dimanche 30 décembre 2007
Avec Guido, pour vous.
Guido Monte – Marie Rennard
Happy new year, from newspapers
“bombs make the world go round”
“…who died when a suicide bomb exploded”
“…RPG 29 rocket-propelled grenades,
the sophisticated roadside bombs known
as explosively formed penetrators,
large-caliber rockets and portable air-defense
systems”
“She’s in her own private purgatory, Ms. K. said”
“It's reported that Paris and Nicky H. will be paid
$500,000
just to stand around and pout at LAX club in Las
Vegas…”
Et pourtant, Elle tourne…
happy new year – happy new year.
(anonymous NATO military pilot, carlotta g. stephen f. denise g. monica c. Galilée)
La Techtonique d'Eplaque
Connaissez-vous
Depuis quelques mois, mes garçons s’entraînent à la techtonique, à grands renforts de tentative de dislocation des coudes et des genoux, et je ne peux m’empêcher de songer que c’est un bien étrange spectacle que celui de ces énergumènes au profil de coton-tige qui pourraient tenir à trois dans le jean d’un seul, décomposant méthodiquement les mouvements sur des vidéos de youtube pour les reproduire très lentement d’abord, le temps de bien cerner le truc, puis de plus en plus vite, en les enchaînant inlassablement, jusqu’à ressembler à des Arlequin de pantomime sous Captagon[2]. Notez, je serais une gonzesse, enfin, j’aurais la fraîcheur d’une demoiselle encore sur le marché, je succomberais sans doute aux charmes incongrus de l’un de ces dégingandés éphèbes. Mais allez savoir pourquoi, le premier moment d’hilarité passé, je commence à m’agacer de prendre un coup de coude ou de genoux chaque fois que je dois traverser la zone d’entraînement circonscrite, malgré mes borlantes réitérées, à l’espace du salon. Sans compter que la musique qui va avec… au-delà de dix minutes, ça me provoque des spasmes neuronaux.
Mais bon, je vous laisse juges.
http://fr.youtube.com/watch?v=Gt1HnaibzLI
[1] Sans rire, une fois j’ai vu un canard qui remontait le canal à contre-courant à tout berzingue sur cent mètres, puis faisait subitement demi-tour pour recommencer. Sur le coup, j’ai pensé à un entraînement sportif, avant de me rendre compte qu’il tournait régulièrement la tête en arrière pour s’assurer que la cane qui se bronzait les palmes peinarde au soleil sur le quai ne perdait rien de la performance. Ca c’est fini comme ça se finit toujours, elle les canetons sur le dos et pas la paix cinq minutes pendant que monsieur allait nager ailleurs.
[2] Amphétamine hyper trop top. En trente-six heures, avec vingt comprimés, vous bouclez tous les programmes de votre année de fac. Mémoires inclus.
samedi 29 décembre 2007
Fabliau
Un aventurier de petite morale voulait pour lui un castelet. Il haranguait des gueux pour qu’ils aillent, à ses ordres prendre pour son profit le bien qu’il convoitait.
Vous laisserez vous donc dépouiller jusqu’à la fin des
temps ?
Laisserez-vous vos filles, vos femmes et vos juments
Soumises au droit du maître
Et vous assujettis à des butors bien nés ?
Concèderez-vous bien pour vingt lustres encor (1)
Le dix mille et le cent de vos épis de blé ?(2)
Portez-moi sur le trône de cet inepte cuistre
Je vous délivrerai.
Gaillardement,
Hardi, Hardi !
Courez sus à la forteresse!
Ne craignez point
Vainquez sans plus surseoir !
Admettons.
Courons sus, comme vous dites.
Qui nous garantira que le joug soit moins lourd (3)
L’impôt moindre, et le dépucelage de nos filles pour nous ?
Une fois qu’on vous aura fait maître,
N’oublierez-vous donc point
Que vous fûtes hier presque aussi peu que nous ?
Un gueux peut s’exprimer, occasionnellement, d’élégante façon, il n’en reste pas moins peu rompu aux effets de la rhétorique.
Et tu me dis « Vous fûtes ? »
N’as-tu pas par là, dis, viendu de reconnaître
Que je suis plus que vous ?
Allons donc, doutes-tu ?si tu m’épouses en armes
Je te fais lieutenant, si tu veux tout de suite.
Tu guideras l’assaut, et je te laisse 10% sur la valeur hors
taxe de l’argenterie du château.
L’auteur ne prétend pas à une conclusion morale.
Et pour les notes, pour une fois, je vous laisse l'initiative.
Ouah. Les gonzesses, ça aime les bijoux. Surtout somptueux !
Hé ben mon chéri vient de m’offrir un magnifico PCM (personal computer of marie), minuscule portable laqué noir doté de toutes ses touches (parce que sur le vieux j’avais plus de l depuis presque deux ans) avec webcam intégrée pour que je puisse surveiller le teint de Chonchon à distance et tout un tas de choses dont auxquelles j’en savions poin-z’encore les mystères. Confiante, je lui ai tendu le bijou pour qu’il m’installe tout le merdier pré requis, et ce sagoin m’a dit ha là mais non ma fieu, tu vas te démerdassionner comme une grande, et comme je suis bon je te laisse mon cours à l’usage des béotiens. J’ai bien essayé d’objecter que jamais on a vu époux attentionné offrir à sa tendre penchée un bracelet d’émeraudes en lui disant de se démerder avec le fermoir, mais ça a pas marché. Il a juste consenti à me connecter au wifi et à taper http://opencim.grenoble-em.com/mod/resource/view.php?inpopup=true&id=795 en m’intimant de commencer par là. Allez-y faire un tour rapide et vous remercierez le ciel de n’avoir pas uni votre existence à celle d’un docte. Et je peux même pas demander à Chonchon de faire l’installation à ma place, parce qu’il escomptait bien partir en Irlande avec le tout neuf en me laissant le mulet.
Va falloir que je me tape l’intégrale. Qu’en plus je connais déjà limite par coeur de façon quasi subliminale, parce que ces conneries, il les enregistre sur son PC à lui, dans ma chambre à moi.
Plions-nous aux usages,
A ma môman, dont je sais bien qu’elle passe par là quand
elle arrive à mettre en route le PC toute seule entre deux bals folks, j’adresse
mes plus filiaux respects ;
A mes copines de bistro, Valérie, Monika, Muriel, Ulrich,
Jacques et Michel, je ressers un café, un priant le ciel que ça dure longtemps,
et que
A Richard, qui m’a offert le seul boulot qui m’ait procuré d’inégalables
satisfactions professionnelles,
A Sophie, pour son aide compétente,
Je souhaite ce qu’ils se souhaitent.
A l’essentiel de mes copropriétaires, je voue le moins
de mal possible, sauf à Mesdemoiselles, qui si y’a un Bon Dieu souffriront
cette année la peste et le phylloxéra, la
dysenterie, les poux, et la ruine financière, voire même des arabes comme
voisins.
Sur ce, je me tire faire la valise de Chonchon qui s’en va,
sauf si je m’effondre à l’idée d’être dorénavant l’une de ces mères qui tous
les matins contemplent une chambre rangée d’absence et vide de miasmes, et que
je le pousse dans l’escalier en espérant qu’il se fracture le col et reste ad
vitam sous ma bienveillante dépendance. Mais je crains de ne savoir me résoudre
à de telles extrémités, tant je redoute la morne compagnie d’un tétraplégique bougon
qui me reprochera de trop maternelles attentions.
See you
next year guys.
vendredi 28 décembre 2007
Et puis merde eh oh.
Présupposons une comptabilité normalement accessible à un
élève de BEP. A peine peut-on y voir d’ailleurs plus qu’un simple exercice de
trésorerie. Recettes, dépenses, dûment répertoriées en colonnes invariables,
vérifiées et pointées sans erreurs sur les relevés des trois comptes bancaires
par lesquels transitent les fonds qui sont l’objet de cette fastidieuse corvée consistant à soustraire deux grands nombres dont chacun est la somme d'une myriade de petits. Pas dur, normalement.
Bref, putain de comptes. En début d’après midi, il me
manquait environ 23000 euros Vers quatre heures, j’avais réduit les affres du
débit à 7.66 euros. A l’heure qu’il est, j’ai 66 centimes d’excédent et
toujours aucune certitude d’arriver à autre chose qu’une approximation
optimiste. Mais après tout, la dernière fois que je leur ai rendu des comptes,
je m’étais gourée en recopiant les chiffres d'une soustraction de
près de 7000 euros sur un total de 30000, et il a fallu que je le leur signale
parce que personne ne s’en était rendu compte. C’est quand même étonnant.
Quinze copropriétaires parfaitement avertis de mon acalculie continuent à me
confier des millions de francs sans même jeter un œil à mes soustractions.
Pourtant, une fois, devant eux, je me suis trompée en
décomptant dix voix sur quinze au vote du règlement de copropriété, que je leur
ai balancé comme adopté. C’est après avoir fini la bouteille que j’avais
ouverte pour fêter ça que je me suis rendu compte que je m’avais gouré en
comptant jusqu’à dix. J’ai rectifié les résultats du vote par courrier, et j’ai
pris un rendez-vous chez un psy pour qu’il m’explique. Ce salaud m’a tiré
quatre-vingt euros pour l’heure qu’il a passée à se bidonner en m’écoutant lui
expliquer, exemples à l’appui, mon problème avec le calcul, alors j’ai pas
renouvelé l’expérience, parce que les multiples de 80, c’est putain de raide.
jeudi 27 décembre 2007
D'après Robert,
Peut-on lire sur un site de profs de français qui pincent sans rire, "des tableaux lascifs sont emprunts d'une grande
sensualité, proche de la luxure".
Je
m'abstiens de tout commentaire sur cette engeance particulière
d'inopérants qui enseignent des choses qu'ils ne maîtrisent pas, et se
permettent d'ironiser sur les facultés des apprenants dont ils ont la
charge, parce que je vais encore me laisser aller à la vindicte.
Et qu'on aille pas m'invoquer la coquille, hein.
L'art de savoir voyager comme un parfait gentleman.
Au chapitre "camper et dormir à la dure".
En cas d'orage, il est sage de demander à l'un de vos serviteurs de se tenir debout avec un parapluie ouvert, bien haut, à une centaine de mètres de la tente afin de capter tout éclair potentiel. Laissez un volontaire se désigner. Offrir une prime de risque rondelette à un homme connu pour avoir une vie domestique particulièrement malheureuse est une méthode qui a également fait ses preuves. Autrement, si aucun volontaire ne se désigne, une vache ou une mule attachée à un poteau avec un club de golf dépassant verticalement d'une sacoche fera très bien l'affaire. Il n'est pas conseillé d'utiliser votre niblick préféré à cette occasion, car les voltages élevés ont tendance à fausser cette sorte de quincaillerie, ce qui la rendrait inutilisable pour votre prochain parcours sur le green.
lundi 24 décembre 2007
We whish you...
All along the spring and summer, an eagle kept
circling my house, sometimes flying along the bow window close enough to show
his red eye. Beloved eagle, full of promise and wild omen. Though roebucks wouldn’t ever stop hanging around
the house, harrowing psychopomps, closer everyday and refusing to leave until I’d
blast their heads with stones.
But God, for a few days, those white assed ill
omens have been replaced by deers. Don’t ask why, I don’t know. Deers are just comforting,
and I’m happy they’re here.
dimanche 23 décembre 2007
Heureusement que je suis là.
Le Père de Marcel Pagnol considérait qu’il ne faut jamais perdre une occasion de s’instruire. Je suis bien d’accord avec ce digne instituteur, et heureusement qu’il y a encore des quidams comme lui et moi pour tenter d’élever un peu le niveau de culture générale navrant que vous affichez tous sans vergogne ici et là. Comme vous l’avez justement remarqué (parce que vous n’êtes pas complètement cons, c’est Noël, et il faut emballer des tonnes de paquets plus ou moins consentants dans du papier qui brille orné de bolduc frisottant. Mais avez-vous seulement songé, en vous emmêlant les doigts dans le scotch double face, à vous interroger sur l’origine de ce fameux bolduc ? Non, évidemment. Pourtant ce genre d’exercice manuel devrait vous booster un intellect désœuvré durant cette sorte de tâche. Heureusement, je supplée. Le bolduc donc, vient de la ville Hollandaise de Bois le Duc où l’on fabrique, de temps immémoriaux, des rubans de fil de lin ou de coton pour ficeler les paquets tout joli.
Soyez gentils, quand vous
expliquerez ça à vos invités ébahis le soir du réveillon entre la dinde et le
fromage, précisez d’où vous tenez votre savoir. Ca fera autant de lecteurs
potentiels à ajouter aux dix fidèles qui, assoiffés de connaissance, se jettent
vainement tous les matins sur ces pages dans l’espoir de se trouver moins nuls
après qu’avant.