jeudi 24 avril 2008
A tempo.
Y’aurait du temps, qu’on aurait
retrouvé égaré sous l’armoire avec un bout de sucre à grignoter sans fin. Et
une valse à mille coups frappés à la fenêtre, celle qu’on avait fermée à cause
de la pluie. Le bruit de l’eau qui noie les printemps trop subits, et le chant
des oiseaux, qui ratent jamais leur quart de syncopette, alors que nous…
Mais on aurait du temps, ça
change tout, scherzo tempo. Et on pourrait bailler des secondes aux corneilles,
des premières aux moineaux, garder pour nous les miettes, et se les picorer
dans le creux d’une main. Oui, mais laquelle, fatalitas ? C’est bien ça,
tout est là. Chaque fois on perd le temps qu’on trouve sous les armoires en questions
inutiles, alors que c’est si simple, deux double croches, un quart de silence -
un quart, pas plus, une double croche.
Commentaires
J'avais un livre quand j'étais môme ... le voleur de temps ça s'appelait ... merci pour la ptite madeleine
égrénons les compliments
yes, j'm toujours bien ce style allègre... go ahead !
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