Melting Pot et vin blanc doux

Parce qu'on peut pas compter que sur la Providence.

vendredi 12 octobre 2007

Les conseilleurs...

Ma cops a les yeux tout cernés depuis quelques mois. Faut dire qu’elle a un chiard qui dort jamais la nuit. Six mois que ça dure, qu’elle soupire…

Moi, finaude, je souris discrètement, histoire de pas la décourager, pis de pas jouer non plus les femmes-mûres-pleines-d’expérience-tu-devrais-faire-comme-ça. Pis t’façons, si je savais comment il faut faire, ils dormiraient la nuit, les miens, de chiards, au lieu de continuer à se pointer à deux heures du mat dans ma piaule…

« BWHAOOAA, ton lavandin de merde contre les poux, je m’en suis foutu dans les yeux, ça brûûûle, putain… »

J’espère qu’il va emporter ses poux avec lui en Irlande, parce que moi aussi j’en ai ras la marmite de puer le lavandin sans arrêt. Dix-sept ans, et c’est pas foutu de se rincer les yeux tout seul.

Je raconte ça à ma copine, et elle éclate de rire.

Sur le coup de deux heures du matin, elle, elle a appelé sa mère au téléphone, parce qu’elle en pouvait plus. Pour lui demander à partir de quel âge les chiards cessent d’emmerder leurs parents la nuit.

 

Si je te le dis, lui a répondu sa mère, tu me croiras pas.

Posté par Marie Fox à 17:05 - Les mômes. - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 8 octobre 2007

I want a fish bone shaped life

I want a fish bone shaped life

Lying on a blue plate

I want a thingamajig shaped life

In the deep bottom of a contraption

A hands-filled-with-sand shaped life

In form of green loaf or jug

In form of slabby slipper

In form of faridondaine

Of chimney sweep or lilac

Of ground filled with stones

Of wild hairdresser

Or besotted eiderdown

I want a life in form of you

And I’ve got it, but it is still not enough

I’m never happy.


Je découvre aujourd'hui (on est aux environs de mars) qu'il y a une autre traduction proposée

lundi 1 octobre 2007

SVT, IDD et je t'en passe...

J’aime bien aller chercher mon petit bouchon au collège, parce que sur le trajet du retour à la maison, il me raconte les évènements marquants de sa journée, qui sont encore tout frais, et qui me donnent souvent à méditer.

Aujourd’hui, y’avait SVT. Pour les ceux de la vieille école, ça veut dire biologie. Quand j’étais moi-même au collège, j’avais pour cette matière une véritable fascination. On faisait des expériences intéressantes, comme décérébrer des grenouilles à l’épingle à nourrice avant de les électrocuter pour les voir faire d’élégants bonds quasi post-mortem, ou bien on disséquait des souris, enfin bref, on patouillait dans le monde du c’était encore vivant hier, à mi-chemin entre Linné et la boucherie Sanzot, et moi j’aimais bien ça.

Mais vous allez voir qu’on n’arrête pas le progrès. Désormais, on démontre aux gosses, par voie d’expérience, que le mammifère a besoin d’air pour respirer. Si. C’est que les merdeux d’aujourd’hui, ça vous croit plus sur parole, c’est Saint Thomas et compagnie…

Donc la prof d’esvété a mis dans une boite de plastique transparent un hamster tout frais, et avec une pompe à vide, hop, elle leur a niqué la bestiole en moins de deux. Ben sans rire, je m’insurge contre ces expériences de gagne-petit. A l’heure de l’IDD, comprenez Itinéraire de Découverte, je trouve qu’on pourrait faire mieux que ça. Le propre de l’IDD, c’est de coupler deux matières, comme l’anglais et la session de rugby en cours de gym, et de travailler durant une période donnée sur les liens qui unissent ces deux univers différents, comme par exemple le vocabulaire anglais en rugby (1). Or donc, il me semble qu’on aurait pu profiter de l’occasion pour coupler SVT et pré-requis de la philosophie, et en immolant un chien, par exemple - dont le prix d’achat n’excède que de peu celui d’un hamster, accroître de beaucoup, par la simple observation du regard de l’animal au moment où il devient conscient de l’imminence de son trépas, la portée morale du geste. Parce que lire la détresse dans les yeux d’un hamster, c’est minimum niveau première-terminale.

 

(1) D’accord, le choix de l’exemple n’est pas tout à fait innocent. Allez donc acheter un exemplaire de l’excellent Rugbyman Nomade de Richard Beard qu’on peut réserver là.

Posté par Marie Fox à 17:02 - Les mômes. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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