Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

mardi 15 janvier 2008

La linguistique pour tous !

Les savants, ce sont des gens qui savent beaucoup de choses et les expliquent aux béotiens[1] en termes de préférence abscons, non pas pour édifier leurs interlocuteurs (noble tâche) mais pour leur montrer comment qu’y sont plus balaises que les autres. Mais soyons juste. Le plus souvent, le savant se contrefout des béotiens et n’explique ses savanteries que dans des revues spécialisées, de peer to peer (le terme a été adopté en français, et inclut en anglais une notion de noblesse plus forte que le « pair » français, sauf dans l’expression consacrée Pair de France), et justement, les savants qui m’énervent le plus, peut-être parce que ce sont ceux que je comprends sans effort rédhibitoire, ce sont les linguistes.

La linguistique. Quelle belle science. Hélas tombée aux mains d’inopérants fâcheux qui au lieu d’expliquer à tout un chacun leurs belles découvertes – les langues sont patrimoine universel bien plus que la mathématique[2], s’évertuent à encoder les merveilles qu’ils énoncent sur le fonctionnement des langues de manière à soustraire au malheureux curieux qui n’ont pas eu la chance de suivre un cursus universitaire l’essentiel de leurs propos.

Il est fort probable que le bachelier technologique (surtout contemporain) qui s’aventurerait à vouloir décrypter la linguistique par le biais d’une introduction au sujet sur le web s’avouera vaincu dès les premières lignes. Tenez, jugez-en vous-même et allez faire un tour par là.  

Donc aujourd’hui, je m’insurge, bordel de merde. Les physiciens, les biologistes, les ethnologues arrivent à expliquer de façon abordable les mystères qu’ils explorent. Que foutent nos linguistes ?

Il est fort improbable, d’ailleurs, que l’un d’entre eux vienne jamais fourrer son nez dans ces pages, mais s’il s’en trouvait un seul pour lire, qu’il aille expliquer à ses confrères en morphosyntaxe qu’il est urgent de mettre à la portée de tous (bon, ok, de presque tous) les Saussure et les Jakobson qu’on a pas les moyens de lire dans le texte. Que les lecteurs se donnent de la peine, soit, qu’ils acquièrent à grands flots de sueur les pré-requis, encore soit, mais nom de Dieu, essayez d’être un peu synthétiques des fois, et de choisir vos termes de façon à ce qu’ils ne constituent pas un obstacle majeur à la compréhension des pauvres cons que nous sommes, sinon, on finira par même plus essayer de comprendre. Ou par devenir complètement cinglés. Mais si ça se trouve, c’est l’objectif. Chus parano moi ? Essayez de les lire, vous verrez bien si vous y êtes pas aussi. Plus « entre soi », y’a que les philosophes.  



[1] Le terme béotien est expliqué tout comme il faut dans le Dictionnaire Arbitraire, en lien, qui mérite mieux que les zéro lecteurs qu’il a. A mon avis, bien sûr, qui n’est pas celui des éditeurs auquel je l’ai proposé, et que j’emmerde.

[2] Ici, c’est la rubrique « comme je veux ».

Posté par Marie Fox à 17:54 - Comme je veux - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

piedmarie3

Allo Maman ?

Allo maman ?
Tiens, c'est encore Chonchon. Dis moi.
Je voulais te raconter un truc marrant. Tout à l'heure, chus allé avec un copain brésilien acheter un parapluie dublinois, parce que les nôtres, sérieux, ils sont pas adaptés au climat d'ici. En sortant du shop, j'ouvre le parapluie, coup de vent monstre, le parapluie tout neuf pété en deux. Alors chus retourné dans le magasin, et j'ai montré le parapluie tout niqué au vendeur en lui disant "what the hell is it for an umbrella?" Hé ben il a pas voulu me le rembourser. Tu le crois ?
Dis, Chonchon, tu sais que le téléphone en international ça me coûte la peau des fesses ?
Non, mais sérieux, l'arnaque, dis, je vais y retourner pour insister.
D'accord, mais c'est pas la peine de me re-rappeler pour me raconter, tu me fais un mail.
Ouais, mais dis, je rentre pas tout de suite chez les vieux hein, parce que sérieux, leurs tableaux I love Jesus dans toutes les pièces, c'est déprimant. Y'en a un aussi dans ma piaule, je te dis pas la gueule du Jésus dessus. Ils l'ont Irlandisé. Rouquin pire que Ron Wisley !

Posté par Marie Fox à 14:44 - Les mômes. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

piedmarie3

GRRR...

Allo Maman ?

Tiens, c’est Chonchon. Qu’est-ce qui t’arrive dis moi ?

J’ai une mauvaise nouvelle. Hier soir, quand j’ai pris le bus, mon porte monnaie était plein de ferraille, et le chauffeur était pressé, alors il m’a dit « donne tout, ça doit faire roughly deux euros ». Alors moi, j’y ai tout filé.

Et donc ?

Et ce matin, je me suis rendu compte que j’y ai filé aussi ton shilling.

OH MY GOD ! T’es sûr ?

Ben, oui hein…

Je vais le piler, mon shilling fétiche de 1596, celui qu’était arrivé en France dans les poches de d’Artagnan. Il me l’a perdu !

Bon, l’un dans l’autre j’aime mieux ça que s’il s’était cassé une jambe, mais fait chier les gosses.

 

 

Posté par Marie Fox à 09:43 - Les mômes. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

piedmarie3

Ange gardien

 

 

On ne trouve dans une île que ce que Dieu y a semé, et ce qu’on apporte avec soi.
Et dans les îles où Dieu a semé la misère, les hommes la cultivent, et n’apportent avec eux que des pierres de marbre pour planter des églises, puisqu’il faut se soumettre.

 

 

 

 Ce matin, Chrysodome nous a joué « Summertime ». J’étais en train de préparer le café. Il faisait déjà chaud et lourd, et j’ai senti couler dans mon dos le frisson d’un cube de glace.

 

C’est incroyable tout ce qu’on peut sentir dans la musique. Et j’entends toujours la sienne bien avant le boucan de ce satané camion.

 

J’ai descendu les poubelles en souriant. Il était juché sur la benne à ordures, comme d’habitude, et il m’a rendu mon sourire. Il a des dents magnifiques, et son saxophone brille comme de l’or. Pourtant, ça pue là haut, et ç’est plein de mouches, mais son saxophone, les mouches n’osent pas se poser dessus, et lui il souffle dedans juste comme il faut, pour nous prévenir que c’est l’heure.

 

Le camion passe le prendre avant le lever du jour. Il dort, la tête sur son étui, sous le auvent du marchand de pâtés de crabes. Depuis que Chrysodome joue sur le camion, personne n’oublie plus de sortir ses poubelles, elles ne traînent plus dehors toute la nuit, et il n’y a presque plus de rats.

 

Dans les quartiers d’en haut, ils ont des camions modernes, avec un haut parleur qui joue du piano en boucle. Une drôle de musique d’ailleurs, jolie, mais qui sent un peu comme la pharmacie où j’allais chercher les remèdes de la Dona chez qui je travaillais là bas. Elle m’a dit un jour que c’était « La lettre à Elise », et que c’était très beau. Si elle le dit, ce doit être vrai, mais je n’aime pas ces musiques qui sentent la pharmacie.

 

Chrysodome, il joue quelquefois de la musique que je ne connais pas, mais qui balance toujours entre les tripes et le coeur, et qui se niche au creux du sternum. C’est toujours bien meilleur que les musiques qu’il faut se ranger dans la tête pour se les rappeler.

 

Ả croire que c’est ça qui fait la différence entre la musique d’en haut et celle d’en bas, mais bon, de toutes façons, c’est pas des questions que je devrais me poser. Les questions, c’est comme la musique, il y a celles d’en haut, et celles d’en bas, celles de la tête et celles du ventre…

 

La Dona, elle m’a souvent dit que je posais trop de questions. Si elle le dit, c’est que ça doit être vrai, mais les questions, elles viennent comme on respire, sans y penser avant.

 

Quand ils ont commencé à envoyer les camions avec la musique pour prévenir que c’était l’heure des ordures, je lui ai demandé pourquoi on ne les envoyait pas aussi dans le quartier d’en bas, où il y a toujours bien plus de rats qu’en haut. Elle m’a répondu que Dieu, qui est grand, saurait bien protéger les siens, comme les gouvernements protègent les leurs.

 

Chrysodome est arrivé quelques jours après que la Dona m’ait dit ça, et je me demande si c’est vraiment le Bon Dieu qui l’a guidé jusqu’à notre camion..

 

Dans le quartier, je ne leur en ai pas parlé, parce que sinon, ils continueront à attendre.

 

A attendre toujours l’intercession du Bon Dieu qu’ils se portent dans le sternum, comme la musique. Et je ne suis pas sûre que Chrysodome soit arrivé chez nous par une intervention divine. C’est ce que dit la Dona,  mais ce n’est pas parce qu’elle le dit que c’est vrai. Enfin, je n’en sais rien…

 

La première fois que je lui ai parlé, pour lui dire que j’aimais sa musique, il m’a écoutée en silence, et il a juste sifflé un drôle de couinement dans son saxo. Ca ressemblait à une grimace. J’ai tortillé un peu le bas de ma robe et je suis repartie. Je ne savais pas quoi faire d’autre. Il avait fermé les yeux et repris sa sieste sous le palmier sans plus s’occuper de ma présence.

 

Le lendemain, à l’heure du camion, j’ai envoyé mon frère Boniface aux poubelles à ma place. J’avais honte. Boniface en a profité pour filer en douce, mais comme je voulais regarder Chrysodome sans me faire voir, je ne l’ai pas rappelé.

 

Assis sur la benne, il avait appuyé ses coudes sur ses genoux écartés, basculé son chapeau rond sur sa nuque, et son saxo étincelait sur le tas d’immondices comme l’âme de la Nouvelle-Orléans. Le temps qu’ils ramassent tous les sacs, la rue entière battait la mesure, Chrysodome jouait un truc Cubain,  et quelquefois son saxo déchirait un peu les notes en fin de phrase. C’était juste une égratignure au creux de l’estomac, pas de quoi aller à la pharmacie. D’ailleurs, je ne suis pas sûre que les autres l’aie sentie, parce qu’ils battaient tous la mesure sans accroc. Seul Luis dans son igloo en tôle de bidons était à contretemps, mais c’était parce qu’à moitié étouffé par le diesel du camion, au lieu de battre la mesure, il essayait de prévenir que sa trappe était encore coincée.

 

Du coup, comme personne ne réagissait, j’ai renoncé à me cacher et j’ai foncé pour décoincer Luis. Après, je me suis souvenue que j’étais en pantoufles et en chemise parce qu’ils me regardaient tous en rigolant, même cet imbécile de Luis. Je lui ai dit que j’aurais mieux fait de le laisser crever, et j’ai fait demi-tour.

 

L’après-midi, quand j’ai croisé Chrysodome à la fontaine, il m’a saluée d’un signe de tête, et il n’avait pas l’air de se moquer de moi. Mais j’ai pincé les lèvres et regardé ailleurs.

 

Ensuite, on s’est encore parlé le jour où le curé a cassé la figure à Pilar. J’apportais des pâtés de crabe, et j’ai trouvé le curé qui tenait Pilar par les cheveux et lui tapait la tête contre une colonne de marbre. Apparemment, elle voulait qu’il inscrive son petit dernier au catéchisme, et lui, il ne voulait pas parce que la date d’inscription était passée. Comme je n’arrivais pas à faire lâcher prise au curé, et que Pilar saignait beaucoup, je suis partie chercher de l’aide. Et c’était Chrysodome qui remontait la route. Il a étranglé le curé qui lui donnait des coups de pied et essayait de le mordre en jurant comme un païen, et Pilar a pu rentrer chez elle. Je ne sais pas si le curé a inscrit le petit au catéchisme, mais comme l’histoire avait fait le tour du quartier, il s’est excusé à la messe du matin le lendemain et il a fait communier Pilar la première. Elle avait le front tout bleu.

 

Après la messe, j’ai nettoyé la colonne de marbre qui était pleine de sang et de cheveux de Pilar, et j’ai repensé aux mains de Chrysodome qui serraient le cou du curé. Il a des mains immenses et très brunes comme les mains d’un tueur. C’est à ce moment là qu’il m’a rejointe, et je lui ai demandé ce qu’il faisait avant d’arriver ici.

 

Il est devenu tout rouge, il se dandinait d’un pied sur l’autre, et j’ai bien vu qu’il n’avait pas envie de répondre. C’est Luis qui fumait une cigarette tout à côté qui m’a répondu en ricanant.

 

« Il travaillait au zoo de Managua, au programme de reproduction des grands singes ». Comme j’avais l’air surpris, il a expliqué que ces singes là, ils étaient vraiment cons et qu’ils étaient en voie de disparition parce qu’ils ne bandaient pas, et il a encore ricané. Alors il a coincé sa cigarette entre ses dents, il a fait semblant de se branler et il m’a expliqué que « le musicien », c’est ça qu’il faisait au zoo, il branlait les gorilles pour recueillir leur sperme. Et il est parti en nous laissant tous les deux très gênés.

 

Chrysodome a caché sa main droite dans sa poche, et moi, pour lui montrer que ça ne me dérangeait pas, j’ai sorti sa main de sa poche et j’ai léché sa paume du bout de la langue. Quand je l’ai lâché, il a embouché son saxo, et cette fois, le bruit qu’il a fait en soufflant ne ressemblait pas du tout à une grimace. C’était beaucoup plus proche de la plainte d’un éléphanteau.

 

Quand j’étais chez la  Dona, je devais nettoyer ses bibelots. Il y avait beaucoup de statuettes un peu jaunâtre en ivoire.

La Dona m’a expliqué que ça venait des défenses des éléphants, et qu’on les tuait pour ça. Je ne sais pas si les éléphants dépendent des gouvernements ou du Bon Dieu, mais c’est sûr que si les gouvernements ne font rien, le Bon Dieu finira par faire naître des éléphants sans défenses pour les protéger des hommes, comme il nous a envoyé Chrysodome pour nous protéger des rats. Le temps que je pense à tout ça, Chrysodome était parti, et je me suis rendu compte que l’eau sale coulait de ma brosse sur mes sandales. Alors j’ai fini de nettoyer et je suis allée me baigner dans la mer, du côté de la pointe parce que le courant chasse plus loin la merde et les sacs en plastique.

 

Quand je suis sortie de l’eau, Luis m’attendait sur ses jambes torses. J’ai cru qu’il voulait s’excuser, mais pas du tout. Il voulait juste me dire que Chrysodome, c’était pas un type pour moi. Il a dit que Chrysodome avait accepté ce boulot parce que le directeur du zoo lui avait expliqué que les humains partagent l’essentiel de leur génome avec les grands singes et qu’il fallait bien quelqu’un pour leur donner un coup de main. Il a encore rigolé comme un imbécile à cause de son allusion débile au coup de main, et il a rajouté qu’heureusement que les bananes ne sont pas en voie de disparition, parce qu’il aurait suffit d’expliquer à Chrysodome qu’elles ont un patrimoine génétique identique à cinquante pour cent à celui de l’homme, et alors, on aurait encore plus rigolé.

 

Moi, j’espère que ce sont les types comme lui qui sont en voie de disparition, mais je lui ai juste demandé de garder ça pour lui, puisqu’il a l’air d’être le seul au courant.

 

Je ne sais pas comment Luis peut savoir tout ça sur Chrysodome, sur les singes ou sur les bananes, mais j’espère qu’il va se taire.

 

 Je lui ai dit que si les gens du quartier apprenaient l’histoire du zoo, ils oublieraient vite la musique, et aussi que Chrysodome avait chassé les rats, et ils iraient en procession demander un châtiment divin. Il a eu un sourire vicieux, et il m’a répondu que ça dépendait de moi.

 

 

 

Je l’ai attendu une bonne partie de la nuit dans son igloo. Comme ça, j’ai pu verser tranquillement le somnifère dans son vin. J’ai vidé toute la boite dans sa bouteille.

 

Le somnifère, je l’avais pris chez  la  Dona quand je travaillais chez elle. Ca m’avait fait rêver qu’on puisse dormir comme ça sur ordonnance. C’est un peu comme si les médecins d’en haut avaient les mêmes pouvoirs que le Bon Dieu. Sauf que quand le Bon Dieu nous fait dormir, c’est pas seulement pour une nuit.

 

 Quand Luis est rentré, il était déjà à moitié saoul, et il a souri quand il m’a vue.  Il a dit que j’étais futée et que je comprenais vite. Il a fait son affaire et il a recommencé à boire. Je suis partie, et en sortant j’ai bien bloqué la trappe.

 

Je pense qu’il n’a pas souffert.

 

Il dormait toujours quand le camion des poubelles s’est arrêté devant l’igloo pour charger tous les sacs de la rue.  En plus, les mômes s’étaient agglutinés sur le capot pour empêcher les éboueurs de repartir avant la fin du morceau qui était plein de reprises, et pendant un moment, le chauffeur a donné des grands coups d’accélérateur pour les faire décamper. J’ai bien regardé, les gaz d’échappement cernaient l’igloo comme l’encens cerne les enfants de choeur de vapeurs jaunes à l’église.

 

Au bout de deux jours, quand un autre ivrogne a fini par trouver Luis, tout le monde a pensé que ça devait finir par arriver.

 

Quand je suis allée voir Chrysodome, en fin de journée, il jouait doucement pour les vagues. Je me suis assise à côté de lui en silence, et c’est lui qui a parlé de Luis le premier.

 

Il a dit que c’était la faute de la misère, et que personne ne méritait de mourir comme ça. 

 

Je n’ai pas répondu. Il n’aurait pas aimé savoir que la misère n’y était pour rien. Sans le somnifère de  la Dona, Luis ne se serait jamais fait enfumer comme un rat.

 

J’ai laissé passer encore un silence, puis j’ai dit qu’au moins, il n’irait plus clabauder des choses gênantes, et j’ai caressé son saxophone du bout des doigts. C’était aussi doux que les statuettes d’ivoire.  Alors il m’a entourée de son bras droit, et il m’a soufflé au creux du sternum une musique douce comme une caresse qui a balayé l’image hideuse du sourire de Luis qui tournait dans ma tête.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par Marie Fox à 09:07 - nouvelles - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

piedmarie3

Les mystères du net.

Voilà pas que ce matin je me découvre une pub "animatrice téléphone rose". Ben tiens, j'y avais jamais songé, mais après tout hein, ça me ferait peut-être des choses à vous raconter... Bon, faudra qu'on m'explique, hein, comment fonctionne tout ça. Je me suis retrouvée une fois listée chez les fournisseurs de PQ après Ignacio, puis dans les banques de données porno- tendance zoophile après la version anglaise d'Ange Gardien, et dans la mesure où je cause jamais de cul, je trouve ça assez désobligeant.
Tiens, ça me fait penser que comme j'ai tout viré de Providence, je pourrais vous les remettre ici, mes nouvelles que je considère, avec une fatuité sans égale, comme de petits bijoux, mais qui en vrai n'en sont pas. Si qu'elles l'étaient, ça se saurait, et le monde de l'édition se les aurait arrachées quand je leur ai envoyées. Mais on est loin du compte. Y'a même eu un Monsieur pour me dire que mon regard manquait sérieusement d'originalité. Ah, celui là, je lui ai pas dit, mais je le considère moi comme un connard de première classe. Oui, chus vindicative ces jours, question de survie.
Au cas où vous seriez intéressés, je reviendrai dans la journée vous conter les mirifiques aventures de Chonchon à Dublin. Si ça se trouve, ça fait rire que moi, parce que nous pargageons tous les deux une même vision du monde, mais ça occupera mes pensées à autre chose que la déprime pendant quelques quarts d'heures...

Posté par Marie Fox à 07:34 - Comme je veux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

piedmarie3

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