l'air, ma bonne dame, vous seriez bien inspirée de regarder moins la télé, voyez où ça vous mène...

Avec un grand merci à Magali pour la précision.

 

Posté par Marie Fox à 17:13 - Insignifiances - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 29 avril 2008

Muleta.

Muleta : La muleta, c’est cette sorte de cape montée sur un bâton dont use le matador durant la faena, dernière phase du combat avant l’estocade qui verra le toro succomber en meuglant comme une vulgaire vache devant un toreador virevoltant d’élégance pailletée. Précisons à l’usage des débutants en espagnol qu’il ne faut pas confondre la muleta, qui signifie au choix canne anglaise ou leurre fait d’un drap de serge rouge monté sur un bâton[1], avec l’amuleto, qui signifie amulette, autre accessoire essentiel, avec le signe de croix, d’une corrida espagnole.

Au seizième siècle, les espagnols, on s’en souvient, colonisèrent l’Amérique Latine et y importèrent celles de leurs coutumes qui faisaient à l’époque la grandeur de leur nation. La Corrida et l’Inquisition. Quelques centaines d’années plus tard, ces peuples libérés des ibères poursuivirent la pratique de ce sport – je cause de la corrida, la pratique de l’inquisition étant presque partout tombée en désuétude, en y apportant quelques modifications de leur cru, et il faut bien le dire, nées du ressentiment qui caractérise l’opprimé.

On garda le toro, symbole de l’Espagne honnie, et on le mit en concurrence avec le symbole autochtone du condor. On attache sur le dos du toro un condor, et on les laisse s’arranger entre eux en confiant à de jeunes gens le rôle des picadors, sans grand risque que le toro, relativement occupé par l’oiseau[2] pas content, s’en prenne à leurs fesses. On s’en doute, à ce jeu là le toro n’a pas plus de chances qu’à l’autre. Mais quand d’aventure c’est le condor qui meurt, les paysans craignent un grand malheur. C’est que les peuples d’Amérique Latine, qui n’ont pas la maturité cartésienne des enfants des lumières, sont attachés à leurs présages. En revanche, quand en Espagne un torero succombe dans l’arène,  il passe à la postérité grâce au pinceau de très grand peintres, comme Manet ou Picasso.


 

[1] Qu’y dit wikipédia.

 

[2] Qu’on appelle en espagnol pàjaro qu’est un cauchemar de prononciation.

Posté par Marie Fox à 14:47 - dictionnaire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Polésie physique.

 Tout s’enseigne, tout s’apprend. Les chiffres, les lettres, ou la musique c’est tout un. Mais tout un quoi ? Tout un amour des choses, du beau, de l’harmonie, du rare, du chemin qu’on suit de là à là, en hésitant aux carrefours entre la voie romaine et la sente sauvage. Qu’on apprenne muni d’un compas ou d’un bâton de pèlerin, dans l’ombre d’une salle de classe ou la chaleur d’un chemin parfumé à l’asparagus-menthe, qu’importe, si au bout de la route on discerne aux pétales des fleurs les relations d’incertitude. Car c’est bien là qu’est notre seul mystère, et notre jouissance, dans la décohérence des états mesurés, dans la décomplétude de ce que l’on comprend ou ce que l’on admet.

Posté par Marie Fox à 09:03 - polésie débile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Si vous avez,

une morale défaillante, un intellect hésitant, des doutes relatifs à ce qu’il convient de lire, d’écouter, de penser, de dire ou ne pas dire ; si vous vous sentez trop in, trop out, inféodé aux modes, complaisant, consensuel à minima, conformiste, geignard, englué dans le factice frelaté, laborieux, voire fasciné par des choses malsaines, c’est que vous ne lisez pas ce qu’il convient de lire. Songez pourtant que tout n’est pas perdu. Il reste des poètes pour vous montrer le chemin vers l’amélioration du soi, goliards modernes qui manient sans faillir l’art du verbe et du vers, et qui tous les matins, ou presque, vous offrent deux minutes de superbilités. A lire et à relire, donc, et sans modération, les polésies d’Orlando

Révérence, Monsieur.

Posté par Marie Fox à 08:38 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 28 avril 2008

Ben quoi,

j'ai du boulot. Pas vous ?

Posté par Marie Fox à 17:04 - Comme je veux - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 26 avril 2008

note a lie.

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It smelled like rain
Your song was climbing up my smoke a whispered fake.
There was, a mile away, a fire, a star, and a shepherd sheltered in the roofless sheepfold.
Here and around your banjo shaming slow a touchless melody, reminded us of nothingness.
I didn’t care, I never do, but however, I still wonder, how one can make the music lie.


 

Image piquée

Posté par Marie Fox à 18:52 - In english - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Emétique

Émétique : On commença à faire usage de cette substance vers le milieu du XVIIème siècle. Monsieur Thénard[1] place sa découverte en l’année 1631, et cite Adrien Mynsecht[2] comme le premier qui l’ait fait connaître. En 1658, un médecin d’Abbeville, nommé Du Sausoi[3] s’en servit pour guérir Louis XIV de la fièvre. Comme l’antimoine, l’émétique eut de grands partisans, et de plus grands détracteurs. Condamné plusieurs fois par les parlements et la faculté de médecine, il n’en est pas moins resté l’un des plus puissants remèdes que la nature ait donnés à l’homme[4].

Oui da, mais qu’est-ce donc quand même exactement ? Rien d’autre qu’un bête vomitif.

Dans la pharmacopée actuelle, on utilise essentiellement pour leurs effets émétiques l’alun de potassium,  dont la toxicité est si faible qu’on en use souvent pour préparer des pâtes à modeler maison[5], et l’apomorphine chlorhydrate, qu’on administre également en traitement de la maladie de Parkinson.

Cependant, l’émétique mentionné par l’Encyclopédie des Deux Mondes était un mélange bien moins inoffensif que  l’alun de potassium, fait d’antimoine et de tartrate de potasse. Or l’antimoine[6], qu’on classe désormais dans la famille des pnictogènes avec, entre autres, l’arsenic ou le phosphore, peut  s’avérer, selon le dosage, hautement toxique. Qu’on ait usé d’ailleurs d’un vomitif pour guérir des fièvres pourrait surprendre nos contemporains, mais rappelons que la médecine n’avait pas vocation, au XVIIème siècle, à guérir les malades, mais plus simplement à les purger de leurs humeurs, souvent avec le succès que retrace pour nous Molière dans ce dialogue entre Dom Juan et Sganarelle :

 

- Il y avoit un homme qui, depuis six jours, étoit à l’agonie. On ne savoit plus que lui ordonner, et tous les remèdes ne faisoient rien ; on s’avisa à la fin de lui donner de l’émétique.

- Il réchappa, n’est-ce pas ?

- Non, il mourut.

- L’effet est admirable.

- Comment ? il y avoit six jours entiers qu’il ne pouvoit mourir, et cela le fit mourir tout d’un coup. Voulez-vous rien de plus efficace ?

-  

Profitons de l’occasion pour rappeler aux mères de familles qu’il ne faut jamais, en aucun cas, administrer un émétique à un enfant ayant ingéré du Destop, de l’acide sulfurique ou une simple rasade de détergent d’apparence anodine, mais bien plutôt contacter immédiatement le SAMU qui devrait vous envoyer des secours en urgence, avant ou après vous avoir passé un savon circonstancié pour avoir laissé traîné des saloperies sur les étagères du bas.



[1] Chimiste, découvreur de l’eau oxygénée et du bleu de cobalt, et inspirateur, à cause de son opposition à la réduction du temps de travail des enfants, du nom des Thénardiers des Misérables de Hugo.

[2] C’est une erreur, il s’agit de Mynsicht, auteur de l’histoire de la médecine depuis son origine jusqu’au XIXème siècle. 1815.

[3] Mademoiselle de Montpensier, dans ses mémoires, évoque un écuyer de ce nom, mais nous n’avons pas retrouvé d’informations relatives au Du Sausoi dont il est question ici.

[4] Encyclopédie Générale des Deux Mondes, 1874.

[5] Alors, deux bols de farine, un bol de sel, un bol d’eau, deux cuillerées à soupe d’alun de potassium, une dose de colorant alimentaire, une cuillère à café d’huile. Vous faites bouillir la flotte avec l’huile et le colorant alimentaire et vous versez sur le reste touillé dans un saladier. A conserver dans un tupperouére.

[6] L’origine du mot antimoine viendrait dit-on, d’une circonstance assez singulière. Basile Valentin qui, le premier, sut extraire le métal pur de son sulfure et le proclama, sous le nom de Lion oriental, comme un remède à tous maux, ayant vu des porcs acquérir un embonpoint extraordinaire pour avoir mangé le résidu d’une de ses opérations sur l'antimoine, crut que ce métal pourrait rétablir la santé des moines de son monastère, exténués par les jeûnes et les mortifications. L’administration de ce nouveau remède fut fatale à ces bons religieux, qui périrent en grand nombre. Chimie élémentaire appliquée aux arts industriels, Girardin, 1873.

Posté par Marie Fox à 16:57 - dictionnaire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Aujourd'hui

Y'a rien ici, mais vous pouvez lire là, chez les princesses...

Posté par Marie Fox à 08:59 - Comme je veux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 24 avril 2008

A tempo.

Y’aurait du temps, qu’on aurait retrouvé égaré sous l’armoire avec un bout de sucre à grignoter sans fin. Et une valse à mille coups frappés à la fenêtre, celle qu’on avait fermée à cause de la pluie. Le bruit de l’eau qui noie les printemps trop subits, et le chant des oiseaux, qui ratent jamais leur quart de syncopette, alors que nous…
Mais on aurait du temps, ça change tout, scherzo tempo. Et on pourrait bailler des secondes aux corneilles, des premières aux moineaux, garder pour nous les miettes, et se les picorer dans le creux d’une main. Oui, mais laquelle, fatalitas ? C’est bien ça, tout est là. Chaque fois on perd le temps qu’on trouve sous les armoires en questions inutiles, alors que c’est si simple, deux double croches, un quart de silence - un quart, pas plus, une double croche.

Posté par Marie Fox à 13:51 - polésie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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