Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

lundi 7 janvier 2008

Une orchidée c’est plat comme un dessin de Chine.

Une orchidée c’est plat comme un dessin de Chine. Lisse, tranchant, découpé trop parfait avec des feuilles qu’on dirait des pas vraies. Un lys, c’est bien plus mâle, avec des pollens roux qui s’intersticent en douce et du velouté sec. Un lys c’est raide aussi, mais ça prend tout son sens aux côtés d’une vraie rose. Une qu’a poussé dans un jardin, jaune veinée de rouge, charnue et odorante, et qui se penche un peu. Mais pas une orchidée, non. Trop plat, décidément, aucun relief n’y fait, pas même une pivoine. C’est comme ça les fleurs, et y’en a qui n’aiment pas les bouquets. Pourtant, les fleurs en vrac, c’est bien plus beau. Des marguerites mêlées de mimosa, de lilas, ou même de vulgaires trolles, c’est bien plus foisonnant, plus gai qu’une noblesse qui s’emmerde de hauteur. Les fleurs de la roture préfèrent le pluriel aux hautes solitudes, et le choeur des parfums qui se chassent croisé au silence olfactif de certaines pecores qui ne consentent point à donner à humer.   

Posté par Marie Fox à 19:08 - polésie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

piedmarie3

M’dame Chris.

 

Ferme tes commentaires, ferme ta boite à mail si ça te fait plaisir.

Fais fermer leurs gueules aux fâcheux s’il s’en présente.

Mais ferme pas tes polésies quoi, merde.

Je laisse l’avis là, pour le cas où ça te prendrait encore une fois.

 

 

 

 

Posté par Marie Fox à 13:20 - polésie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

piedmarie3

Les voyages forment la jeunesse...

Chonchon est à Dublin depuis hier. Il m’a appelée une première fois juste après l’atterrissage, parce qu’il ne trouvait pas sa valise. Puis une seconde fois pour me dire que c’était bon pour la valise, mais qu’il ne trouvait pas le monsieur qui était supposé l’emmener là où il devait dormir. Au troisième coup de fil, il était arrivé, et admettait que ma bouffe n’est pas SI dégueulasse. Ce matin, nous en sommes à trois appels internationaux. Chonchon est perdu dans Dublin en compagnie d’un jeune Coréen visiblement pas plus démerdard que lui, il tombe des cordes et le vent a déjà tout niqué le parapluie, les autochtones les dévisagent en se marrant sans répondre à leurs questions sur un éventuel itinéraire pour trouver l’école où ils étaient attendus voilà déjà deux bonnes heures, et comble de l’adversité, ils n’arrivent pas à téléphoner à ladite école. Je lui ai conseillé de prendre un taxi, mais les taxis objectent le fait que l’école est située dans une « restricted area » dans laquelle les voitures sont interdites. Il vient de me re-téléphoner, pour me signaler qu’à ce rythme-là, ils arriveront après la fin des heures de cours, qu’ils sont tout mouillés, qu’ils sont dans un coffee shop pour établir un plan de bataille, que ces bâtards d’Irlandais leur ont servi du café au lait dégueu, et qu’il faut que je trouve un moyen de les orienter. Là, je me suis fâchée quand même, je l’ai prévenu que je débranche le téléphone et qu’ils ont qu’à se démerder. C’est vrai quoi, je vais pas me brancher sur Google Earth pour essayer de les guider par satellite hein… J’aurais dû l’envoyer sur la lune. Quand je pense qu’il m’a dit en partant que c’était pas la peine que je l’emmerde à l’appeler toutes les heures !

Oui, mais je te signale que je vais choper la crève, je suis tout mouillé jusqu’en haut du dos, qu’il a rajouté, en désespoir de cause, avant que je raccroche une dernière fois. Pas grave, j’y a collé du Doliprane dans sa trousse de toilette. J’espère qu’il arrivera à le trouver tout seul, si il parvient à regagner avant ce soir la maison dans laquelle il loge.

 

 

 

Posté par Marie Fox à 10:24 - Les mômes. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

piedmarie3

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