mercredi 19 mars 2008
Défi aux psychanalistes.
non mais.
Un collier d’yeux de moutons
frais, ça scintille presque autant qu’une rivière de topaze. C’est aussi varié
dans la teinte mais de bien moindre dureté. Le plaisir des bijoux éphémères, je
l’ai depuis l’âge des colliers de bonbons qu’on montait sur des élastiques. Quand
on avait tout dévoré, on pouvait jouer des musiques en tendant le fil sur une
chaise. L’œil de mouton c’est bon aussi. Des rognons on fait des ceintures qui
dégoulinent si joliment sur les robes de lin d’été. Ça vous donne à une femme
plus d’animalité que des bretelles en skaï. Dis, tu te souviens de cette nuit
où j’ai transpercé par mégarde un médaillon cœur de volaille avec le talon de
mes bottes ? On avait ri. Que c’était bon. Ce bal masqué aussi, ou j’avais
mis sur ma robe d’Anne d’Autriche des filets de poulet en guise de ferrets. En
plein mois d’août. Tu te souviens des mouches ? On les avait lancés aux truites,
ceux-là, après le bal. Y’avait un concert de crapauds.
Ouais, je sais, là on est dans la sphère du désordre orlandesque. J'y peux rien, c'est des choses qui se font à l'insu de mon plein gré. C'est pas ma faute. Bon, vous trouvez pas, vous, que ça commence à bien faire sa grève des pwhaisies le matin ?
Commentaires
j'ai moi aussi ces jours du goût pour le sang et la tripaille, bizarre le printemps cet année.
...voui, y'a relachement Orlando !
Voui!
Bin oui, je ralentis. Trop de choses compliquées et cruciales à faire et, de ce fait, je risque de perdre la distance,la nécessaire distance pour la poésie... Je ferais de l'émotion gluante! Alors je m'âme se tient!
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