dimanche 9 mars 2008
Si vous n'êtes pas...
un lecteur régulier du Courrier International, essayez d'y jeter un œil cette semaine. On y trouve notamment en page France un délicieux dessin de Kroll nous montrant De Gaulle, bras levés, s'exclamer je vous ai compris.
A côté de lui, Mitterrand martèle il faut laisser le temps au temps. Chirac, au dessous virevolte un abracadabrantesque, juste à gauche (ma gauche) de notre petit Nicolas qui balance son inénarrable casse toi pauv' con.
Au fait, vous savez que la semaine dernière, le Courrier International a été contraint de découper sa Une pour qu'elle n'apparaisse ni dans les kiosques, ni dans les couloirs du métro. Il y était question de ce grand malade qu'est notre président. Mais bon, après tout, c'est de bonne guerre. Si un président se laisse traiter de frappadingue dans le métro, il est foutu.
Allez, je vous laisse l'adresse du blog d'Alexandre Levy, journaliste au Courrier.
http://alest.blogs.courrierinternational.com/
Life is so putain de beautiful...
Jusque tard dans la nuit, j’ai entendu jacasser dans le salon, puis dans la chambre. Une fratrie qui se retrouve, ça fait du bazar, ça rit et ça exulte, et j’avais pas anticipé le plaisir des retrouvailles de mes garçons. Deux mois, c’est à la fois très court et très long pour des frères qui n’avaient jamais été séparés. Quand on est rentrés de l’aéroport hier soir avec Chonchon, ses frangins l’attendaient de pied ferme.
Il est où le chat ? s’est enquis Chonchon très vite.
In your ass ont répondu ses frères en chœur.
Ha, ça fait du bien, vous imaginez pas comme elle m’a manqué celle-là.
C’est aussi bête et aussi simple
que ça, la full happiness.
On est partis se coucher en souriant tous les deux comme des imbéciles. Dix minutes de paix, on a eu, avant que Chonchon intrude dans notre chambre.
Excusez le dérangement, mais j’ai possiblement laissé un jeu sur le
bureau du father avant de partir.
« J’ai possiblement laissé un jeu ? »
La tournure m’a arraché un wide
smile. Quand on commence à se mélanger la syntaxe, c’est que l’immersion fait
de l’effet. Vous entendriez comment qu’il cause anglais mon Chonchon au bout d’à
peine deux mois, ça sent le pub et
Bon, c’est pas le tout, je retourne en profiter, parce qu’il n’est là qu’une semaine, mon dubliner.
PS : J’ai honte, mais je l’ai pas reconnu tout de suite hier à l’aéroport. Faut dire qu’il s’est pris le look irlandais velu, il lui manque plus que la veste à rayures.


